Post-Rigodon, poutine et un presque-finger: Francos jours 1 (suite et fin), 2 et pas 3

Mea culpa, je n’ai pas été un très bon festivalier ce weekend. (Ni un très bon blogueur, comme vous voyez.)

Je résume, tout de même, parce que c’est ce que j’ai dit que j’allais faire. Et que je suis un homme de parole, moi.

Alaclair Ensemble, le « post-rigodon du Bas-Canada ». Une joyeuse bande qui ownent la scène, comme fou. Je pense que pour avoir plus de fun sur une scène gratuite dans un festival, ça prend une dérogation spéciale.

C’est vraiment ça que j’en retiens. Bon, il était un peu tard, j’ai rencontré trop de gens au show pour vraiment porter attention à tout ce qui se passait devant moi. Il me reste des flashes: commencer avec le Ô Canada version Alaclair, Maybe Watson qui fait Peau de Serpent (avec ce qui restera toujours une des lignes les plus romantiques de l’histoire du rap, « Y’a beaucoup de femmes dans ma vie mais y’a juste une place sur mon bike » non mais avouez, mesdemoiselles, que votre coeur fond comme une motte de beurre dans une poêle), entendre quelqu’un qui dit « on dirait une parodie de Loco Locass » et trouver ça un peu harsh, vraiment.

(Je pense que ça tient à la technique que j’appelle, même si elle a certainement un autre nom que je ne connais pas, « le rap Beastie BOYS« , soit finir sa phrase avec un mot que tout le monde dit enSEMBLE, et c’est comme ça que ça fait du PUNCH. J’ai déjà passé une semaine à parler comme ça avec Anne Laguë, c’est fort divertissant, vous essaierez pour voir. En tous cas, c’est plus drôle que de parler en Omnikrom c’est à dire en changeant d’intonation toutes les syllabes, faire ça dans la vraie vie, ça finit par gosser les gens, je vous en passe un papier.)

Aussi, c’était visiblement le 10 juin 2011, journée internationale des reprises. Après en avoir entendu quelques unes qui étaient, disons, moyennes (Orange Orange et J’ai vu de Niagara, et la susmentionnée Tandem par Marie-Mai et Lulu Hughes), ça a fait du bien de voir un cover qui en valait la peine. Et ton coeur d’enfant n’a pas le choix de sauter un peu quand un crou de 8 jeunes gensses ressortent leur sharp à l’os pour te faire la chanson-thème de Watatatow. Tsé, complètement débile.

Le mythe fondateur de l’appréciation du rap au Québec pour la génération 25-32.

Ou j’y connais rien. Possible également.

Bref, du ben gros plaisir joual-style et un album gratis que tu devrais avoir dans ton mp3 lecteur pour les jours où tu veux swagger avec la vie.

Direction le Montreal Pool Room pour refaire le plein de carbs avec possibilement la 2e meilleure poutine en ville, et c’est le Shag qui nous attend avec le DJ set de Seba. Du Claude François en masse, et la seule fois (je pense, ever, dans l’Histoire avec un h majuscule) où on danse sur du Britney Spears aux Francos. La foule commence à être un peu too much, c’est pas mal tassé. Je vais aux toilettes sans penser que l’autre bord de la porte c’est Loco Locass qui n’a pas encore fini, j’arrive à temps pour Libérez-nous des libéraux, aka la chanson à message qui a le moins fonctionné ever, et je prends quand même ce cliché où une silhouette de main a une force symbolique quelque chose qu’on croirait être un finger mais qui n’en est pas un, finalement.

Libérez-nous du doigt

Libérez-nous du doigt

Et se rendre compte que malgré ce que j’ai overheard plus tôt, c’est pas mal plus Loco Locass qui font une parodie d’Alaclair, ces temps-ci. Le petit speech anti-Charest au début de la toune, je sais pas combien de fois ils ont dû le dire, sérieux, mais il serait peut-être temps de passer à autre chose. Et quand je dis « autre chose », je ne veux certainement pas parler d’une toune contre le suicide avec des violons dark et un clip dans un gymnase avec des hoodies.

Anyways. Après ça je suis rentré, parce qu’il faisait chaud, humide et tassé dans le petit Shag.

Le lendemain, j’ai dû choker presque tout pour cause de party de fête d’une amie, mais j’ai quand même eu la présence d’esprit d’aller voir Lila Dit Ça, et j’ai trouvé ça ben ben swell. J’arrive toujours pas à saisir exactement ce qui fait que j’les aime ben, eux autres, parce qu’objectivement c’est pas tant spécial, faut se le dire. C’est du montreal-indie comme beaucoup d’autres en font, mais je sais pas, ils ont un petit quelque chose que j’apprécie, alors on se pose pas trop de questions et on se laisse embarquer. (Mention spéciale au chanteur pour son look Noel Gallagher circa 1998.)

Par contre, jour 3, j’ai rien vu de rien rien. Resté emmitoufflé dans les couvertes à regarder le Grand Prix qui a duré quatre heures (et qui a donné la meilleure course de la saison, Amir Khadir be damned). Pris l’excuse de la météo pour me déculpabiliser, mais la vérité vraie c’est qu’à part Géraldine, y’avait pas grand chose qui m’intéressait, alors j’ai décidé d’être économe de l’Opus et de ne pas bouger.

Ce soir, par contre, je me rattrape: Caloon Saloon, Été 67, et la « surprise » (j’ai envie de mettre des plus gros guillemets que ça, tout le monde le savait, franchement) de Malajube à l’Astral. Peut-être un tour au Shag après pour la soirée Dare To Care, j’ai bien hâte de voir ce que Carl-Éric Hudon va nous sortir de sa caisse de vinyles.

Je vous tweete ça live, aussi, hein. Si vous n’en pouvez plus d’attendre mes oh-so-pertinents comptes-rendus, c’est par ici pour le en-direct.

Une petite annonce en finissant: CISM est toujours en direct du site des Francos entre 16h et 19h, alors si vous voulez voir des gens faire de la bonne radio en direct, c’est le moment. En tous cas, la Swompe va être là jeudi, avec des entrevues et des prestations et nos gueules de gagnants.

 

Commentaires

  1. Post-Rigodon, poutine et un presque-finger: Francos jours 1 (suite et fin), 2 et pas 3 – La Swompe…

    Compte rendu début franco par La Swompe…