Bonnes choses

22 11 2007

Bon.

Encore une fois, ce site hiberne.

Mais là, je me dois de dire quelque chose.

On m’a, à trois reprises, dans les dernières quarante-huit heures, fait des commentaires sur ma critique “acerbe” ou “impitoyable”.

On m’a même dit que “j’aime jamais rien”.

Permettez-moi de remettre les pendules à l’heure.

Rhinocéros, au TNM, est probablement le blockbuster théâtral de la saison. Il faut impérativement que tout le monde se pitche littéralement sur les billetteries pour voir cette pièce.

Tout y est.

La première chose qui frappe est la scénographie. Quel décor incroyable, et, surprenamment, animé! On dit souvent que le TNM a des moyens; eh bien là, il se gâte. Et le résultat est étonnant!

Les acteurs, Alain Zouvi en tête, sont remarquables. Marc Béland, entre autres, incarne un rhino redoutablement efficace.
L’adaptation, bien que certains puissent y trouver quelques lacunes, était selon moi très réussie. La compagnie Rhino World, avec sa patronne à la sauce Big Brother… très fort.

Enfin. Je ne m’épancherai pas davantage sur le sujet. Allez voir mebeliRhinocéros. Vous passerez une agréable soirée, garanti.

La Swompe lui donne Two Horns Up.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Radiohead, parce que faut bien que j’en parle

10 10 2007

Bon, maintenant l’album est sorti, le modèle fonctionne, les gens ont payé pour, tout va pour le mieux dans le monde de l’industrie musicale.

Mais, faut quand même savoir si le produit est bon.

Et, vous allez être surpris, mais à première écoute, j’le trouve vraiment pas pire.

Ça demeure du (post-)rock un peu (beaucoup) prétentieux. Thom Yorke a ressorti sa voix de fausset (qui m’agace), mais l’album comporte quand même des moments surprenants, par exemple l’excellente House of Cards, où il sonne comme s’il était possédé par l’esprit de Richard Ashcroft (le chanteur de The Verve, pour ceux qui ont déjà oublié Bittersweet Symphony), ou Jigsaw Falling Into Place, avec son petit beat très pop, qui nous flashe en gros néon jaune orange “SINGLE POUR LA RADIO”. (N’oublions pas la batterie sur Reckoner, où on croirait presque entendre un échantillonage de Live Forever d’Oasis.)

C’est rare que je trouve la fin d’un album meilleure que son commencement (sauf quand il est si mauvais que j’ai hâte qu’il finisse), mais ici les quatre dernières tounes sont clairement, à mon avis, les meilleures de l’opus, même si Rolling Stone les trouve trop calmes.

Radiohead - House of Cards (mp3)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Pop Montréal, 4 octobre

5 10 2007

4 shows dans la même soirée… Intense.

Bonjour Brumaire, au Divan Orange, ont été fidèles à eux-mêmes. Un peu plus d’énergie que ce qu’on avait vu à Osheaga, mais aussi un set très court; pas plus de 40 minutes. Argélès est toujours aussi bonne, en live ou en disque.

Mahjorbidet ont été retardés par des problèmes de sono et ont commencé leur prestation à minuit et demie, ce qui a donné amplement le temps à ceux qui étaient venus pour voir Magic Weapon (surprenant, d’ailleurs, ce duo - imaginez Death From Above 1979 avec un clavier plutôt qu’une basse, et vous êtes proches) de quitter la place. Nous avons donc eu droit à une “foule” d’une douzaine de personnes, debout devant la scène trop petite pour le groupe: le chanteur et la claviériste étaient installés sur le parterre. Au niveau musical, par contre, rien à redire: les pièces se traduisent très bien sur scène. L’intensité n’était toutefois pas tout à fait au rendez-vous, hier soir. Dommage.

Question intensité, par contre, j’ai été gâté par Bionic, au Petit Campus. Du gros rock, du gueulage, et un chanteur barbu roux, quoi de mieux pour finir une soirée en beauté. Ça paraît que Jonathon Cummings est une bête de scène.

Je mettrai les photos ici plus tard, mais pour l’instant vous pouvez aller les voir en cliquant ici.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Bran Van pour vous

4 10 2007

Bon, ben on poursuit la tradition de se faire scooper. Malgré nos efforts, parfois on ne peut pas compétitionner avec des vétérans insiders de la radio québécoise.

Ferme la radio a le nouvel extrait de Bran Van, Call Me. Je suis heureux quand même, et je vais vous trouver ce mp3 coûte que coûte.

EDIT: Merci, Blip! Voici le mp3 pour vous: Call Me. Bon weekend!

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Scoopés par le Journal

2 10 2007

Je sais pas comment ça s’est passé. Je m’en excuse.

Mais nous avons appris, en lisant le Journal de Montréal ce matin, attablés dans un café à essayer de trouver du sens dans Dai Nipponjin (dont nous parlerons à l’émission ce jeudi), que oh my fucking God Bran Van revient.

Jésus.

Voir qu’on apprend ça dans le Journal!

Enfin. Mes antennes sont déjà à l’affut de fuites possibles sur les réseaux de diffusion, disons, “parallèles”. Dès que je mets la patte sur un morceau de cet album, soyez sans crainte chers swompeurs, je vous en fais part.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Radiohead à Capitol Records: “Fuck you.”

1 10 2007

Vous qui me connaissez, savez que je n’ai aucun intérêt pour Radiohead. Je les trouve prétentieux et surévalués.

Radiohead

En plus, le show que j’ai vu d’eux était médiocre. Donc, rien pour faire de moi un fan.

Mais j’ai aussi une dent contre l’industrie musicale, une industrie qui se tire dans le pied le plus régulièrement possible, prenant ses clients pour des criminels et se faisant un devoir d’être constamment à côté de la plaque en ce qui a trait au monde changeant de la musique.

L’arrivée de Napster, puis des autres systèmes de partage de fichiers, concuremment à la prolifération des lecteurs mp3 (iPod en tête, évidemment), fait en sorte que l’industrie de la musique doit s’adapter pour survivre. Tout comme de moins en moins de gens lisent les journaux (vu qu’ils peuvent avoir les mêmes nouvelles, gratuitement et mis à jour à chaque minute, sur internet), il est impératif, si elles veulent survivre, que les compagnies de musique se rendent compte qu’elles ne sont pas des compagnies de disques et que leurs revenus ne viennent pas de la vente de petits objets de plastique, mais bien de musique.

Alors faites des shows, vendez des t-shirts, arrangez-vous pour faire des deals avec des compagnies de téléphones, que sais-je. Mais bâtard, réalisez que vous ne pouvez pas compétitionner avec gratuit, sauf si vous offrez quelque chose en plus.

Fuck, même un joli livret ou un emballage fancy. Mais faites de quoi. Et, par pitié, n’essayez pas d’empêcher vos clients de copier vos CD sur leurs ordis, ça va juste les faire chier et ils vont aller downloader les tounes sur internet quand même.

Et voici que débarque Radiohead. Aujourd’hui.

Ils disent: OK. Notre nouvel album est prêt. Payez-nous ce que vous voulez et vous pourrez le télécharger dès le 10 octobre (dans 10 jours).

Je répète: Payez-nous ce que vous voulez.

Bon. Ça, c’est gagnant. Si vous pensez qu’un album de Radiohead ça vaut $10, ben payez $10. Si vous pensez (comme moi) que ça vaut peut-être la peine de l’écouter, mais que franchement j’aimerais bien mieux m’acheter un Coke, ben payez $1,25. Et si c’était $0? Why not. Ça ne les dérange pas.

Wow.

Et c’est pas tout.

On peut aussi acheter, directement d’eux, la version Discbox. Pour £40 (environ $80), un vrai fan pourra commander la version mp3, mais recevra aussi par la poste une version CD, deux vinyles, un deuxième CD avec des pièces bonus et du matériel inédit, en plus de jolies photos et d’un emballage que nos amis Français qualifieraient de collector.

Radiohead - Discbox

C’est le festival des bonnes idées. De un, on peut avoir l’album pour pratiquement rien, si on veut juste le télécharger. De deux, un vrai fan peut recevoir des items qui vont le faire baver, pour un prix relativement élevé mais en sachant tout de même qu’il aide à créer un nouveau mode de distribution de la musique, tout ça en passant tout à fait par-dessus la tête des maisons de disques.

Parce qu’en plus, Radiohead se la joue indépendant, pour ce projet-là. Pas de label, pas de backing, rien. D’accord, ils peuvent se le permettre, mais bon.

On ne peut pas être contre la vertu. Et, dans ce cas-ci, on ne peut pas être contre Radiohead. Même pas moi.

(via Pitchfork)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Le Marais : droit de Cité

29 09 2007

Finie l’euphorie estivale, l’orgie de concerts, la profondeur des siestes.
Reprise parisienne, avec son lot de gouttes et de trottoirs mouillés. Paris fuit, mais Paris bouge. On parle souvent d’elle comme une ville-musée, une ville morte-vivante, droite dans ses bottes du XIXe siècle, incapable de s’aérer les pompes par une audace architecturale salutaire. Les autochtones semblent apprécier l’aspect fini d’une capitale qu’on peut admirer, mais ne pas transformer.
Depuis quelques mois déjà, les projets se bousculent et les foules s’agitent. Car est posée la question du renouvellement du paysage urbain d’une capitale qui, si elle veut éviter la sclérose de pierre de Venise, doit faire germer ses entrailles. Et ce mois de septembre a relancé le débat avec l’inauguration en grande pompe de la toute jeune Cité de l’Architecture et du Patrimoine, après plusieurs paires d’années de chantier. Vous voilà face à un événement. Votre serviteur a essayé de pousser les murs pour faire de la place à un modeste état des lieux. Lire la suite »

Un autre billet de qualité signé Marais Nostrum.


Émission du 27 septembre 2007

28 09 2007

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1ère heure
Weezer - Getchoo
Rudy Caya - Guantanamo Bay
Hot Hot Heat - 5 Times Out Of 100
Festival du nouveau cinéma de Montréal
La Descente du coude - Rince-Bush
O Linea - Lame de fond
Le Nombre - Soleil
Bionic - Turn You Out
Le World Press 
Le Husky - David Bowie
Bonjour Brumaire - L’insouciance ne s’improvise pas
Esker Mica - Au boréal
Les Shirley - Denis Vanier
J’ai serré la main du diable
Le Loup - We Are Gods! We Are Wolves!
Rebecca - Verre d’eau

2ème heure
Automelodi - Rentrée 3007
Chromeo - Bonafied Lovin’
Datarock - Fa-Fa-Fa
011 - Clark et Park
Culturons Stephen - Maüs de Art Spiegelman
MC Frontalot - Nerdcore Hip Hop
Optimus Rhyme feat. MC Frontalot - Ping Pong
MC Hawking - What We Need More of Is Science
Mathieu, informe-moi sur la cinérobothèque
DJ Zebra - Dead Katerine
Semibruce - Le bourbier
Socalled - Ich Bin a Border by Mayn Vayn
Pawa Up First feat. Belle - Big Breeze
Indochine - Adora remix

Amusez-vous à compter le nombre de fois que je dis “donc” et “cela dit”… je bats des records cette semaine!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
 
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Un Poulin c’est bien, mais deux c’est mieux

16 09 2007

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Le sport est une partie intégrante de la culture d’un peuple; retracer l’histoire culturelle d’un peuple comme les Québécois sans y souligner l’importance accordée au hockey par ceux-ci serait faire preuve d’un flagrant manque de rigueur scientifique. Car Maurice Richard est notre Baudelaire, et Guillaume Latendresse notre Houellebecq.

Cette savante articulation, heurtant l’imaginaire comme un lancer-frapper métaphorhétorique, comme un puissant double-échec intellectuel, me permet d’aller au but de ce billet sans me heurter à trop d’oppositions partisanes: la grille horaire de CISM brille désormais du lustre d’un Poulin additionel, celui-ci s’intéressant aux sports. La taverne à Saku — dimanche 12h30 89,3FM — s’impose en effet dorénavant comme LE rendez-vous des sportifs amateurs de sports amateurs. Vos classeurs débordent de statistiques de ballon-poire et de mississipi? Vous chérissez votre carte recrue de l’actuel meilleur marqueur de la Ligue montréalaise de Kinball? La Taverne vous accueille à bras ouverts. Et bienvenue aux femmes.

C’est la première, ça va se paufiner (et éventuellement commencer à l’heure). Mais la fougue y est.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
 
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Émission du 13 septembre 2007

15 09 2007

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Ouhlà, on ne vous contait pas des pipes, La swompe FM a véritablement été pimpée vers une plage horaire de qualité triple-A, rivalisant désormais avec ces grands de la culture québécoise que sont Dominic, Martin et autres Sébastien Benoit. Et vous en avez eu la preuve irréfutable cette semaine.

Une brochette de succès tous mieux assaisonés les uns que les autres au programme, en plus d’une couverture live du festival de vues de la Ville-Reine. Du genre dans les dents.

1ère heure
Harvey Danger - Flagpole Sitta
The Bicycles - B-B-Bicycles
Polipe - Superhumain
Hot Hot Heat - Island of the Honest Man
Julie Lampron à Toronto
Les Secrétaires Volantes - Power Ballade
Les Breastfeeders - J’pourrais pas vivre avec toi
Galaxie - Bateau
Yeah Yeah Yeahs - Kiss Kiss
Julie Lampron est encore à Toronto
The New Pornographers - All the Things that Go to Make Heaven and Earth
Pony Up! - Matthew Modine
The Unicorns - Tuff Ghost
Jacquemort - Âge de raison
Critique - Soie de François Girard
Justice - Tthhee Ppaarrttyy

2ème heure
Omnikrom - Juste Gros
Beastie Boys - The Update
Nulsidécouvert - Fils de Bach
Les Escales improbables
Bonjour Brumaire - Argélès
Snakes Say Hisss! - We Are Hot
L’aurore et ses martyrs - Laissez-moi tranquille
Comme un homme libre - Ricochet
Culturons Stephen
The National Parcs - Border Patrol
Gatineau - Alcool
Atach Tatuq - Chips
Sebwax - Creep dans le club (mp3)
Islands - Swans (Life After Death)

Pimp ça dans ton whip (ou ton iPod) et bouge ton péteux!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
 
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Excessivement Musacée

12 09 2007

Perez Hilton, le blogueur de potins le plus connu et détesté par les stars (un SEPT millions de hits par jour!) a le pouvoir de faire et défaire des carrières.

C’est pourquoi je suis extrêmement surpris et content de voir ceci: Perez Hilton: Watch And Listen To This: God Bless, Canada!

Voilà qui est très, très banane. Trop, même? Peut-être.

(EDIT: non pas un, mais sept millions de hits par jour pour Perez. Désolé, je me suis mélangé entre nos stats et les siennes.)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Les Emmy ont compris

11 09 2007

Bon, il paraît qu’il s’est quand même passé des choses pendant que tout Montréal était sur le parc Jean-Drapeau à écouter de la zizique.

On parlera des Gémeaux et des VMA plus tard - je veux simplement dire un petit quelque chose sur les Emmy.

C’est la grande fête de la télé américaine. Comme les Gémeaux, mais avec plus de crédibilité. Ou moins, ça dépend à qui on parle. Mais il y a eu un petit peu de magie aux Emmy samedi soir.

Mesdames et messieurs, vous ne devinerez jamais ce qui a gagné le prix des meilleures musique et paroles originales de l’année.

Ben oui. Ça faisait longtemps que vous l’aviez pas vu, hein?

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live de chez nous, il est minuit et demie

10 09 2007

Dans mon empressement pour retourner voir Bloc Party, je me rends compte que je n’ai presque rien dit sur Interpol.

En une phrase: 55 minutes d’Interpol, c’est trop court mais ça torche.

En deux phrases: prenez la phrase précédente et rajoutez “Pour un groupe qui joue des chansons aussi sombres, Turn On the Bright Lights était un titre d’album très juste - j’ai rarement été aussi éclairé de ma vie.”

Je rajouterais peut-être aussi que le groupe est particulièrement habile à transmettre son énergie, malgré la susmentionnée sombritude (sombresse? sombrerie?) des pièces interprétées.

Et en plus, vu qu’ils n’ont joué que 55 minutes, ils ont rattrapé un peu du retard que l’enchaînement des shows sur les deux grandes scènes avait pris depuis que Madame Wainwright a joué une heure et quart, soit quinze minutes de plus que prescrit.

Pour ce qui est de Bloc Party, je dois admettre ma surprise: j’étais sous l’impression que les sonorités ultra-léchées des deux albums du groupe se traduiraient par une prestation aseptisée et peu envoûtante. Oh, que non. Kele Orekere a la foule dans sa poche. Banquet a même presque réussi à me faire bouger, c’est pour dire.

J’ai quitté quelques instants le grand espace venteux et de plus en plus frisquet pour aller faire un tour du côté de Plaster.

Meilleure. Idée. De. La. Journée.

J’suis arrivé juste à temps pour Would You?, qui, en langage Café Campus, est ma toune de Plaster. Joie. Une version endiablée, meilleure même que sur l’album. S’en est suivie deux autres pièces dont le nom m’échappe, qui ont réchauffé l’atmosphère au point où j’en suis même venu à me demander pourquoi, au fond, je voulais si fort une veste, tout à l’heure. Énergie, dynamisme, plaisir et exceptionnelle fortitude instrumentale de la part de chaque membre du trio. Pour la dernière pièce, un événement inattendu s’est produit. George Donoso III, mieux connu comme étant “la plus grosse paire de favoris ayant jamais été de chaque côté de la tête d’un drummer des Dears”, est littéralement sauté sur la scène et s’est mis à danser comme un fou, visiblement encouragé par Martin Pellant, mieux connu comme étant “le seul bassiste des Dears qui a aussi réalisé Le Compte Complet pour Malajube”.

J’ai beau chercher le prétexte, je ne le trouve pas. Il n’avait ab-so-lu-ment rien à faire là, sinon que d’être tout un spectacle à voir se trémousser pendant que les gars de Plaster se donnent pour leur dernière pièce, qui s’étire et dure et dure jusqu’au point où M. Donoso III* s’effondre sur scène, visiblement au bord de l’épuisement.

J’ai quitté à regret la (terrible) scène Sirius pour retourner à Bloc Party, qui étaient encore en feu. De ce que j’ai vu, une très solide prestation, donc. Je dirais même que c’est un groupe à voir en spectacle plutôt qu’à écouter sur disque - il y a une différence évidente, qui tient de l’essense même du rock. Là où les notes sont détachées, claires et précises sur disque, la version live prend un tournant un tant soit peu moins clean - je n’irais pas jusqu’à dire “plus sale”, mais bon, vous voyez le topo. Plus énergique, plus sentie. Voilà.

Triste retour en métro que ce fut. Quelle journée.

*: Il semble y tenir, au III - il est là partout, dans tous les livrets et sur tous les albums. Je m’en voudrais de le lui enlever.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 22h

9 09 2007

Les derniers accords d’Interpol flottent encore dans les airs que Bloc Party a déjà pris la scène. Je ne suis pas un fan fini de la troupe de Kelly Kele Orekere (est-ce vraiment comme ça qu’on l’écrit, son nom?) mais ils sont plutôt bons, malgré encore une fois quelques problèmes de sono sur la scène de gauche. J’sais pas trop pourquoi, mais c’est pas la scène chanceuse.

Il fait de plus en plus froid sur le site et je regrette de plus en plus que les jolies vestes Osheaga aient été sold out avant que je me décide à en acheter une. Surtout que payer $3,25 pour un café “latté” fait à la machine, je trouve ça moyen.

Bon, je retourne à Bloc Party.

(Édition: j’ai corrigé l’orthographe du nom du dude.)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 21h

9 09 2007

J’attends patiemment que Gotan Project finisse, malgré le fait que le show d’Interpol avait dû commencer il y a une demi-heure. 011 ont été bien bons, malgré quelques petites lacunes au niveau présence sur scène. Il est toujours bien divertissant de voir des gens complètement blasés jouer du clavier.

You Say Party! We Say Die!, assez  cool et très énergiques. Dommage que j’aie dû les quitter pour 011, au fond.

Bon. Interpol commence. À l’instant. Je vous quitte. Turn on the bright lights.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.