• Accueil
  • Quossé, la Swompe?
  • Vos hôtes
  • Collaborateurs
  • Boutique
  • Rien
SUIVEZ-NOUS

Billets par Marie-Hélène

Déambulations mondaines: j’ai déambulé dans le futur.

nov29
2010
Laisser un commentaire Par Marie-Hélène

Si Facebook le dit, c’est que ça doit être vrai.

Vendredi, j’ai été invité à un party du futur. Ça coûtait 10 dollars. Pas si pire pour voir le futur, pensai-je en me mettant attending et en attendant le jour fatidique avec excitation. Vendredi late-PM, je suis rentrée chez moi, j’ai cuisiné un repas pour affronter le futur, et j’ai attendu l’appel d’une copine afin de commencer le début des préparatifs. Nous étions d’accord que pour affronter comme il se doit le futur, il fallait un outfit convenable. Les paillettes, le gris robot et les talismans galactiques furent de mise. Mais tout n’alla pas comme prévu, une madame me vola mon suit de latex trouvé au Village des Valeurs de la place Ontario, et c’est avec anxiété (et plus de rhum) que commença notre marche vers le futur.

Alors, ça ressemble à quoi le futur?

Le futur!

Oh,

à un loft du mile-end remplis de turbohipsters qui fument à l’intérieur en écoutant des remixes de Metallica. Il y a beaucoup de films 35mm et de vieilles caméras Minolta.

…

Je ne peux pas vous en dire plus, on ne revient pas du futur en pleine forme. Ça occasionne même des trous de mémoire. Allez savoir…
De toute façon, l’important est que j’en sois revenue juste à temps pour voir Snoop Dog à Osheaga.

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.
Classé dans La Swompe

Déambulations mondaines: une petite vite

juil07
2010
3 Commentaires Par Marie-Hélène

L'arme du crime

Samedi soir, je déambulais (ouais, pas une farce) avec mon lover sur Roy Est, à quelques pas du Salon. On marchait sans but, autre celui de peut-être aller boire un verre au Else’s (pas de farce non plus, c’est la vie avec un lover de McGill). Tous les passants allaient à contre-sens, comme des mouches attirées par la lumière, c’était amusant à voir.  Proche du coin De Bullion et Roy, on voit-tu pas deux gars, musclés, gel, pecs pis toute, faire des lignes de pourde sur un aileron de Subaru blanche de course. Du Beidbeger Brossard-style. À la vue de cette scène, notre plaisir complice est immense, oh oh oh, ha ha ha, n’est-il pas ridicule de sniffer des lignes sur un coin de rue, diantre, quel manque de classe, quelle voiture risible oh oh, ha ha. Nous poursuivrons notre chemin l’air heureux et satisfait.

-AYE TOÉ, QUESSÉ QUE T’AS CONTRE LES SUBARUS BLANCHES? UN AILERON C’EST FAIT POUR ÇA STI. QUOI TON PROBLÈME?
-OUAN C’EST CHILL LES SUBARUS.
-FUCK YOU.

……..

Je reste muette.

-Marie, faut vraiment que ça aille sur le blog, ça.

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.
Classé dans La Swompe

Déambulations mondaines: wild child, wild nights.

mai25
2010
2 Commentaires Par Marie-Hélène

J’avais dit que je sortirai plus les vendredis, c’était faux. J’avais tort. Je vous mentais.

Marie et MAXIIIIIIIIIIIIME

Marie a peur et son lover fait une face de tough guy un peu. C'est comme ça qu'on affronte une malédiction. Comme ça et avec beaucoup de rhum. (Crédit photo Léa Lacruz )

Récapitulons:

Mercredi matin, je suis au travail. Une fenêtre de fbchat s’ouvre, une amie me demande si je veux sortir vendredi soir. Ça fait longtemps qu’on s’est pas bougées ensemble, et puis, oh, avec l’école VRAIMENT FINIE et la cheville désenflée, pourquoi pas?! Elle me propose une soirée avec un DJ qu’on aime bien, au Salon.

LE SALON

LE SALON OFFICIEL

OSTI

Faut ici ouvrir une parenthèse:

La malédiction du Salon Officiel

Je sais pas si c’est juste moi, mais il semble que le Salon Off agisse comme un genre de catalyseur traumatique. Les chances de croiser ton ex? 1000%. Les chances de pogner un feu sauvage? 1000% x infini. Du drama au carré, quoi. Toute la vie s’y tient, toute la vie veut s’y faire voir. Et plus il y a de gens dans un endroit clos , plus il y a de probabilités que ça dégénère. Ajoutez la bière cheap à ce lot et vous avez la recette pour de folles soirées (et 50% de mes tagged pictures)

Pour ma part, je n’ai jamais connu une soirée qui se déroula à peu près normalement au Salon. La morale fout le camp rapidement, c’est normal. On peut dealer avec. Mais j’aime quand même pas me réveiller avec des vagues souvenirs de frenchs dégueux avec un français aux mains baladeuses dans une cour d’école. Ni de me prendre pour une bisexuelle follasse. Ni de pitcher mon gin tonic sur un présumé dude de bombe.tv.

Sauf que je n’ai pas beaucoup de volonté. Je refuse très mal.

48-quelques heures plus tard, je suis chez moi, en train d’enfiler les mojitos avec mon lover et mon duo de meilleures amies. Malheur pour moi, je bois vite et je suis déjà pactée avant de partir. Whatever, la soirée coûtera pas cher. On titube vers le salon, on y entre vers 11:30, je ne sais trop. As always, ma copine et moi sommes les premières à partir le dancefloor, en notre qualité commune d’ex filles-qui-trippent-sur-l’électro-featuring-Justice-du-lamé-argent-pis-toute. Une autre copine nous rejoint, on danse, on prend des belles photos surexposées, on accroche les gens, la belle vie.

Il y a un truc que nous n’avions pas toutefois prévu, et qui expliquait tant de choses. Nous n’avons pu 16 ans, nous nous sommes tous levés très tôt ce matin-là (vendredi = jour de semaine) et nous avons commencé à boire tôt. Résultat? Une heure plus tard, on se pouvait plus de tenir debout, le dodo dans les yeux.

Fallait partir.
Le drama intervint donc.

Mon lover marche à côté de moi, sur Roy et DISPARAÎT. Je me retourne, le cherche des yeux pour le retrouver dans les bras d’un arabe musclé, virvoltant avec lui comme une femme aux mille jupons. Ça crie, ça se donne des tappes dans le dos. MAXIME! FOUAD! MAXIME! FOUAD! MAXIMEEE! FOUAAAD! MAXXX….
WHAT THE FUCK, pensai-je. J’eus le temps de penser à quelques scénarios de rupture et de passions homosexuelles cachées pour comprendre que ce dude était un ami d’enfance, lointain bro du 416.

M’enfin, c’est bon. Ok. No bad romance. Notre marche continue.

Pendant ce temps, mon amie et son amoureux ont eu le temps de s’engueuler sur le chemin entre le Salon et le Lafleur du carré St-Louis (où nous étions déjà attablés, en fait). Elle fugua plus bas sur St-Denis, son copain à ses trousses et nous abandonnant au combat avec un ami d’ami australien, l’air piteux avec ses deux cheeses et son français inexistant. PAS GRAVE, repensai-je, ELLE EST DÉJÀ TOUTE ÉMOTIVE PARCE QU’ELLE VIENT DE SAVOIR (ouep, direct en sortant du Salon) QUE LA MÈRE DE SON CHUM MEXICAIN LUI PAYAIT UN BILLET D’AVION POUR MEXICO QUI PART DANS UNE SEMAINE, ÉTAIT DÉJÀ EN TRAIN DE BRAILLER ANYWAY.

(Quand je suis saoûle, je pense clairement en caps.)

La raison de la chicane? Je l’eus appris dès le lendemain matin. Le dit chum était invité à nous rejoindre, mais prit 3 heures pour venir au Salon, en partance du coin Mont-Royal/St-Denis, ce qui crissa les blues à sa belle.

Il évita ainsi la majeure partie de la soirée. Yé pas fou le mexicain.

….

Ok, je sais que ce billet est déjà pas mal long, je passerai outre ma soirée de samedi, pour ne vous en donner qu’un petit morceau. Ces mots magiques, exactement ceux-là, sortirent de ma bouche en descendant le balcon de mon chez-moi, talons hauts aux pieds:

« Je chug du mojito dans une tasse, à la paille, sur la rue Cartier et vers l’Astral 2000. Osti qui faut que ça se ramasse sur le blogue! »

WORD

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.
Classé dans La Swompe - Libellé action, Alcool, bière, déambulations mondaines, DJ, extérieur, humidité, lutte mexicaine, Marie-Hélène, montréal, nightlife, plaisir, plaisirs, rhum brun, ruelle, salon officiel, souvenirs

Déambulations mondaines: fuck you

mai15
2010
2 Commentaires Par Marie-Hélène

Ce sera un billet court, c’est un billet en dehors de mes journées de billetage, mais ce sera un billet CINGLANT et bourré de HAINE.

Vendredi soir, je déambulais (obviously) dans le centre-ville, l’estomac lourd de spare-ribs à l’ail sucré, résultat de ma late-night Beijing date et j’ai eu à confontrer beaucoup trop de situations frustrantes. Genre, WAY TOO MUCH.

J’ai  pensé partager ça ici, car c’est tout à fait approprié puis parce que insulter les gens dans la rue, c’est pas si productif. Ô combien jouissif mais oui, j’avoue, pas si productif. Autant improductif qu’un guichet automatique au coin René-Lévesque et St-Urbain, avec l’affiche pis les néons pis toute, CEPENDANT NON-ACCESSIBLE À UNE PAUVRE FILLE QUI VEUT PRENDRE UN TAXI. Et c’est pas comme s’il y avait pas la petite slot où tu peux passer ta carte pour ouvrir la porte, elle était là, bien en vue avec les petites instructions. Ça c’était là aussi, NON-OPÉRATIONNEL.
Si seulement c’était arrivé une fois.
MAIS NON.
QUATRE. 4. QUATRE GUICHETS AUTOMATIQUES FAUSSEMENT OUVERTS DANS LE MÊME PÉRIMÈTRE.
Quartier des spectacles yeah right.

Donc, après ce cuisant quadruple-échec, il a bien fallu que je bouge mon cul et mes bottes de cowboy vers l’Est, nourrissant l’espoir de trouver un 20 et poser rapidement mon cul et mes bottes de cowboy sur une banquette arrière de taxi. D’ici là, fallait marcher sur Ste-Catherine, en maudissant les choses.

J’oubliais un détail.
Ste-Catherine+Vendredi soir+Travaux = NIGHTMARE FROM HELL’S OWN NIGHTMARE

Ça court partout, ça gosse après les clôtures de sécurité. Ça m’accroche, ça marche tout croche dans ses talons hauts cheaps et c’est clairement underage. La crowd des foufounes en furie, pointe de pizza à la main me hurle son insipidité en pleine face. Les gars ont des fauxhawks (encore? vraiment?) et les filles sont grosses et laides, toute la gang, pognées dans du lycra. Ça frenche accoté sur les buildings, parce que y’a pas de hood de char disponible, la rue est barrée. Au moins ça peut pas faire VROOM VROOM fort fort avec sa hyundai accent de marde.

Je me sentais comme Kurt Russel dans Escape from L.A, qui désapprouve vraiment fort avec son seul oeil valide.

Et ça c’est juste entre St-Laurent et Hôtel-de-ville.
Après ça, y’a la gang qui sort à La Mouche qui s’en mêle.

…
La morale de cette histoire est aussi quadruple, comme mes échecs;
1. J’ai un don pour l’insulte.
2. Je remercie ma mère de m’avoir gardée reclue jusqu’à 18 ans.
3. Je préfère les hobos du Village.
4. Le taxi ça coûte cher, mais ça garde isolé des autres.

Merci bonsoir.

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.
Classé dans La Swompe - Libellé banques, choqué, cinéma, colère, déambulations mondaines, foufounes électriques, fuck you, Marie-Hélène, nightlife, soirée de fête

Déambulations mondaines: ça déambule pas fort fort.

mai10
2010
3 Commentaires Par Marie-Hélène
Les jambes de Marie

Les jambes de Marie dans leur habitat naturel

Un peu de feedback de ma dernière soirée…

ENCORE UNE FOIS, JE DOIS TOUT À FAIT M’EXCUSER DU MANQUE DE RIGUEUR DANS LA PARUTION DE MES BILLETS, FAUT CROIRE QUE JE SUIS PAS DOMPTABLE. IMMA WORK ON THIS.

Toutefois, quand je vous ai dit que c’était ma fin de session, c’était faux puisque je sors à peine d’une semaine intensive de cours d’été. Une semaine à faire des petites boîtes avec un prof tout droit venu d’Europe de l’Est. Was awesome.

Bon, what about la soirée de fin d’études featuring du rhum et tout et tout?
C’était drôle, amusant et bourré de monde. Des professeurs y étaient, ça jasait pas mal au son de la musique hipsto-électro-modrock. J’étais belle dans mon beau outfit de robe grayée de petites bottes western, gracieuseté de ma coloc. Les bottes étaient un peu grandes, mais pas grave, ça soulage mes ampoules douloureuses.

La soirée avance, je suis toujours belle, mais un peu tipsy.

J’ai envie…

J’ai encore envie…

J’AI TRÈS ENVIE!

Va voir aux toilettes, un line up. «FUCK ÇA» me disai-je, moi, wild child of the wilderness, je peux me soulager ailleurs, dans la nuit folle. Non mais, qui a besoin d’un bol quand la nature nous offre la gravelle, l’asphalte, la boue ou le gazon? Telle une fière aventurière, je sors dehors et me dirige directement vers un vieux cabanon pas trop loin du bar.

SOULAGEMENT

Mon homme m’attend pas trop loin, en riant. Je vais vers lui, niaise un peu, danse dans le stationnement et fais un pas et CRAC.

CRAAAAC
CRIS
LARMES

Je me retrouve encore une fois les deux jambes en l’air, le cul sur le sol, le mascara sur les joues, la cheville re-re-foulée. Depuis, c’est glace, repos, et exercices de renforcement musculaire.

C’pas du bon karma que j’avais demandé?

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.
Classé dans La Swompe - Libellé contrition, déambulations mondaines, décadence, eau, humidité, Marie-Hélène, mi-amer, nightlife, party, rhum brun, soirée de fête

Déambulations mondaines: des petites choses et le rhum dans ma sacoche

avr28
2010
Laisser un commentaire Par Marie-Hélène

Tout d’abord, je vous offre mes excuses sincères pour le délai depuis le dernier billet. À cette date précise, mercredi passé, j’étais en train de m’arracher les cheveux devant mon fichier Illustrator et me réveiller en pleine nuit pour pleurer mon stress. Écrire sur un blog n’était pas vraiment dans mes priorités à court terme (1. survivre 2. café 3. cache-cernes). Toutefois, le cauchemar est fini, la fin de session est passée, j’ai eu les 4 à 5 jours nécéssaires pour m’en remettre.

Il est temps de passer en mode «celebration» (à la manière Kool & the gang, oui oui)

La neige s’est arrêtée, la chaleur est un peu de retour, j’ai une belle jupe, les cheveux juste-ce-qu’il-faut dépeigné et une bouteille de rhum brun dans ma sacoche. J’ai tout ça et plus encore.

La Sacoche de Marie

La Sacoche de Marie, un univers inexploré et un peu flou

J’ai tout ça et un vernissage.

Et oui, l’école de design de l’UQAM (1440 Sanguinet) lance sa saison des vernissage ce soir, avec Processus, l’expo des finissants en design de l’environnement. L’événement commence assez tôt, vers 18 heures, pour se terminer à 23 heures, plus ou moins. Il y aura DJ, rafraîchissements, art et filles. Le tout assez gratuitement. Après, la folie étudiante se transporte au Vinyl, l’après-vernissage, pour une nuit endiablée, no cover et shooters pour tous. Notre but? Faire enfin un trou dans le plancher du Vinyl, ENFIN.

C’est une invitation.

Pour les impies, sachez qu’annuellement, après le trimestre d’hiver, il y a toujours un lot incroyable de vernissages qui se déroulent dans les facultés d’art et de design. C’est une manière de se tenir au courant de la relève, de s’inspirer, de flirter et de profiter de la bière gratuite. UQAM, UDM, Concordia et I guess McGill aussi, mais eux y doivent se gorger de champagne et se rouler nus dans du caviar frais, pas tout à fait ce qu’on recherche…

…

mais un cutie de McGill, c’est pas mal le gros lot. So let’s go!

/

Oh, by the way, sachez aussi que ma probable gueule de bois et moi nous allons être invitées demain à la version radiophonique de La Swompe, afin de jaser «events nices de l’été». Si tout se passe bien, la chose risque de se reproduire mensuellement durant la période estivale. Souhaitez-moi du bon karma!

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.
Classé dans La Swompe - Libellé architecture, bière, déambulations mondaines, exposition, Marie-Hélène, party, plaisirs, poster, rhum brun

Déambulations urbaines: Frencher comme s’il n’y avait pas de lendemain.

avr14
2010
Laisser un commentaire Par Marie-Hélène

Ta bouche contre la mienne.
Ta langue qui frotte mon palais.
D’la salive comme y s’en peut pus.

Ça fait déjà quelques fois que je le mentionne, Le French, le vrai, le bon, la qualité dans ta yeule. On aime ça, on adore ça, on en mange beaucoup beaucoup. Frencher a une vocation utilitaire lorsqu’on est adepte de sorties festives. La soirée s’annonce un tantinet ennuyeuse? Trouve quelqu’un à frencher! Le d.j suce? Frenche! T’as pas d’argent pour te payer la grosse Tremblay? Frenche en esti! C’est pas peu dire, le french fait partie intégrante de la vie nocturne. On ne peut passer à côté, tout comme on ne peut s’en passer. Le french à ses propres codes et conventions, ses légendes.

Frencher, c’est aussi important que l’endroit où tu sors, avec qui tu sors, ou la paire de talons hauts que tu chausseras.

Marie et ses lèvres

Marie-Hélène aime le french, comme on le voit sur cette image d'archive.

D’aussi loin que je me souvienne, il y a des spécialistes (sexologues, psymachins, animateurs à Canal Vie) qui hurlent à la disparition de la tendresse chez les jeunes, tout en racontant avec émoi la perte de repères qui s’en suit. On déplore l’obsession du coït étudiant, la fin de l’amour, blablabla. Des choses comme ça, bien tristes.

Ces gens n’ont manifestement pas passé des heures à frencher sur le coin d’un bar, en essayant de se souvenir du nom de la personne enlacée, en lui promettant mer et monde et un numéro de téléphone.  J’ai souvent passé des soirées à frencher des gens que je ne reverrai plus jamais (ils repartaient vers l’ailleurs le lendemain matin), tout simplement pour le plaisir de le faire. J’ai des amies qui frenchent en série, garçons, filles et portes de toilettes. On frenche pour obtenir de l’attention, ou pour détourner l’attention, c’est un prétexte ou un échappatoire. On frenche des bouteilles, on frenche les agrumes qui ornent les bords de cocktails. Un party étudiant est pas complet tant qu’il y a pas de frenchs qui se donnent, et on en est à organiser des soirées thématiques sur le french (les Frenche ou meurs, 15e édition BIENTÔT), comme quoi je ne suis pas la seule à y croire. Bref, y’a rien de mieux pour faire connaissance que le fond d’une petite ruelle, ta langue dans la bouche de quelqu’un d’autre.

Quoi de plus tendre?
Quoi de plus désintéréssé?
Un geste d’amour pur et beau pour son prochain.

Je ne vous parle pas de ces préliminaires qui commencent au bar pour se poursuivre dans le bus de nuit et qui finissent dans le lit d’un inconnu. QUE NENNI. Ça, c’est un monde à part, qui peut dériver depuis celui dont je vous parle, quand y’a trop de gin tonics en jeu. C’est pas mon domaine, un effet collatéral du nightlife. Rien à voir avec le point que j’essaie vraiment fort de traiter ici.

Tout ce que je veux dans le fond, c’est que vous vous frenchiez les uns les autres. Un message d’amour pour le printemps et l’été qui arrive

Je suis le Jésus des bouches en perdition, des âmes qui frenchent pas assez.
Frenchez, mes beaux bébés.

x

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.

Classé dans La Swompe - Libellé bonnes choses dans yeule, déambulations mondaines, french, La Swompe, lindsay lohan, Marie-Hélène, plaisir, ruelle

Déambulations mondaines: de la bière et des larmes.

avr07
2010
1 Commentaire Par Marie-Hélène

Je marche encore croche, mes travaux de session s’empilent les uns par dessus les autres.
(Congé de Pâques + Soleil + 5 à 7×3 = Cerveau à off)
Pour combler les attentes, j’ai pensé vous produire un petit code de conduite, celui qui changera toutes vos soirées à venir.

Un code pour apprendre à bien gérer le drama de nuit.

Marie-Hélène et le Code

Marie-Hélène recevant le Code du Drama de nuit

Soyons honnêtes, une bonne soirée n’est pas complète sans une session de crêpage de chignon. Du bitchage, du déchirage de robe, du pitchage de lime dans face, du frenchage d’ex, du frenchage ex devant sa nouvelle blonde, on en veut comme on veut des amarettos sour du jeudi au dimanche inclusivement.

L’idée m’est venue (oui, encore à un moment précis) lors d’une chicane dans le Parc Lafontaine, il n’y a pas très longtemps.  Une des premières soirées sortables sans manteau, après deux bouteilles de vin cheap. J’étais là, à crier sur mon banc de parc tout en constatant la joie coupable que j’éprouvais. Quoi de mieux, sinon de hurler dans un lieu public en pleine nuit? Quoi de mieux, sinon de créer une fuite dramatique en titubant entre les arbres? Je ne sais pas.

Ces plaisirs doivent être connus de tous, pensai-je.
D’où le besoin d’en dégager les grandes lignes.

1. Le Salon Officiel est vraiment le catalyseur de tout le drama des derniers mois de ma vie, et c’est pas peu dire. Les toilettes sont petites et steamy, le dancefloor est petit et steamy, y’a de la ruelle en masse. Les ingrédients de base. +1 parce que c’est la même crowd semaine après semaine, ça devient digne d’un telenovela de hipsters. Une raison pour espacer les visites? I guess so. On verra ça bientôt.

2. La voie publique devient celle de toutes les histoires. L’endroit où vous êtes est trop petit? Le temps est doux? GO, rien vaut une bonne scène entre les voitures sur St-Laurent, ou autre artère de votre choix.

3. Si vous possédez une voiture, allez vous y enfermer. Ou enfermez-vous-y avec quelqu’un. Pourquoi ne pas faire du make-out avec quelqu’un d’interdit? Avec les portes barrées y’a juste une crowbar pour vous arrêter.

4. Frenchez quelqu’un du même sexe. Toujours.

5. Sortez aux endroits où votre ex va. Préparez-vous d’avance. Normalement, il (elle) devrait être du même genre social que vous, il ne sera donc pas difficile de le (la) croiser dans un événement. Du drama d’ex, ça se monnaye longtemps, c’est juteux.

et surtout

6. Portez des vêtements qui s’enlèvent facilement.

Il y aurait d’autres règles à établir encore, mais je préfère m’en tenir aux généralités. Faut pas tout dire d’un coup.

Il me reste trois semaines d’école. D’ici là, je croulerai sous les projets finaux, le désespoir, les larmes et la tentation de l’au-delà. Après ça, je vous préparerai des beaux billets sur les partys de fin de session. Et sur les vernissages. Et sur les partys post-vernissage. Fun times.

C’que je disais, de la bière et des larmes.

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.

Classé dans La Swompe - Libellé été, déambulations mondaines, développement urbain, humidité, Marie-Hélène, nightlife, nuit blanche, party, plaisir

Déambulations mondaines: Non-chronique sur le nightlife

mar31
2010
3 Commentaires Par Marie-Hélène

Marie-Hélène à son meilleur

Well, on m’offre cet espace de chronique afin que je déblatère sur le culturel, les spectacles, les fêtes, l’excitante vie urbaine quoi. Le fameux nightlife que les jeunes gens comme moi frenchent à pleine bouche, par amour de la nouveauté et dû à l’horaire universitaire lousse. Soit.

Je devais donc y réfléchir. Quoi dire? Comment dire? Et c’est en me promenant sur la précieuse rue Ontario, en chemin vers le centre-ville, que mon premier flash vint à moi. Let’s go, parlons du printemps, cette belle saison tout juste arrivée (on est d’actualité, pas nécéssairement originaux). Parce que le printemps, ce n’est pas juste la renaissance de la verdure, c’est aussi un peu la renaissance de la vie nocturne. C’est le début du calage de vin au Parc Lafontaine, la fin des coat check et l’avènement du traditionnel été des festivals, avec sa horde d’événements pas si excitants que ça, mais synonymes de boisson festive.

On peut (enfin) frencher dans les ruelles sans trop avoir froid.

On peut sortir les barcebues et se mettre en bikini sur le patio.

Le coin de trottoir devant le Salon Officiel devient encore plus un endroit de rencontres sensuelles rapides.

Le Belmont retombera à nouveau dans l’ombre (Est-ce déjà fait? Est-ce que c’est moi qui fabule? Je ne sais.)

On resortira les jambes nues dans les talons hauts.

Toutes ces choses, belles et estivales. On les aime.

Oui, mon esprit méditait là-dessus, en prenant ma marche, par un beau matin doux. Un de ces vendredis matins où le soleil caresse le visage frais sorti du lit. Je me dirigeais vers une salle de classe, petit blouson et micro-jupe, avec bottillons assortis. Il faisait beau, j’étais belle, j’étais très belle même, et je pensais au plaisir à venir, la tête dans les nuages.

Un peu trop loin ma tête, je n’ai absolument pas vu venir le trou béant dans le ciment du trottoir, celui où je suis tombée en me turbo-foulant la cheville, comme une conne, la jupe retroussée, le cul à l’air, telle une ‘hoe wastée qui a pas compris que la nuit est finie.

Je dois garder le lit pour de bon, le pied loin de toute piste de danse.

Chronique sur le nightlife on disait? Ouan, ça commence bien.

J’ai beau maîtriser l’art du « late-night-very-drunk-bixing », en béquilles, ça se fait mal. Sauf que mon pied enflé, c’est comme le printemps, ça dure juste un temps.

Je m’appelle Marie-Hélène, 21 ans, chroniqueur de l’urbain pour La Swompe. Vous aurez l’occasion de me lire sur la vie, l’été, la nuit, les fêtes où il faut aller et celles où il ne faut pas mais où on va pareil et mes déambulations mondaines.

J’accepte toutes les consommations gratuites.

Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.
Classé dans La Swompe, nightlife - Libellé été, déambulations mondaines, introduction, Marie-Hélène, nightlife, rue Ontario, salon officiel

Mots-clefs

arts visuels cabotinage choqué cinéma cism concert critique culture déambulations mondaines décadence développement urbain entrevue francos humidité intelligence internet La Swompe littérature Livres manque de respect Marie-Hélène mise à jour mp3 musique musique que t'aime médias nightlife on veut ton bien optimisme démesuré Opération Culturons Stephen osheaga party plaisir plaisirs Poulin radio Samson show spectacle swompe télé vidéo YouTube éditorial émission

La Swompe Twitte

  • Canailles seront à SXSW. Wow. 1 week ago
  • Meilleure nouvelle de l'année. RT @AUXTV: I Mother Earth announce reunion show http://t.co/olmedZPO 1 week ago
  • RT @TheophilusL: A very Rare christmas song - "Purple Snowflakes" http://t.co/6636NbgV | ⛄HPPY HLDYS⛄ 2011-12-24
  • Who the hell is Alexis Jenni? 2011-11-03
  • Un mixtape de CFCF! http://t.co/MTyaRO06 2011-11-01
  • More updates...

Posting tweet...

Powered by Twitter Tools

Blogroll

  • Chantal Guy
  • CISM
  • Front froid
  • La Pimbêche
  • Le dernier kilomètre
  • Midnight Poutine
  • Oncle Lester
  • P45
  • Panorama
  • Podmodernisme
  • Roger Ravager
  • Spacing Montréal
  • Stereogum
  • The Book Bench
  • Ton Petit Lait

Méta

  • Connexion
  • Flux RSS des articles
  • RSS des commentaires
  • WordPress.org

EvoLve theme by Theme4Press  •  Powered by WordPress La Swompe
Le marécage de la culture