• Accueil
  • Quossé, la Swompe?
  • Vos hôtes
  • Collaborateurs
  • Boutique
  • Rien
SUIVEZ-NOUS

Billets dans la catégorie La Swompe

Party, party, party: Francos, jour 8 (1ere partie)

juin17
2011
2 Commentaires Par Éric Samson

Arrivé à 17h et quelques, trop tard pour pogner Chinatown mais assez tôt pour attraper Ariel, dont le son Caféinesque (ciboire que je travaille fort pour ne pas dire pop-rock) laissait présager une bonne soirée.

20h, les Canailles embarquent sur la scène avec un gros M jaune avec des bulles en arrière, et le party commence. C’était peut-être le fait que j’me suis retrouvé avec comme 12 amis éparpillés un peu partout au show, peut-être aussi l’odeur de saucisse grillée (tout-boeuf ou épicée, nul ne le sait) portée par le vent, mais j’ai eu tout de suite la tête à la fête.

Yii-ha.

Yii-ha.

Canailles se sont faits, aux Francouvertes, une réputation de band de party et je dois dire que là où Caloon Saloon ont échoué, Canailles ont réussi. La foule a levé, y’ont même eu une gang qui se sont mis à danser en avant de la scène.

Faut savoir que le pub M est généralement TRÈS assis.

Des tounes sur le maskin’ tape, des tounes sur manger du bois, des tounes sur les dépanneurs qui sont jamais ouverts, tous les prétextes sont bons pour se faire aller l’bahut et faire des HAA HAA HAAAA sur du banjo.

Sérieusement, si c’était pas que je m’en allais voir Radio Radio et Hocus Pocus (pour lesquels je suis en retard d’ailleurs), je reviendrais les voir à 23h.

La suite demain. Genre.

(Ah, by the way, j’en reviens comme pas de la quantité de gens qui sont là pour Adamus. Y’a 2 ans il faisait des shows au Quai des brumes pis c’était pas sold out. Là, y’a genre 10 000 personnes. Voyons don.)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé francos

« Des boules pis un solo de drum »: Francos, jour 7

juin17
2011
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Je passe rapidement sur l’émission d’hier, parce que vous pouvez l’écouter comme vous le voulez.

Sachez qu’Hocus Pocus sont surprenants en formule acoustique (et vraiment sympathiques), que Cécile Hercule est fort séduisante, que Chantal Archambault est vraiment gentille et tolérante (comme quand on a un pépin technique de 30 minutes qui nous empêche de diffuser en remote), et que La Femme, well, hein. Des kids de 18 ans qui ont un band depuis à peine un an et demi, difficile de leur en vouloir si il faut trimer un peu plus quand on fait une entrevue que quand c’est Akhénaton. Mettons.

Mais en live, La Femme, ça le fait. J’espère qu’on les reverra dans un show peut-être mieux rodé, sur une scène peut-être plus appropriée, aussi. Mais leur surf-rock (ou est-ce du post-punk?) reste fort efficace.

Hier, Jean Barbe publiait une chronique où il fait l’élogue du féminisme dit de deuxième vague, celui après les suffragettes, celui de Simone et de l’égalité des sexes, celui qui, selon une certaine lecture de la société contemporaine, part en couille, ces temps-ci.

Et pourtant jamais on n’a vendu autant de fards à paupières et de régimes amaigrissants. On offre des seins refaits aux jeunes filles pour leur 16 ans.

Les pubs sont encore pleines de pitounes alanguies. Et trouver chaussure à son pied (au propre comme au figuré) est encore la priorité de la majorité des femmes en Occident.

Ça fait que moi, hier soir, j’suis allé voir un film de porn.

C’était Érotique PQ, à l’Astral. Ce groupe de talentueux gens de Québec (vous ne lirez pas souvent ces 4 mots ensemble sur ce blogue, profitez-en) prend des trames sonores de films softcore québécois des années ’70 et les repique, pour les jouer en direct et full-band devant un public au départ un peu confus mais qui se laisse très rapidement gagner par cette merveilleuse énergie.

Il y a quelque chose d’un guilty pleasure, comme l’odeur du popcorn qu’on se fait cuire à 3h du matin pour écouter « juste un autre épisode » de Lost, ou comme le petit sourire que’on se fait en arrivant à un show d’un groupe inconnu au Il Motore en écoutant Lady Gaga dans son iPhone, ou comme arriver dans un bar avec un newfie, un noir et une religieuse.

Le funk porncore, c’est trop souvent une joke en soi. Bow-wow-chika-bow, tsé. C’est pas super noble. Probablement parce que trop souvent c’est over-the-top, fromagé, que ça pue le sous-sol en préfini à Lachenaie en 1973. Mais quand plus d’une demi-douzaine de musiciens qui savent ce qu’ils font décident d’en faire un show, bâtard que ça sonne. Impossible de ne pas se laisser contaminer. Tout le monde hoche la tête, sourit, et pas juste parce qu’il y a des totons sur l’écran en arrière.

Parce que oui, Érotique PQ se produit avec projections: des extraits des films dont sont issues les fameuses pièces accompagnent le show et lui donne le petit boost de cachet camp qui manquait.

Le temps est bon

Le temps est bon

Mais pourquoi je vous ai parlé de Jean Barbe tantôt? Ben, parce les films dont on projette les extraits mettent peut-être en scène plus de moustaches que ce qu’on voudrait normalement voir, mais que les femmes y sont vraies. Avec des vrais seins (pas toujours égaux), avec des vrais bronzages, avec des vrais cheveux, des vraies lèvres et des vrais sourires. Et ça, ça fait du bien au moral aussi.

Au-delà d’être un gimmick, au-delà d’être un hommage aux pionniers du cinéma « porno » québécois, au-delà même de la nostalgie de « l’authenticité » d’antan, au-delà de Le temps est bon, le ciel est bleu, au-delà du groupe qui vend des strings plutôt que des t-shirts, de tout ça, il y a des musiciens qui savent exactement ce qu’ils font et qui le font fort bien.

J’ai dû partir avant la fin, question de dernier métro et de fatigue accumulée, mais il n’y a aucun doute que si j’étais à Québec, j’engagerais Érotique PQ comme house band à tous mes partys.

Un show, si vous me pardonnez l’expression, jouissif.

(Et, oui, y’a eu quelques solos de drum.)

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé francos

Ferland, juste Ferland: Francos, Jour 6

juin15
2011
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Salle Wilfrid-Pelletier.

Parterre.

Un grand rideau rouge, un micro, un spot.

Le micro est un peu bas.

Les lumières s’éteignent, le rideau bouge.

Ferland sort, le micro lui arrive au nombril.

Des techs apparaissent, un avec une chaise, l’autre avec une guitare.

Ce n’était pas pour pêcher la truite
Marie-Claire Marie Lo
Ce n’était pas pour pêcher la truite qu’elle s’étendit sur mon radeau

C’est pas sur Jaune, ça.

Non, ça c’est l’intro.

Le rideau se lève. Choristes, cordes, cuivres, piano. Et ça part.

Depuis 1971, y’a des tounes qui ont pas super bien vieilli. D’autres sont encore et toujours merveilleuses. Quand on aime ses chansons, Ferland a toujours vingt ans.

Quelques petits ratés, quand même.

Mais quand le Chat du café des artistes a commencé, j’ai oublié tous les petits pépins. J’ai même oublié la chorale d’enfants en arrière, oublié que ça en prenait une, c’est dans le quota des Francofolies, au moins une chorale d’enfants par année.

Deuxième partie plus guimauveuse, par nécessité, les greatest hits de Ferland sont pas ses plus edgy. Mais T’es belle, christ, c’est quand même une super toune d’amour, y’en a pas mille des plus honnêtes que ça.

Un rappel: réciter un poème. Ensuite, inviter Éric Lapointe sur scène pour Qu’est-ce que ça peut ben faire, ce qui est tout de même une grave insulte à cette chanson. Prendre la rébellion forte mais intérieure de Ferland et l’habiller de cuir et d’huile à moteur comme Lapointe l’a fait devrait être inadmissible, mais bon, Jean-Pierre aime ça, pis il a le droit.

Évidemment, ça finit avec C’est beau, c’est beau. La chorale d’enfants est revenue, la boucle est bouclée, Rock Détente est content, ils vont pouvoir diffuser des versions live exclusives autant qu’ils le veulent.

Moi, c’est le Ferland du Chat que j’aime. Celui qui dit que quand on ne rit plus, c’est qu’on ne vit plus.

Et qui sacre son camp de la scène en bulldozer, à la fin de la toune.

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé francos

Ensoleillé Duval: Francos jour 5

juin14
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

Comme je vous l’ai dit hier, c’était l’anniversaire de Maman Samson aujourd’hui. Vous me connaissez, je suis un bon fils, alors plutôt que de venir downtown me lancer dans Annie Blanchard (finaliste à Star Académie 2005, n’est-ce pas) ou dépenser $123 pour voir People Project sur un bateau, j’me suis gâté au Scores de Dorval.

Tsé. Évangéline, ou un bar à salade. Le choix est assez facile.

Mais je suis quand même revenu à temps pour Sunny Duval, qui était en tip top forme ce soir pour son passage aux Francos. Faut croire que ses douze shows à Tadoussac (j’exagère à peine, je pense qu’il a passé plus de temps sur stage que ses amplis, c’pour dire) ne l’ont pas trop épuisé.

Dès la deuxième toune, les hanches se trémoussaient et les pieds tapochaient le sol devant la scène Loto-Québec (qui, contrairement au Pub Urbain Molson M, n’a pas un gigantesque Loto-Bingo ou Yves Corbeil en background). L’orchestre des Cuisses Noires était composé de membres de Caloon Saloon qui ont même joué une de leurs tounes, Laisse-moi donc rentrer, qui a levé pas mal plus qu’hier…  peut-être juste que c’est l’endroit, alors, qui n’était pas approprié. Je leur donnerai une autre chance.

Un cover de Marcel Martel qui m’a rendu profondément heureux, le plus grand blues (Tu m’appelles même pus quand t’es chaude, tsé, on connaît le feeling, pis c’est jamais, jamais, jamais glorieux) qui a d’ailleurs été attribué par un des twitteurs des Francos à Gerry Boulet dont c’était l’hommage quelques mètres plus loin, voyez plutôt:

#GerryToujoursVivant #OhqueOui RT @ericsamson: "Tu m'appelles même pus quand t'es chaude". Quelle toune, quel blues. #francos
14 June, 2011 8:43 pm via TweetDeckReplyRetweetFavorite
@FrancoFoliesMtl
FrancoFolies de Mtl

Mais bon, hein, tout le monde fait des erreurs. Je veux juste jamais voir Jonas ou Éric Lapointe faire un cover de cette toune-là, sinon ça va aller mal.

Voilà. Maintenant que j’ai écrit tout ça, je vais aller faire un tour au Cheval.

Pas parce que j’aime pas Orange Orange, dont c’est le DJ set au Shag ce soir, mais parce qu’ils ont annoncé qu’ils feraient jouer leurs nouvelles tounes, et qu’un DJ set n’est jamais, jamais un bon endroit pour faire jouer ses propres pièces.

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé francos

Déception, surprise et émerveillement: Francos, jour 4

juin14
2011
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Je ne sais pas pourquoi je pense toujours à Anne Laguë quand je pense à Caloon Saloon. Peut-être qu’elle m’en a parlé souvent, peut-être qu’elle en a parlé souvent sur son blogue, je ne pourrais pas dire exactement. Mais je sais que quand je pense Caloon, je pense Laguë.

Et j’ai en tête qu’elle me dit que c’est un gros band de party, Canailles-style, qui génère de l’euphorie et du bonheur et de la joie de vivre. Et donc, arrivé au Pub Molson M (avec un gros M contenant du liquide jaune pétillant en background, j’dois admettre que je trouve ça un peu intense, comme si la scène Vidéotron avait un gros terminal Illico en arrière), je n’ai pu faire autrement que d’être déçu. Pas que les tounes étaient mauvaises, ni que les membres du band manquaient d’énergie. En plus, y’avait du kazoo et de la planche à laver, deux des instruments les plus négligés ever, qui me rendent automatiquement heureux. Mais là, je sais pas, on dirait que ça tombait à plat. Ou pas nécessairement à plat, mais que ça ne levait pas comme je m’attendais, disons. Alors j’ai été un peu déçu, oui. Je voulais de la fête, et j’ai eu un show correct.

Anne, justement, m’avait invité à la rejoindre à la Taverne Jarry pour watcher la game. Je ne voulais pas manquer Caloon, vu que je ne les avais jamais vus (et que je devais me rattraper pour 2 jours de Francos manqués presque totalement), alors j’ai dit que j’irais maybe (Watson) la rejoindre après Caloon, mais avant Malajube.

Finalement, en bonne compagnie, je me suis laissé traîner jusqu’à Été 67, qui était mon plan A au départ, jusqu’à ce qu’Anne m’invite à la taverne. J’y suis allé un peu à reculons, un peu pour passer plus de temps avec mes potes, mais finalement, j’ai été rien de moins que séduit.

C’est un peu une esthétique chez moi que d’aller voir des shows sans connaître les bands. Je ne fais pas nécessairement exprès, ce n’est pas de la paresse, mais depuis que j’ai vu Pink Floyd sans rien y connaître en 1994, on dirait que j’assume que ça peut créer des belles choses.

Bref: ne sachant rien de rien sur ce à quoi je devais m’attendre, je me suis pris au jeu de ce groupe typiquement européen (il suffisait de voir le look du guitariste pour s’en convaincre) et j’ai passé une heure carrément sous leur emprise. C’est pas qu’ils avaient un charisme hors-norme, ça non. C’est pas non plus qu’ils sont terriblement bons musiciens, on a vu techniquement mieux. Mais, je ne sais pas, quelque chose passait, un courant, une idée, oui, une émotion, voilà.

Par exemple, quand ils ont commencé leur chanson Crime passionnel, qui détaille un meurtre comme vous pouvez l’imaginer, lectorat perspicace que j’aime, et qu’ils ont demandé à la foule de taper des mains, j’ai failli dire que ça avait pas beaucoup de classe (ce qui, objectivement, n’est pas trop dans le champ, admettez), mais je me suis retenu, parce que la toune m’a fait vibrer. Vraiment.

Bon, je garde certaines réserves envers un band qui utilise (sans vergogne!) une flûte traversière, je pensais que c’était illégal depuis environ 1986, mais hein, y’a pire. Comme Ale Dee, que j’ai vu en partant de Lila Dit Ça l’autre jour, et qui avait 4 danseuses avec des t-shirts bédaine avec des numéros écrits dessus (clairement au sharpie cheap, mais se voulant rappeler des numéros de jerseys sportifs) et un guitariste à la Kevin Rudolf, bienvenue au Beach Club. Une petite flûte traversière, bon, c’est pas glorieux, on peut dire qu’on préférerait qu’elle ne soit pas là, mais c’est toujours moins pire qu’un guitariste avec une casquette-tuque pis des poupounes en t-shirts homemade style Canadiens dans un show de rap.

Mais, à date, Été 67 reste le band qui m’aura le plus surpris des Francos. Sur album, je n’ai absolument aucune idée de ce que ça donne (Oliviande semble peu convaincu), mais ceux qui les verront en première partie de Catherine Ringer ce soir seront gâtés, garanti.

Parenthèse namedrop, j’étais en train de jaser avec un des programmateurs du festival quand une demoiselle est venue lui demander s’il avait dix piastres, parce que la fille en question avait juste un vieux 10 à moitié déchiré, et que « ça se fait pas, donner ça à Catherine Ringer pour son per diem ». J’ai donc, gentleman que je suis, sorti deux cinq de ma poche, et en échange pour un dix tout décrépit, permis à madame Mitsouko de profiter de sa soirée, j’imagine, en tous cas, Catherine Ringer a mon dix piastres. Voilà.

Après ça, c’était l’heure de se préparer pour Malajube, le show le moins secret du festival.

Vous le savez, je suis un sucker pour les shows de Malajube, je pense que je les ai tous vus depuis au moins les cinq dernières années. En tous cas, tous ceux qui avaient lieu à Montréal.

Le show du lancement de la Caverne était quelque chose. Le show secret de la fête de Dare To Care était moyen. C’est inégal, Malajube, en show. Ça dépend.

Hier soir, boys and girls, si vous étiez ailleurs qu’à l’Astral, vous avez manqué un hostie de bon concert de rock. Leur meilleur depuis longtemps. Les gars étaient en forme, la setlist était parfaite, la musique était tout simplement prête à entrer par les oreilles, assaillir le cerveau et faire de toi sa bitch.

Tu vois à travers moi

Tu vois à travers moi

Littéralement, un show parfait.

J’en reviens pas encore. Les jams ont duré juste assez longtemps, la folie s’est pas étiré à en devenir plate ou dérangeante, les hits n’ont pas pris le dessus sur l’oeuvre, la profonde, inhérente beauté de Malajube s’est déployée en tous sens pour faire de ce concert une expérience mémorable en tous points.

À la fin, j’exagère pas:

Je. Suis. Sans. Mot.
13 June, 2011 11:36 pm via Twitter for AndroidReplyRetweetFavorite
@ericsamson
Eric Samson

C’était de même.

On a fini par se ramasser au Shag, où c’était la soirée Dare To Care, avec Alex Ortiz de We Are Wolves (que j’ai manqué), Jimmy Hunt et Team Panache aux platines. Une soirée où la musique a résonné plus que d’habitude, peut-être parce que j’étais dans ce mood-là aussi, mais en tous cas.

Une ben belle veillée.

Aujourd’hui c’est la fête à Maman Samson, alors je risque d’arriver pas mal flush pour Sunny Duval, et ce sera mon seul show. On verra.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé francos

Post-Rigodon, poutine et un presque-finger: Francos jours 1 (suite et fin), 2 et pas 3

juin13
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

Mea culpa, je n’ai pas été un très bon festivalier ce weekend. (Ni un très bon blogueur, comme vous voyez.)

Je résume, tout de même, parce que c’est ce que j’ai dit que j’allais faire. Et que je suis un homme de parole, moi.

Alaclair Ensemble, le « post-rigodon du Bas-Canada ». Une joyeuse bande qui ownent la scène, comme fou. Je pense que pour avoir plus de fun sur une scène gratuite dans un festival, ça prend une dérogation spéciale.

C’est vraiment ça que j’en retiens. Bon, il était un peu tard, j’ai rencontré trop de gens au show pour vraiment porter attention à tout ce qui se passait devant moi. Il me reste des flashes: commencer avec le Ô Canada version Alaclair, Maybe Watson qui fait Peau de Serpent (avec ce qui restera toujours une des lignes les plus romantiques de l’histoire du rap, « Y’a beaucoup de femmes dans ma vie mais y’a juste une place sur mon bike » non mais avouez, mesdemoiselles, que votre coeur fond comme une motte de beurre dans une poêle), entendre quelqu’un qui dit « on dirait une parodie de Loco Locass » et trouver ça un peu harsh, vraiment.

(Je pense que ça tient à la technique que j’appelle, même si elle a certainement un autre nom que je ne connais pas, « le rap Beastie BOYS« , soit finir sa phrase avec un mot que tout le monde dit enSEMBLE, et c’est comme ça que ça fait du PUNCH. J’ai déjà passé une semaine à parler comme ça avec Anne Laguë, c’est fort divertissant, vous essaierez pour voir. En tous cas, c’est plus drôle que de parler en Omnikrom c’est à dire en changeant d’intonation toutes les syllabes, faire ça dans la vraie vie, ça finit par gosser les gens, je vous en passe un papier.)

Aussi, c’était visiblement le 10 juin 2011, journée internationale des reprises. Après en avoir entendu quelques unes qui étaient, disons, moyennes (Orange Orange et J’ai vu de Niagara, et la susmentionnée Tandem par Marie-Mai et Lulu Hughes), ça a fait du bien de voir un cover qui en valait la peine. Et ton coeur d’enfant n’a pas le choix de sauter un peu quand un crou de 8 jeunes gensses ressortent leur sharp à l’os pour te faire la chanson-thème de Watatatow. Tsé, complètement débile.

Le mythe fondateur de l’appréciation du rap au Québec pour la génération 25-32.

Ou j’y connais rien. Possible également.

Bref, du ben gros plaisir joual-style et un album gratis que tu devrais avoir dans ton mp3 lecteur pour les jours où tu veux swagger avec la vie.

Direction le Montreal Pool Room pour refaire le plein de carbs avec possibilement la 2e meilleure poutine en ville, et c’est le Shag qui nous attend avec le DJ set de Seba. Du Claude François en masse, et la seule fois (je pense, ever, dans l’Histoire avec un h majuscule) où on danse sur du Britney Spears aux Francos. La foule commence à être un peu too much, c’est pas mal tassé. Je vais aux toilettes sans penser que l’autre bord de la porte c’est Loco Locass qui n’a pas encore fini, j’arrive à temps pour Libérez-nous des libéraux, aka la chanson à message qui a le moins fonctionné ever, et je prends quand même ce cliché où une silhouette de main a une force symbolique quelque chose qu’on croirait être un finger mais qui n’en est pas un, finalement.

Libérez-nous du doigt

Libérez-nous du doigt

Et se rendre compte que malgré ce que j’ai overheard plus tôt, c’est pas mal plus Loco Locass qui font une parodie d’Alaclair, ces temps-ci. Le petit speech anti-Charest au début de la toune, je sais pas combien de fois ils ont dû le dire, sérieux, mais il serait peut-être temps de passer à autre chose. Et quand je dis « autre chose », je ne veux certainement pas parler d’une toune contre le suicide avec des violons dark et un clip dans un gymnase avec des hoodies.

Anyways. Après ça je suis rentré, parce qu’il faisait chaud, humide et tassé dans le petit Shag.

Le lendemain, j’ai dû choker presque tout pour cause de party de fête d’une amie, mais j’ai quand même eu la présence d’esprit d’aller voir Lila Dit Ça, et j’ai trouvé ça ben ben swell. J’arrive toujours pas à saisir exactement ce qui fait que j’les aime ben, eux autres, parce qu’objectivement c’est pas tant spécial, faut se le dire. C’est du montreal-indie comme beaucoup d’autres en font, mais je sais pas, ils ont un petit quelque chose que j’apprécie, alors on se pose pas trop de questions et on se laisse embarquer. (Mention spéciale au chanteur pour son look Noel Gallagher circa 1998.)

Par contre, jour 3, j’ai rien vu de rien rien. Resté emmitoufflé dans les couvertes à regarder le Grand Prix qui a duré quatre heures (et qui a donné la meilleure course de la saison, Amir Khadir be damned). Pris l’excuse de la météo pour me déculpabiliser, mais la vérité vraie c’est qu’à part Géraldine, y’avait pas grand chose qui m’intéressait, alors j’ai décidé d’être économe de l’Opus et de ne pas bouger.

Ce soir, par contre, je me rattrape: Caloon Saloon, Été 67, et la « surprise » (j’ai envie de mettre des plus gros guillemets que ça, tout le monde le savait, franchement) de Malajube à l’Astral. Peut-être un tour au Shag après pour la soirée Dare To Care, j’ai bien hâte de voir ce que Carl-Éric Hudon va nous sortir de sa caisse de vinyles.

Je vous tweete ça live, aussi, hein. Si vous n’en pouvez plus d’attendre mes oh-so-pertinents comptes-rendus, c’est par ici pour le en-direct.

Une petite annonce en finissant: CISM est toujours en direct du site des Francos entre 16h et 19h, alors si vous voulez voir des gens faire de la bonne radio en direct, c’est le moment. En tous cas, la Swompe va être là jeudi, avec des entrevues et des prestations et nos gueules de gagnants.

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé francos

Francos jour 1 partie 1

juin10
2011
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Bon, c’est pas tout, la fine analyse, hein. Des fois, il se passe des affaires, faque on en parle.

Jour 1 des Francofolies aujourd’hui.

(Marjo et ses hommes, hier, ça compte pas.)

Premièrement, je dois féliciter la STM qui m’a permis de partir de Villeray et d’arriver au centre-ville en à peine une heure, après vingt minutes d’attente de la 55 et un métro (I gave up) qui arrête quatre minutes à chaque station. Great stuff, guys. À cause de vous, j’ai manqué Mixmania.

Salle de presse, vin blanc. Rencontrer Oliviande et Vincenot, le directeur de la programmation de CISM qui bronze en habitant en gérant la prog live de la station sur le site du festival.

Se rendre au show de Gabbo. Entendre des trucs fou, comme « Moi j’parle plus d’un Mowgli qui construit une ville avec son sperme mutant » et « tu pourrais vendre d’la glace au pôle Nord, moi j’pourrais vendre d’la glace à d’la glace« . Voir l’Étiquette derrière les platines et qui donne du PFK au monde dans la première rangée pendant Billy Mitchell qui mange un Double Down et qui laisse le baril spinner à 33-et-un-tiers tours par minute sur sa table tournante. Gabbo qui droppe Backstage, on espère voir Jean Bart arriver sur scène, mais non, Jesuis gère ça tout seul comme un chef.

Quelques tounes de son solo plus tard (dont une chanson de « rap chrétien québécois » que Gabbo introduit en notant que « personne a pardonné à Zaché comme Jésus, mais si Jésus peut le faire, tout le monde peut le faire! » ce qui est somme toute formidable), les notes de Brille Brille commencent. Ceux qui me connaissent savent que, avec Achète-moi, c’est ma chanson préférée d’Omnikrom. Et hop, ça défonce, évidemment…. et voilà que Jean Bart arrive sur scène. Folie. Même NSD se peuvent pus.

NSD sur Brille Brille

Maître J et Jeune Chilly Chill se laissent aller

 

Jean Bart reste pour quelques tounes, incluant un Prends une photo avec moi version Matos, et hop, on finit le show avec l’homonyme Je suis Gabbo et ses lignes grandioses comme « J’arrive sur scène debout sur un bison / Pis ce bison-là est debout sur un autre bison ».

Fou. Finalement, en live, ça a pas mal plus de bon sens qu’en mp3, pour vrai.

Retour dans la salle de presse au moment où Marie-Mai embarque sur scène. Je réussis quand même à l’entendre faire un duo avec Lulu Hughes en reprise de Tandem de Vanessa Paradis et je prie bébé Jésus pour que plus jamais quelque chose comme ça ne se reproduise. J’ai aussi pris une belle photo de Marie-Mai et du truck à tacos Grubman.

Direction: Alaclair Ensemble et Séba en DJ set au Shag.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé francos

De Gatineau à LavaLLL

mar15
2011
Laisser un commentaire Par Poulin

Voici une retranscription de l’intégrale de l’entrevue réalisée avec Gatineau pour souligner la sortie de Karaoke King. Pour entendre une partie de l’entretien, il faut écouter la deuxième heure de notre émission de jeudi dernier, accessible en mp3 par ce lien.

M : On est en compagnie de Perceval et de Séba, le noyau de Gatineau — du moins Gatineau au complet sur l’album. Votre nouveau disque s’intitule Karaoké King ; dites-nous ce que vous avez voulu faire avec cet album.

S : On a surtout voulu faire danser le monde, rendre ça joyeux, faire le party, créer la matière première pour des spectacles festifs.

P : Renouer avec nous-mêmes, renouer avec le plaisir, avec le fait de faire de la musique en groupe et remettre la machine en branle. On a quand même été deux ans à pratiquement rien faire ; bon on faisait nos propres affaires chacun de notre côté…

S : Y’a même du monde qui pensaient qu’on n’existait plus… en fait nous autres aussi!

P : Alors c’est ça, on reprend le flambeau et on poursuit nos aventures!

M : Si j’ai bien compris, maintenant, le groupe n’est composé que de vous deux, mais j’imagine qu’en spectacle, vous allez être accompagnés par d’autres gens…?

S : Bin ça a tout le temps été pas mal ça, dès le début on était un duo à la base et on a ajouté des gens avec nous autres. Par exemple Burne Macpherseünde participe beaucoup beaucoup, c’est pratiquement un membre, mais au niveau de la composition, on est les Lennon/McCartney du Québec.

P : C’était comme ça aussi pour le premier disque, c’est juste qu’on y avait laissé plus de place à d’autre gens… Ce disque-ci, c’est Séba et moi qui l’avons fait, y’a Burne qui a fait la batterie et, en quelque sorte, le quatrième membre a été Carl Bastien.

S : CarLLL ! The Magik Doy! The Magik Doy!

P : Cependant, pour la formule live qui va suivre dans les prochains mois, c’est pas nécessairement Carl qui va jouer les claviers, c’est un gars du nom de Martin Lizotte, qui joue avec Hombre et qui a accompagné Daniel Bélanger. C’est un ami — et un fan — de longue date et il fait partie, avec par exemple les membres de Plaster, de notre petite communauté de musiciens. Et peut-être, si on est chanceux, pour les spectacles à grand déploiement, il y aura des voix de demoiselles…

M : Justement, je voulais aborder ce sujet ; il y en avait déjà quelques unes sur le premier album — notamment dans The Christ Is Right –, mais là, sur le nouveau, c’est pratiquement dans une pièce sur deux. J’imagine donc que, pour les spectacles, ça doit être plus difficile au niveau de la logistique…?

P : Bin, c’est sûr que, nous-mêmes, on est capables de chanter, mais pour les spectacles à grand déploiement, on irait vers l’ajout de choristes. En ce qui concerne les shows qui vont venir, ces voix-là vont être « distribuées » à travers tout le groupe, ou sinon la solution qu’on a pour l’instant, c’est l’utilisation de séquences ou du vocoder.

M : Ceux qui ont eu la chance d’écouter votre nouvel album ont assurément remarqué son côté beaucoup plus dansant ; le premier disque était plus jazz, plus rock, avec de la guitare électrique de temps en temps, mais il n’y a plus de guitare sur Karaoké King. Qu’est-ce qui explique ce changement? Ce que vous avez écouté au cours des dernières années?

S : Ouais c’est un peu ça. Moi, j’ai écouté beaucoup de musique dance, beaucoup de radio populaire, de R&B, de hip hop plus conventionnel, j’écoute aussi beaucoup de musique générique en ce moment, alors ma volonté de faire danser les gens vient sûrement de là. Aussi, c’est beaucoup par rapport au spectacle : à chaque fois qu’on arrivait avec les Contes immoraux, les gens trippaient et dansaient, mais on n’arrivait pas à maintenir cette ambiance-là à cause des limites de notre répertoire. En faisant le nouveau disque, on pensait ainsi beaucoup au spectacle, pour lequel il nous manquait certains éléments. Notre but est de mieux permettre au public de participer, d’embarquer dans notre trip en lui permettant de danser. Mais bon, même si la base de la majorité de nos nouvelles chansons est un gros beat dansant, ça ne nous empêche pas de continuer d’expérimenter ; par exemple, avec la chanson « Quelque chose d’urgent nécessite ma présence », tu peux danser dessus mais la bass reste vraiment fucked up.

P : Je ne sais pas si c’est un avis qui est partagé par ceux qui écoutent notre musique, mais je pense que ce disque-là est plus heavy, plus hard que le premier. Il y a une grande énergie violente qui est en quelque sorte intérioriée, mais qui demeure palpable du début à la fin.

S : Si on prend la chanson « Non mais pourquoi tu m’dis tout ça? », elle commence tout doucement, mais y’a quand même une violence qui est comme retenue ; on sent qu’elle pourrait exploser à tout moment, mais elle reste là, latente.

M : Un peu comme « Come Together » des Beatles, que j’ai toujours trouvé très violente mais si, pourtant, musicalement c’est assez « léger ». Y’a comme une énergie qui est là mais qui est difficile à expliquer.

S : Ouais, c’est ça. Tu sais, c’est pas mon groupe préféré et c’est peut-être pas le meilleur exemple, mais la chanson « Tassez-vous de d’là » des Colocs, c’est une chanson super dansante pis festive, tout le monde a dansé là-dessus mais personne a vraiment écouté les paroles, alors quand il s’est suicidé, tout le monde a fait « Oh, il parlait de ça… ». Parlant de violence, y’a plein de gens qui m’ont dit « Ah, y’a pas de MC BrutaLLL sur le disque… », mais une chanson comme « Au natureLLL », c’est la suite de MC BrutaLLL sauf que c’est fait plus doucement. Quand on dit « une main de fer dans un gant de velours », c’est sans doute la meilleure façon de voir le disque ; il y a une violence, mais amenée d’une autre manière, c’est incisif et subtil à la fois.

M : Ça me fait penser à votre rapport à la vulgarité ; dans le premier disque, la vulgarité était souvent pointée du doigt, plusieurs gens disaient « Ah, y’a des tounes que j’aime un peu moins, c’est un peu trash à mon goût… »

P : Ouais, ça nous a pas mal fermé de portes, surtout au Québec…

M : Mais sur le nouvel album, il y en a quand même beaucoup moins ; à la limite, il y a toujours des morceaux comme « Au natureLLL », mais ça demeure moins cru que ce à quoi vous aviez habitué le public.

S : Ouais bin c’est parce que ça sert à rien un moment donné de parler d’affaires trash juste pour parler d’affaires trash. Tsé, on peut faire une toune et dire le mot « plotte », mais c’est super facile et un peu plate ; c’est pas mal plus difficile de l’évoquer sans nécessairement le mentionner aussi clairement. En ce qui concerne le personnage de MC BrutaLLL, en p’tites bobettes avec une cagoule, y’a eu des moments comme aux Francofolies où je voyais passer des parents avec leurs petits enfants qui passaient et je me disais «Ah man, pourquoi je suis de même, pourquoi je fais ça? ». Faut dire que, dans ma vie personnelle, il y a pas mal d’affaires que j’ai réglées, pas mal de démons dont je me suis débarrassé, alors je suis plus pacifique, plus calme qu’avant. Ce n’est donc plus vraiment quelque chose qui m’intéresse ; avant j’utilisais la musique pour canaliser et évacuer la violence qu’il y avait en moi, mais je n’ai plus besoin de faire des chansons comme ça.

M : Faut dire aussi que lors de la sortie du premier album, c’était pas mal dans l’air du temps avec des groupes comme Omnikrom qui avaient pas mal de succès sur la scène rap québécoise. Mais bon, depuis, les choses ont quand même pas mal évolué.

S : Aussi, quand on commençait, si on était arrivés vraiment soft, peut-être que ça aurait moins attiré l’attention des gens, mais quand tu jappes après le monde, ça engendre une réaction plus forte. Prends par exemple un groupe comme Duchess Says ; ils sont vraiment intenses, ils jappent après le monde et ça a rapidement attiré l’attention.

P : Faut dire que Duchess Says c’est quand même un peu extrême, mais c’est en quelque sorte leur marque de commerce. Nous, on a cet élément-là dans notre musique, mais on essaie d’offrir quelque chose de plus diversifié ; tu parlais par exemple de l’influence du jazz, de la profondeur des textes… On voulait s’assurer que le groupe ne se limite pas qu’à l’image projetée par BrutaLLL, même si on ne l’évacue pas complètement. L’idée était d’essayer des nouvelles choses : on avait déjà parlé de craques de seins, alors pourquoi ne pas essayer de simplement parler d’amour?

É : Cet album a été construit en quelque sorte en vase clos…

S : À LavaLLL!

É : En double vase clos alors… Est-ce que c’est ce qui explique l’absence d’apport extérieur, de collaborateurs? C’est quand même quelque chose d’assez rare en rap, notamment au Québec, où y’a toujours un featuring ou deux qui viennent s’ajouter (par exemple Gisèle sur le premier disque).

P : Je pense que c’est davantage une question de manque de temps. En pré-prod on a monté une trentaine de chansons, on a fait le best-of, y’avait des chansons dans ce best-of qui n’étaient pas tout à fait terminées, alors le temps de tout mettre ça en branle, de trouver en quelque sorte le quatrième membre, on a dû faire des choix basés sur l’efficacité. Et de toute façon, dans la dizaine de chansons retenues, il n’y en avait pas une qui sous-entendait l’apport potentiel de quelqu’un d’autre, aucune à propos de laquelle on se disait « Hey on devrait laisser un trou pour un featuring »…

S : Ça aurait été simplement un featuring pour avoir un featuring, pour être vu avec quelqu’un sur ton disque… En général c’est quelque chose qui me gosse, y’a par exemple un certain groupe montréalais dont je ne nommerai pas le nom qui a à peu près un featuring par chanson, alors quand tu vas les voir en spectacle, c’est sûr que t’es déçu parce qu’il manque tel collaborateur, il manque Curtis Mayfield… ouin j’ai presque nommé le groupe…! Mais bon, c’est quelque chose que je trouve plate. Tu sais, travailler avec Gisèle c’était super cool, ça a donné une de mes chansons préférées de Gatineau, sauf qu’on arrivait en show et il manquait toujours quelque chose, alors on voulait être certains que le public ne serait pas déçu lorsqu’il viendrait assister aux spectacles. Et aussi, je pense qu’on essayait de montrer qu’on était capables de faire un disque qui serait vraiment « à nous deux », même si y’a vraiment beaucoup de gens avec qui on aimerait éventuellement collaborer.

P : Ça va venir, ça, en fait, parce qu’on a quand même des visées sur certaines collabos. Tsé on aimerait ça travailler avec Katerine, avec les National Parks… Pour l’instant, les invités ont surtout été au niveau musical ; du côté des voix, y’a eu Marie-Christine Depestre et Dawn Cumberbatch qui font des backvocals. Ce n’est peut-être pas eux qui ont composé les paroles de ce qu’elles chantent, mais elles ont quand même contribué de manière musicale au travail.

S : On est toujours à l’écoute de la chanson : au début j’arrive avec mon texte avec mon attitude « je suis un poète, je suis dont bon », mais si telle ou telle affaire ne fonctionne pas, j’ai pas de problème à ce qu’on l’enlève. Même chose si telle ligne de bass ne marche pas : on l’enlève. On a toujours fonctionné comme ça, en laissant l’ego de côté pour que la chanson fonctionne le mieux possible. Y’a jamais eu de chicane du genre « Ouin bin moi mon riff de bass est vraiment écœurant pis j’vais le mettre pareil ». Par exemple, la chanson « Au natureLLL » : à la base, le texte durait 7 minutes, mais on a coupé pis on a coupé et je comprends que c’est la chose à faire pour que le produit fini soit de meilleure qualité.

M : Au niveau des concerts, qu’est-ce qui s’en vient?

P : Le lancement, avec prestation, est le 16 mars et ça se passe à la Taverne Normand sur Mont-Royal au coin de Chambord.

S : Chambord, Chambord et Linso…

P : Sinon, il y a des dates de festivals de confirmées mais qui ne sont pas encore sorties dans les médias. Mais après le lancement, le premier show de confirmé sera à Terrebonne.

S : Je viens de Terrebonne et j’ai vraiment trop hâte!

É : Parlant de Terrebonne, avec notamment l’arrivée de Scène 1425, est-ce que vous avez l’impression que la scène locale est en train de s’exporter dans les « régions» , de se décentraliser?

S : Oui, c’est parfait comme ça, c’est ce que je disais avec mon blogue sur la « scène bocal » en 2006 ou 2007, il faut sortir de cette vieille dynamique. Tu peux être vraiment populaire quand tu joues au Quai des brumes ou au Divan orange, mais tu traverses le pont et y’a personne qui sait t’es qui à Longueuil même si t’es big à 15 coins de rues. C’est ça qui est bien avec Scène 1425, qui prennent l’espèce d’esprit du Plateau et l’emmènent partout en région. Je pense aussi qu’on fait de la musique, ça va avoir l’air con, pour le monde en région ; moi je trippe là-dessus, j’écoute CKOI et je trouve ça important de pouvoir s’exporter en région et de communiquer avec les gens qui s’y trouvent. On voudrait en quelque sorte représenter Laval et Terrebonne et arrêter d’être un band de Montréal, ce qui finit par m’énerver parce que la scène est trop centrée sur elle-même.

M : Séba, Perceval, merci pour votre temps et bonne chance avec votre excellent album!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cism, entrevue, musique, Poulin - Libellé entrevue, Gatineau, Laval, musique, Perceval, Poulin, Seba

Vie et mort du Rock/Alternatif

fév23
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

Les années ’90 ont marqué la naissance, l’explosion et l’implosion d’un genre musical qui n’existe plus aujourd’hui que sous la forme, de plus en plus désuète, de panneaux de plastique chez les disquaires: le Rock/Alternatif.

Rock/Alternative

N'est-ce pas? (Photo oerendhard1 sur Flickr)

Évidemment, il est facile de prédire un destin similaire à la nomenclature « indie-rock »: le terme est au moins aussi galvaudé que l’était « alternatif » dans les années ’90, et ne veut déjà plus dire grand chose. Il est aussi facile de tomber dans une nostalgie béate de l’ère où Bush avait un X et où Alanis Morissette n’avait pas encore joué Dieu dans un film de Kevin Smith.

Une telle nostalgie serait absurde, évidemment: dès qu’on frappe la trentaine, on est obligé, par la loi, de se rappeler les doux moments où on venait juste d’avoir seize ans, le monde s’ouvrait à nous comme une huître, et Champagne Supernova venait de sortir. (Ouais madame, le single de Champagne Supernova est sorti la journée même de mon seizième anniversaire.) Et de se dire que c’était l’bon temps, pareil. Hum. Newsflash: ce n’est pas parce que t’as fumé ton premier joint en écoutant Sublime et Blind Melon qu’ils sont aussi importants dans la grande histoire musicale de la civilisation occidentale.

Cela dit, la nostalgie de la trame sonore de notre adolescence et de notre entrée à l’âge adulte est tout à fait normale; on appelle ça l’effet CHOM. Mais elle est aussi absolument fausse.

Personnellement, mon groupe préféré des nineties est et restera toujours Oasis. Pourtant, j’ai été un late adopter de britpop, et de musique rock en général: mon éducation musicale a débuté pour vrai en 1994. Auparavant, mon environnement sonore était composé à 95% de musique classique (incluant toutes ses déclinaisons, genre « baroque » et tout le reste). J’ai évidemment eu quelques brefs moments où j’étais « de mon temps », comme quand j’ai reçu, pour ma fête, ma première cassette (Hysteria de Def Leppard), ou quand j’ai acheté Girl you know it’s true de Milli Vanilli, mais en gros, on peut dire que je n’écoutais rien qui datait d’après 1800-quelques.

Et c’est là que Pink Floyd sont venus en show à Montréal, et que je me suis ramassé, suite à une étrange insistance de ma part et à une non moins étrange inconscience de la part de Maman Samson, dans un troisième balcon au Stade Olympique, le 23 mai 1994.

Mind: blown, évidemment. Un kid de 14 ans (qui en paraît 12), qui n’a à peu près rien écouté de plus récent que Vivaldi, se ramasse devant Shine On You Crazy Diamond. Tsé.

On peut dire que c’est là que j’ai compris quelque chose.

J’ai alors commencé à me faire une genre de culture musicale, à retardement. Surtout par le biais de concerts, en fait. Les Stones en décembre de la même année, puis une pléthore d’autres. C’était la folie.

Mais je n’étais pas encore rendu au point où j’écoutais vraiment la musique « actuelle ». Je n’ai, encore à ce jour, jamais possédé Dookie, par exemple.

Arrivé au cégep, quelque part à l’automne 1996, une amie m’a prêté (What’s the Story) Morning Glory.

Illumination.

Oasis

Oasis, le 2e band le plus asshole au monde, après Limp Bizkit. (Photo Andrew Macpherson sur oasisinet.com)

J’ai couru au Sam the record man sur Ste-Catherine pour m’acheter Definitely Maybe, que j’ai usé à la corde, puis j’ai acheté tous les singles d’Oasis qu’ils avaient, et j’ai fait commander les autres. Je voulais tout avoir.

C’est via Oasis que j’ai découvert tout le reste. C’est versus Oasis que j’ai découvert Blur, c’est par une insulte de Noel que j’ai découvert (et détesté très rapidement) Radiohead, bref: c’est eux qui ont été le fil d’Ariane de mon late-blooming univers sonore.

C’est eux qui m’ont vraiment fait aimer la musique.

Pas étonnant, alors, que mon cerveau les place en trame sonore de mes meilleurs moments, dans mes souvenirs.

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que vient tout juste de se conclure, sur l’essentiel A/V Club de The Onion, la passionnante série d’articles relatant la saga de la musique alternative, de 1990 à 1999: Whatever Happened to Alternative Nation? En dix billets (un par année) Steven Hyden raconte, d’un ton mémorable de justesse et d’observations subjectives et personnelles, l’histoire de l’alternatif, des débuts enthousiastes de Lollapalooza au monstrueux Woodstock ’99.

Et son anecdote d’Oasis à elle seule vaut le détour. C’est en 1997 que ça se passe, si vous y tenez.

Non seulement Hyden a écrit dix articles fascinants, mais il les a ponctués de vidéos qui vous replongeront dans vos souvenirs et qui vous rappelleront ce que vous écoutiez (ou pas) dans le temps, avant d’aller pawner vos vieux CD pour vous acheter un six-pack et d’oublier à tout jamais l’existence de Liz Phair.

Ou de Moist.

Allez lire ça. Vous m’en direz des nouvelles.

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé culture, intelligence, internet, journalisme, musique, musique que t'aime, souvenirs

Le Village des Valaire

fév18
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

C’est ainsi qu’est dorénavant baptisée la table de merch de Misteur Valaire. Il faut dire que ça a pas mal changé, du temps où on pouvait à peine acheter autre chose que des g-strings et des copies de Friterday Night. Des vestes, des vinyles, à peu près vingt-huit t-shirts différents, des macarons, enweille.

(À noter que le jeu de mots avait déjà été fait par l’ineffable et visionnaire Joel Martel, dans le Voir Saguenay, en 2008. À noter aussi qu’il clôt son article avec la mention: « À voir si vous aimez Plaster, The Chemical Brothers et St Germain ». Les temps changent.)

Misteur Valaire à la Nuit Blanche 2008

MV à la Nuit Blanche 2008. Ça change, pareil, hein. On est peu de choses. (Photo moi-même)

C’est bien normal. Misteur Valaire ont grandi et grossi, et, en trois ans, sont devenus résolument overground.

Quand on parle de MV, on parle toujours de leur stratégie marketing. Donner sa musique, connecter avec les fans, donner des choses pour les attirer au concert, là où la vraie piasse est faite.

Mais ça, ça marche seulement parce que la qualité est au rendez-vous. Grand déploiement, grosse mise en scène, costumes, effets spéciaux, lasers, la totale. Comme on dit, une grosse, grosse machine.

Ce n’est pas la première fois que je voyais ce show-là, mais il y avait hier quelque chose, je sais trop comment dire, de plus live qu’avant; si je n’avais pas une conscience aiguë du temps qui passe, inexorablement (ça fait ça, vieillir), j’aurais pensé que le show était moins rodé. Imparfait. Quelques petits accrocs techniques, des notes un peu ratées ici et là… mais aussi quelques moments où l’énergie de la scène rendait les choses plus intenses, des instants où, pour utiliser le bon vieux cliché, la magie opérait. Comme si ladite grosse machine MV s’était arrêtée un peu, et qu’on avait davantage profité du moment pour se laisser aller et avoir du fun.

Ça faisait du bien.

Parce que des fois, quand la mise en scène prend le dessus, on peut avoir l’impression de voir des animatronics refaire pour la millième fois un setlist toujours identique.

J’ai un peu l’impression que Valaire s’est laissé déstabiliser, hier soir. Et je préfère de loin une trompette qui manque deux ou trois notes, à un concert sur le pilote automatique.

Mais mon vrai plaisir, je l’ai eu avant et après le concert. Beatmarket en ouverture ont été très forts, mais c’est à l’afteur-party officiel (quel excellent concept, d’ailleurs) que les choses ont vraiment bougé.

PomPe tes PiPes

De gauche à droite, respectivement: PomPe, tes, et PiPes. J'imagine. (photo Igloofest)

Je n’avais jamais vu PomPe tes PiPes (c’est comme ça que ça s’écrit, avec des gros P). Bien que j’écoute pas mal d’électro, je ne suis jamais allé au Piknic (ni à l’Igloofest) et j’admets être complètement perdu devant la nomenclature et les sous-genres qui florissent sous la bannière « musique électronique ». Je ne peux donc pas vous dire si c’était du post-acid ou du jazzcore, hier, mais en tous cas, c’était bon en viarge.

N’étant que très peu versé dans la scène électro montréalaise, je n’ai reconnu que Funky Falz, parce que je l’ai déjà vu être DJ dans des partys (via mmdm) et qu’il fait des mixtapes pour 33mag. Sinon, les noms des autres membres du trio (Archibald Singleton et Tony the Tiger) ne m’étaient pas totalement inconnus, pour les avoir vu passer probablement 300 fois sur divers flyers, communiqués ou annonces de Piknic, soirées électro un peu partout, Salon Officiel etc.

Mais je ne les avais jamais vus, ni entendus. (J’ai découvert depuis quelques trucs d’eux flottant sur internet, entre autres grâce au merveilleux Soundcould du Piknic Elektronik.)

(PomPe tes PiPes à Bande à part, quelque part en 2010.)

Dorénavant, c’est clair que je vais porter plus attention, en tous cas. Parce que des bons DJ, il y en a quand même plusieurs, à Montréal. Mais des DJ qui sont capables, à trois ou quatre reprises pendant une soirée, de te faire dire « AH OUAIN BIEN JOUÉ » et « niiiiiiiiice shiiiiiiiiit » à toi-même, y’en a pas tant. J’ai même passé à ça de lever mon poing dans les airs. Tsé.

Moments forts, ceux dont je me souviens, du moins: Jolene à un moment complètement inattendu, le tease de Justice pendant 2 tounes, et un excellent remix de MV.

Prochaine date pour PomPe tes PiPes: la nuit blanche de Bande à part au Métropolis, le 26 février. Après Karma Atchyka, Fred Fortin, le retour de Groovy Aardvark (chuuut c’est un secret), We Are Wolves, Loco Locass et Holy Fuck. Ça, ça veut dire qu’ils vont jouer pas mal tard-tard-tard.

D’ici là, si quelqu’un se porte volontaire pour m’expliquer la différence entre du French Touch, du minimalist-elctrocrunk et du detroit-tech-house, ou si quelqu’un peut bien me dire de quel courant PTP s’inspire, histoire de m’aider dans ma quête de connaissances sur le merveilleux monde de l’électro, vous savez où me joindre.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé concert, DJ, musique, musique que t'aime, nightlife, nuit blanche, plaisirs, show, spectacle

Les 5 snobismes de la critique musicale montréalaise

fév14
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

Les Inrocks ont publié hier une liste des cinq snobismes de la critique littéraire en France.

C’est très, très bien.

Et ça m’a donné l’idée de transporter ça à la scène musicale montréalaise. Pas que la critique soit mal en point, là… mais on ne peut pas lire le Voir, les blogues du Bang Bang et tout le reste sans remarquer certaines constantes, certains clichés dont on ne se sort pas. C’est comme ça.

Voici donc les 5 snobismes capitaux de la critique musicale montréalaise.

http://www.flickr.com/photos/timlawrenz/2373954264/

1. Montrer un flair incomparable pour dénicher les concerts de groupes qui vont exploser d’ici quelques années.

Il faut toujours avoir toujours vu le premier show hors-garage du band qui gagne aux Francouvertes, quand ils se sont produits au Il Motore en première partie d’un band post-folk de l’Oregon pendant Pop Montréal il y a cinq ans.

Il faut aussi impérativement avoir été là quand Nirvana a fait un show au Foufs. Tous les critiques musicaux qui se respectent à Montréal étaient là, si bien qu’une grenade bien placée en 1991 aurait empêché la fondation même du journal Voir, garanti*.

2. Avoir une opinion contrariante mais ne pas s’en formaliser.

« Kanye West, baillement. » est une critique acceptable pour un album qui a été encensé par la majorité de la presse musicale internationale. Bien qu’il faille nécessairement se fier à Pitchfork pour savoir si on aime ou pas un artiste, on doit, une fois par deux ou trois mois, choisir un album qui a reçu plus de 6,8 sur PF et le descendre en flammes. C’est comme ça qu’on montre qu’on a une opinion personnelle.

3. Ne pas mentionner connaître un artiste personnellement. Jamais.

Bien que la scène locale à Montréal soit composée de moins de gens que la ligue de hockey-bottine de Lachine-Ouest, que tout le monde se tienne dans les mêmes 3 bars et que ce soit toujours les mêmes 75 personnes qui achètent les albums des autres et s’auto-subventionnent, il ne faut jamais dire quelque chose comme « l’autre fois quand j’ai croisé Adamus au Quai des Brumes ». L’illusion de la distance critique est primordiale, sinon les 75 lecteurs vont penser que le prochain article sur Canailles aux Francouvertes va être OMG COPINAGE.

4. N’être que minimalement enthousiasmé par un artiste qui a plus de 140 fans facebook.

C’est très important. Le rôle du critique musical n’est pas de parler de ce que les gens veulent entendre: laissons Arcade Fire (Grammy ou pas), Malajube et Misteur Valaire à La Presse. Ce qui est important, c’est un band qui peine à attirer plus de fans qu’il a de cousins à la Sala Rossa. Ceci dit, il est aussi important d’avoir ses chouchous, un groupe qui est devenu quasiment mainstream mais qu’on s’accorde quand même le droit d’apprécier. En ce cas, il faut mentionner qu’ils sont « toujours aussi bons » (et/ou « pertinents ») ou que ça nous « rappelle leurs débuts ». (Exemple safe: les Breastfeeders. Exemple non-safe: les Cowboys Fringants.)

5. Ne jamais, jamais parler de Malajube.

Même si on attend le nouvel album plus excité qu’une bande de fillettes qui attendent Justin Bieber devant MuchMusic. Au pire, on peut s’en servir comme headline pour attirer les lecteurs, mais « La nouvelle galette du groupe de Sorel est débarquée dans les bacs la semaine passée, mais parlons plutôt du 7 » du nouveau projet post-ambient du bassiste de Mumford And Sons » est le genre de phrase qu’on vise, ici.

-

Avant de recevoir des emails de bêtises: je ne cible personne. Ce sont des constats généraux; je suis moi-même coupable de la majorité de ceux-ci, et je suis probablement juste jaloux de pas avoir été aux Foufs pour voir Nirvana.

-

* Je sais bien que Voir a été fondé en 1986. C’est une figure de style.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé cabotinage, intelligence, manque de respect, médias, méta, on veut ton bien

Vrac de fin d’année

déc29
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Je ne vous apprends rien, c’est le temps des rétrospectives.

Comme à chaque année depuis 2007, DJ Earworm nous offre son mashup des 25 chansons qui ont été au top du palmarès pop du Billboard. Toujours réalisé avec grande maîtrise. C’est comme une version intéressante du « montage de l’année » de CKOI.

Si vous voulez vous rappeler les bons et moins bons coups de 2007, 2008 et 2009, vous n’avez qu’à vous faire aller la souris par là.

Tant qu’à parler de tops, on m’a demandé de faire partie du GRBM (Grand Recueil de Bonne Musique), qui paraît depuis 2004, en collaboration avec 33mag. Si vous voulez vous insurger de mon grave manque de goût, c’est par ici que ça se passe. Je vous suggère aussi de prendre le temps de lire les tops des 49 autres participants, vous risquez de faire de belles découvertes.

Si vous devez faire pas mal de route pour aller dans/revenir de vos partys, vous serez peut-être heureux de voir que CBC Radio 3 (le cousin anglo de Bande à part, si on veut) a lancé une série de podcasts/mixtapes préparés par des DJs d’ici. Le premier épisode, réalisé par les Small Town DJs de Calgary, n’est pas piqué des vers. La tracklist est folle.

Et puisqu’on l’aime toujours autant, (et que des fois ça prend plus que soixante-quelques minutes pour se rendre quelque part), ce serait très mal d’omettre le mixtape que Lunice a réalisé pour Safewalls, un projet du Cirque du Soleil. Le site a des fois de la misère à télécharger, mais ça en vaut grandement la peine, ne serait-ce que pour le remix de Ej savais pas mieux de Radio Radio que notre crunker montréalais nous sert vers la toute fin. D’ailleurs, je sais pas pourquoi il y a si peu de remixes de Radio Radio, me semble, ça vaudrait la peine, non?

En tous cas. Get to it, DJs montréalais.

Y’a aussi la classique émission des tops de CISM que vous avez peut-être manquée. Si c’est le cas, voici votre occasion d’écouter les deux tops-50 (franco et anglo/instru) de La Marge, featuring plein de vos animateurs favoris.

Mais pas moi. J’étais blessé.

Je vais mieux, là, merci.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé Actualités, émission, cism, DJ, internet, mixtape, mp3, musique, musique que t'aime, nouveautés musicales, podcast, Samson, vidéo, YouTube

Bonnes choses de Noël: La farce!

déc29
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Vous savez peut-être que, moi personnellement, la partie que j’aime le plus de la dinde, c’est la farce. On a d’ailleurs déjà donné la recette de la fameuse farce de Maman Samson en ondes, à Noël 2009. Et les lignes n’avaient pas dérougi pendant des heures pour qu’on redise la recette.

Cette fois-ci, on va vous la faire pour vrai, avec photos et tout. Vous allez vous régaler.

Voici donc, pour votre dinde des fêtes:

La farce de Maman Samson

La farce: résultat final

La farce: résultat final

Ingrédients

  • 1/2 tasse de beurre
  • 1 gros oignon, haché
  • 2 tasses de céleri, haché, avec feuilles
  • 10 tasses de dés de pain frais (Pour du pain tranché « normal », 1 tranche = à peu près 1 tasse)
  • 1 c. à soupe de sauce Worcestershire
  • 1 c à soupe de sarriette déshydratée (si votre sarriette est fraîche, multipliez par 3)
  • 1/2 c à thé de sel
  • 1/2 c à thé de poivre noir fraîchement moulu
Maman Samson qui coupe le pain

Maman Samson qui coupe le pain

Préparation

Préliminaires: n’oubliez pas de retirer les abattis de la dinde et d’en rincer la cavité, puis de l’éponger

  1. Dans une casserole, combiner le beurre, l’oignon et le céleri. Faire sauter à feu moyen jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
  2. Les retirer du feu et les combiner avec la sauce Worcestershire, la sarriette, le sel et le poivre.
  3. Mettre les dés de pain dans un grand bol.
  4. Ajouter le mélange de légumes et d’épices et bien mélanger le tout.
  5. Farcir le corps et le gosier de votre dinde avec le mélange.
On fourre

Sans commentaire

Assurez-vous de bien trousser votre dinde: plus elle est compacte, plus sa cuisson sera uniforme. (Ramenez les cuisses et les ailes le plus près possible du corps, par exemple.)

Pour ce qui est de la dinde comme telle, il suffit de la faire cuire à 375° pendant 45 minutes, puis à 325° jusqu’à ce qu’elle soit cuite, en arrosant fréquemment. Si vous avez un thermomètre à viande, la température devrait atteindre 190°; si vous êtes plus rustiques, la dinde est prête quand on peut saisir le pilon et détacher facilement la cuisse.

Pour une dinde de 6 à 8 livres (2.75 à 3.50 kg), 3 à 4 heures; de 8 à 12 livres (3.50 à 5.50 kg), 4 à 5 heures; de 12 à 16 livres (5.50 à 7.25 kg), 5 à 6 heures; de 16 à 20 livres (7.25 à 9 kg), 6 à 7h30; de 20 à 24 livres (9 à 11 kg), 7h30 à 9 heures.  (via recettes.qc.ca)

Laisser reposer votre dinde 15 minutes environ après la cuisson, recouverte d’une feuille d’aluminium.

La dinde, farcie

Quand c'est fini, ça a l'air à peu près de ça

Voilà! C’est comme ça que Maman Samson fabrique la meilleure farce ever.

Et c’est ce qui fait que j’ai mangé 3 assiettes de plus que prévu le soir du 25.

Et que vous pourrez en faire autant pour le réveillon du jour de l’an si vous voulez.

Vous pourrez pas dire qu’on est pas gentils avec vous.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé bonnes choses dans yeule, crissement sweet, fierté, on veut ton bien, volaille

La Swompe de Noël!

déc23
2010
1 Commentaire Par Éric Samson

Première heure: Noël!

Les Froeurs – Clancher Noël (Téléchargement gratuit)
Julian Casablancas – I Wish It Was Christmas Today
Asobi Seksu –  Merry Christmas (I Don’t Want To Fight)
Sonic Youth – Santa Doesn’t Cop Out On Dope (Stream gratuit)

Nos tops films de l’année

Fucked Up featuring Andrew W.K., Bob Mould, David Cross, Ezra Koenig, GZA, Kevin Drew, Kyp Malone, Tegan And Sara & Yo La Tengo – Do They Know It’s Christmas?
Pedo Pedro et ses enfants – Le Père Noël arrive ce soir (Party de bureau mix)
Les Résidus Plasmiques – Le Noël d’une calotte (un char!) (Téléchargement gratuit)
Géraldine – Lance le sapin à Géraldine (Stream gratuit)
Parlovr – I’m Santa (Téléchargement gratuit via Anne Laguë)

Nos tops concerts de l’année

Adam Walto – Deck The Halls (Stream gratuit)
Royksöpp – Minuit, Chrétiens
Orange Orange – Maman embrasse le Père Noël (Téléchargement gratuit)
3 Gars su’l sofa – C’est Noël (Téléchargement gratuit)

Dan Foley – Passe moi un sapin (Stream gratuit)
Otarie – Baby, y fait frette dehors (Stream gratuit)

Deuxième heure: Musique gratuite et légale!

MGMT – Flash Delirium (Téléchargement gratuit)
Alaclair Ensemble – Viande de chval (Téléchargement gratuit)
Misteur Valaire – Brandon Marlow (Téléchargement gratuit / Payez ce que vous voulez)
Big Boi / The Black Keys – Black Bug (Téléchargement gratuit)

Notre top des sujets de conversation de l’année

Best Coast – Boyfriend (Téléchargement gratuit)
Navet Confit – La Radio (Part I) (Téléchargement gratuit)
The National – Bloodbuzz Ohio (Téléchargement gratuit)
Grenadine – Pleurer sur ton bras (Téléchargement gratuit)

Notre top gustatif de l’année

Jesuslesfilles – Mon violon (Téléchargement gratuit / Payez ce que vous voulez)
Johnnie Condor – Courage Johnnie (Téléchargement gratuit)
Moussette – Feuilles vertes (Téléchargement gratuit)
Carl-Éric Hudon – Douce canaille, tu me manques (Téléchargement gratuit)

Remix: Arcade Fire – We Used To Wait (Krusha remix) (Téléchargement gratuit)

Rappel: La musique de fond de nos micros provient de l’album The Singing Saw At Christmas Time de Julian Koster.

Bonus track: Nos quotas ne nous permettaient malheureusement pas de refaire jouer ce classique du temps des fêtes, alors nous vous l’offrons ici: les excellents Decemberists qui reprennent une merveille de John Denver, Please Daddy Don’t Get Drunk (This Christmas). C’est notre cadeau à vous.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Joyeuses fêtes!

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.

Jazz mon bus (Le transport en commun c’est mieux pour l’environnement)

déc21
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

On n’est pas des grands fans de jazz à La Swompe (on laisse ça à l’émission juste avant nous). Par contre, on a un faible pour Lunice, qui est clairement le DJ de crunk officiel de ma vie.

Lunice

On l'aime tant.

Alors je suis resté bête un peu quand j’ai vu que sa dernière collaboration avec les rappers The Jealous Guys s’appelait Bus Stop Jazz.

Je l’ai quand même downloadée, parce qu’un mp3 gratis écrit Lunice dessus, on passe pas à côté de ça.

Turns out que la toune est FOLLE. Jazzy et folle. Si vous cherchiez un moyen d’intégrer du Lunice dans votre playlist de souper de Noël en famille, voilà une chose de réglée.

Et vu que la fin décembre c’est la saison du partage, mes jolies, je vous gâte.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Lunice & The Jealous Guys – Bus Stop Jazz

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Libellé gratis, mp3, musique, musique que t'aime, on veut ton bien, plaisir, Samson
« Billets plus anciens

Mots-clefs

arts visuels cabotinage choqué cinéma cism concert critique culture déambulations mondaines décadence développement urbain entrevue francos humidité intelligence internet La Swompe littérature Livres manque de respect Marie-Hélène mise à jour mp3 musique musique que t'aime médias nightlife on veut ton bien optimisme démesuré Opération Culturons Stephen osheaga party plaisir plaisirs Poulin radio Samson show spectacle swompe télé vidéo YouTube éditorial émission

La Swompe Twitte

  • Canailles seront à SXSW. Wow. 1 week ago
  • Meilleure nouvelle de l'année. RT @AUXTV: I Mother Earth announce reunion show http://t.co/olmedZPO 1 week ago
  • RT @TheophilusL: A very Rare christmas song - "Purple Snowflakes" http://t.co/6636NbgV | ⛄HPPY HLDYS⛄ 2011-12-24
  • Who the hell is Alexis Jenni? 2011-11-03
  • Un mixtape de CFCF! http://t.co/MTyaRO06 2011-11-01
  • More updates...

Posting tweet...

Powered by Twitter Tools

Blogroll

  • Chantal Guy
  • CISM
  • Front froid
  • La Pimbêche
  • Le dernier kilomètre
  • Midnight Poutine
  • Oncle Lester
  • P45
  • Panorama
  • Podmodernisme
  • Roger Ravager
  • Spacing Montréal
  • Stereogum
  • The Book Bench
  • Ton Petit Lait

Méta

  • Connexion
  • Flux RSS des articles
  • RSS des commentaires
  • WordPress.org

EvoLve theme by Theme4Press  •  Powered by WordPress La Swompe
Le marécage de la culture