Venez danser dans le frigo!

10 07 2007

Chantier Libre

Le collectif “Chantier libre-Freeland”, auquel participe d’ailleurs le boute-en-train Armand Vaillancourt, ouvre ses portes le 14 juillet prochain à 20h, pour une soirée multidisciplinaire -éclectique?- qui promet d’être intense en décibels. Question de vous mettre en appétit, on dirait bien que les artistes ont monté un frigo géant dans lequel des danseurs/groupes se produiront… Comptez sur moi, je vais être de la partie!

Pour plus d’info et des vidéos de l’endroit, suivez le guide!

Un autre billet de qualité signé Gautier.


Double épaisseur pour plus de confort

22 06 2007

Desbiens et Biscuit chinois

Voici donc, comme promis, ma petite rétrospective des deux événements “jet-set” dont je vous avais parlé dernièrement.

Premièrement, le lancement de Biscuit Chinois, qui a eu lieu le 20 juin, fut une grande réussite (sauf peut-être pour le frette causé par les co-éditeurs qui ont réalisé “live on stage” qu’ils avaient oublié un des auteurs dans les crédits en quatrième de couverture…). Malgré les “petites” erreurs qui deviendront, de toute façon, rapidement des histoires dont on rit avec nostalgie, on sent que la revue, après un an d’existence, est en très bonne santé. Les lecteurs et les auteurs sont au rendez-vous,  les anecdotes d’entrevues avec les médias s’accumulent tranquillement et le contenu de la revue, bien que parfois inégal, est très intéressant. Fait à noter: le dernier numéro contient une nouvelle de François Barcelo! Think big, sti…  Bref, une revue sans prétentions, parfois drôle, parfois touchante, qui a un bel avenir devant elle. On est loin d’une révolution, mais c’est comme écouter un album de Malajube: ça goûte bon dans yeule.

Bon. Pour l’exposition et le lancement de Dominique Desbiens, je dois avouer que je ne suis pas impartial. Je suis un fan de ce qu’il fait, alors oui, j’ai tripé comme un petit garçon qu’on amène au Metropolitan Museum of Art de New York, dans la salle des armures…  Les toiles de Desbiens, en plus d’être techniquement très fortes,  sont empreintes d’un discours très sombre qui dénigre, appelons ça pour les besoins de la cause, la chose contemporaine. Certains pourraient comparer — à tort –  son style avec celui du bédéiste Bilal. Il est vrai qu’on remarque une influence de la bd dans l’oeuvre de Desbiens, mais on sent que celui-ci n’est pas emprisonné dans le carcan comme peut l’être Bilal qui, d’ailleurs, s’égare de plus en plus dans une petite mythologie personnelle centrée autour de son nombril.

Voilà, c’est tout. Comme je semble prendre goût à l’art visuel, j’essaie présentement de planifier un rendez-vous avec un jeune artiste-peintre de Montréal, question de visiter son atelier. Je vous en redonne des nouvelles bientôt!

Un autre billet de qualité signé Gautier.


Célébrons humblement en attendant l’apocalypse

17 06 2007

Couverture-Prédateur

Peut on être “heureux” d’annoncer le lancement d’un livre qui s’annonce lui-même comme suit :

S’attardant principalement sur l’humain, sur l’amour et sur la mort, l’auteur livre par ses textes, ses dessins, sa peinture,quelques photos et installations, une réflexion poétique sur sa vision du monde actuel et l’état d’être humain.

Traduisant sa propre sensibilité sur le concept de citoyenneté et ses implications individuelles et collectives, à un moment de l’histoire où des changements majeurs sont en train de se produire et qui remettent en cause l’avenir même du monde, il plonge à l’intérieur de lui et nous remet un discours [souvent cru] qui répond visiblement comme le reflet d’une société gravement malade.”

Non, je ne peux pas vraiment être heureux de vous l’annoncer, mais ça n’enlève rien au fait qu’il faut souligner et “highlighter” en gros jaune serin le lancement du premier livre d’art de Dominique Desbiens intitulé “Il manque aux humains un prédateur”, le jeudi 21 juin, à la galerie du viaduc St-Laurent.

Je vous rapporte des photos de la soirée, et quelques impressions, bien sûr. En attendant, question de vous mettre l’eau à la bouche, voici un lien qui vous permet de consulter un extrait du livre:

http://www.dominiquedesbiens.com/predateur.html

Un autre billet de qualité signé Gautier.


St-Viateur et palettes drettes en bouette

2 06 2007

Merveilleuse journée au festival St-Viateur hier; si les organisateurs pouvaient être déprimés par le temps maussade (et la relativement faible affluence) en début d’après-midi, les nuages firent rapidement place au soleil, à la marmaille, aux manches en tattoo et aux fêtards de tout acabit. Yestarday’s Ring étaient bons et divertissants, Dee pas vraiment intéressant (moment propice pour aller se bourrer de crème à glace au Bilboquet), la fanfare ukrainienne géniale (ils auraient été bons même s’ils avaient joué des tounes de Dee) et Socalled plutôt curieux; va décidément falloir que j’écoute ses records avec plus de sérieux si je veux apprécier ses prestations.

thugargile2.jpg

Cela dit, aussi bizarre cela puisse-t-il paraître, le moment fort de ma journée fut l’atelier de sculpture sur glaise, où — à mon premier contact à vie avec ce matériau — j’ai cru bon de faire naître sous mes mains un thug à palette drette (des Expos, cela va sans dire). Je lui avais même fait un médaillon, mais il fut sauvagement arraché par ma copine, sous prétexte que “ça tiendrait pas” (je soupçonne cependant da la jalousie devant la réussite indéniable de mon projet créatif). Anecdotes mises de côté, tout le volet “art de rue” — visiblement boudé aujourd’hui par mes collègues de la blogosphère — est donc grandement responsable de la réussite de l’événement. En espérant que ça revienne à chaque année.

Aussi: chose promise, chose faite. Au diable Pas Chic Chic (dont le EP me laisse toujours de glace) et Patrick Watson, vive la broue. Du moins, c’est ce qu’on se disait avant d’arriver aux Cours Windsor et de voir la place prise d’assaut par des banlieusards chilleux qui y sont davantage pour mater les représentantes de Sleeman’s que pour déguster et découvrir de nouveaux elixirs. Trop de monde, trop de bruit, trop de manque de classe; c’est sans doute plus agréable en après-midi…

PS: Alors que voir Jean Leclerc et Jérôme Rocipon chiller sur St-Viateur était une vision bien plausible, voir Pauline Marois quitter le Mondial de la bière en riant l’était un peu moins.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


belle grégousse de vieille réguine de batèche

27 03 2007

miron.jpg

Depuis le 5 décembre, la Bibliothèque Nationale présente l’exposition Gaston Miron; L’oeuvre-vie, dans laquelle sont exposés “ des photographies, des affiches et des objets ayant appartenu au poète ainsi que des livres et des manuscrits provenant du fonds d’archives Gaston-Miron et des collections de BAnQ, ainsi [sic] que des films.” Que vous soyiez lettreux ou pas, Miron fut important, faut s’y intéresser. Et en y allant, essayer de trouver les traces de boue sur le sol; on y sera allé avant.

Jusqu’au 3 juin, gratuit.
10 h à 22 h (mardi au vendredi) - 10 h à 17 h (samedi et dimanche)

Un autre billet de qualité signé Poulin.