
Voici donc, comme promis, ma petite rétrospective des deux événements “jet-set” dont je vous avais parlé dernièrement.
Premièrement, le lancement de Biscuit Chinois, qui a eu lieu le 20 juin, fut une grande réussite (sauf peut-être pour le frette causé par les co-éditeurs qui ont réalisé “live on stage” qu’ils avaient oublié un des auteurs dans les crédits en quatrième de couverture…). Malgré les “petites” erreurs qui deviendront, de toute façon, rapidement des histoires dont on rit avec nostalgie, on sent que la revue, après un an d’existence, est en très bonne santé. Les lecteurs et les auteurs sont au rendez-vous, les anecdotes d’entrevues avec les médias s’accumulent tranquillement et le contenu de la revue, bien que parfois inégal, est très intéressant. Fait à noter: le dernier numéro contient une nouvelle de François Barcelo! Think big, sti… Bref, une revue sans prétentions, parfois drôle, parfois touchante, qui a un bel avenir devant elle. On est loin d’une révolution, mais c’est comme écouter un album de Malajube: ça goûte bon dans yeule.
Bon. Pour l’exposition et le lancement de Dominique Desbiens, je dois avouer que je ne suis pas impartial. Je suis un fan de ce qu’il fait, alors oui, j’ai tripé comme un petit garçon qu’on amène au Metropolitan Museum of Art de New York, dans la salle des armures… Les toiles de Desbiens, en plus d’être techniquement très fortes, sont empreintes d’un discours très sombre qui dénigre, appelons ça pour les besoins de la cause, la chose contemporaine. Certains pourraient comparer — à tort – son style avec celui du bédéiste Bilal. Il est vrai qu’on remarque une influence de la bd dans l’oeuvre de Desbiens, mais on sent que celui-ci n’est pas emprisonné dans le carcan comme peut l’être Bilal qui, d’ailleurs, s’égare de plus en plus dans une petite mythologie personnelle centrée autour de son nombril.
Voilà, c’est tout. Comme je semble prendre goût à l’art visuel, j’essaie présentement de planifier un rendez-vous avec un jeune artiste-peintre de Montréal, question de visiter son atelier. Je vous en redonne des nouvelles bientôt!
Un autre billet de qualité signé Gautier.
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