• Accueil
  • Quossé, la Swompe?
  • Vos hôtes
  • Collaborateurs
  • Boutique
  • Rien
SUIVEZ-NOUS

Billets dans la catégorie Poulin

De Gatineau à LavaLLL

mar15
2011
Laisser un commentaire Par Poulin

Voici une retranscription de l’intégrale de l’entrevue réalisée avec Gatineau pour souligner la sortie de Karaoke King. Pour entendre une partie de l’entretien, il faut écouter la deuxième heure de notre émission de jeudi dernier, accessible en mp3 par ce lien.

M : On est en compagnie de Perceval et de Séba, le noyau de Gatineau — du moins Gatineau au complet sur l’album. Votre nouveau disque s’intitule Karaoké King ; dites-nous ce que vous avez voulu faire avec cet album.

S : On a surtout voulu faire danser le monde, rendre ça joyeux, faire le party, créer la matière première pour des spectacles festifs.

P : Renouer avec nous-mêmes, renouer avec le plaisir, avec le fait de faire de la musique en groupe et remettre la machine en branle. On a quand même été deux ans à pratiquement rien faire ; bon on faisait nos propres affaires chacun de notre côté…

S : Y’a même du monde qui pensaient qu’on n’existait plus… en fait nous autres aussi!

P : Alors c’est ça, on reprend le flambeau et on poursuit nos aventures!

M : Si j’ai bien compris, maintenant, le groupe n’est composé que de vous deux, mais j’imagine qu’en spectacle, vous allez être accompagnés par d’autres gens…?

S : Bin ça a tout le temps été pas mal ça, dès le début on était un duo à la base et on a ajouté des gens avec nous autres. Par exemple Burne Macpherseünde participe beaucoup beaucoup, c’est pratiquement un membre, mais au niveau de la composition, on est les Lennon/McCartney du Québec.

P : C’était comme ça aussi pour le premier disque, c’est juste qu’on y avait laissé plus de place à d’autre gens… Ce disque-ci, c’est Séba et moi qui l’avons fait, y’a Burne qui a fait la batterie et, en quelque sorte, le quatrième membre a été Carl Bastien.

S : CarLLL ! The Magik Doy! The Magik Doy!

P : Cependant, pour la formule live qui va suivre dans les prochains mois, c’est pas nécessairement Carl qui va jouer les claviers, c’est un gars du nom de Martin Lizotte, qui joue avec Hombre et qui a accompagné Daniel Bélanger. C’est un ami — et un fan — de longue date et il fait partie, avec par exemple les membres de Plaster, de notre petite communauté de musiciens. Et peut-être, si on est chanceux, pour les spectacles à grand déploiement, il y aura des voix de demoiselles…

M : Justement, je voulais aborder ce sujet ; il y en avait déjà quelques unes sur le premier album — notamment dans The Christ Is Right –, mais là, sur le nouveau, c’est pratiquement dans une pièce sur deux. J’imagine donc que, pour les spectacles, ça doit être plus difficile au niveau de la logistique…?

P : Bin, c’est sûr que, nous-mêmes, on est capables de chanter, mais pour les spectacles à grand déploiement, on irait vers l’ajout de choristes. En ce qui concerne les shows qui vont venir, ces voix-là vont être « distribuées » à travers tout le groupe, ou sinon la solution qu’on a pour l’instant, c’est l’utilisation de séquences ou du vocoder.

M : Ceux qui ont eu la chance d’écouter votre nouvel album ont assurément remarqué son côté beaucoup plus dansant ; le premier disque était plus jazz, plus rock, avec de la guitare électrique de temps en temps, mais il n’y a plus de guitare sur Karaoké King. Qu’est-ce qui explique ce changement? Ce que vous avez écouté au cours des dernières années?

S : Ouais c’est un peu ça. Moi, j’ai écouté beaucoup de musique dance, beaucoup de radio populaire, de R&B, de hip hop plus conventionnel, j’écoute aussi beaucoup de musique générique en ce moment, alors ma volonté de faire danser les gens vient sûrement de là. Aussi, c’est beaucoup par rapport au spectacle : à chaque fois qu’on arrivait avec les Contes immoraux, les gens trippaient et dansaient, mais on n’arrivait pas à maintenir cette ambiance-là à cause des limites de notre répertoire. En faisant le nouveau disque, on pensait ainsi beaucoup au spectacle, pour lequel il nous manquait certains éléments. Notre but est de mieux permettre au public de participer, d’embarquer dans notre trip en lui permettant de danser. Mais bon, même si la base de la majorité de nos nouvelles chansons est un gros beat dansant, ça ne nous empêche pas de continuer d’expérimenter ; par exemple, avec la chanson « Quelque chose d’urgent nécessite ma présence », tu peux danser dessus mais la bass reste vraiment fucked up.

P : Je ne sais pas si c’est un avis qui est partagé par ceux qui écoutent notre musique, mais je pense que ce disque-là est plus heavy, plus hard que le premier. Il y a une grande énergie violente qui est en quelque sorte intérioriée, mais qui demeure palpable du début à la fin.

S : Si on prend la chanson « Non mais pourquoi tu m’dis tout ça? », elle commence tout doucement, mais y’a quand même une violence qui est comme retenue ; on sent qu’elle pourrait exploser à tout moment, mais elle reste là, latente.

M : Un peu comme « Come Together » des Beatles, que j’ai toujours trouvé très violente mais si, pourtant, musicalement c’est assez « léger ». Y’a comme une énergie qui est là mais qui est difficile à expliquer.

S : Ouais, c’est ça. Tu sais, c’est pas mon groupe préféré et c’est peut-être pas le meilleur exemple, mais la chanson « Tassez-vous de d’là » des Colocs, c’est une chanson super dansante pis festive, tout le monde a dansé là-dessus mais personne a vraiment écouté les paroles, alors quand il s’est suicidé, tout le monde a fait « Oh, il parlait de ça… ». Parlant de violence, y’a plein de gens qui m’ont dit « Ah, y’a pas de MC BrutaLLL sur le disque… », mais une chanson comme « Au natureLLL », c’est la suite de MC BrutaLLL sauf que c’est fait plus doucement. Quand on dit « une main de fer dans un gant de velours », c’est sans doute la meilleure façon de voir le disque ; il y a une violence, mais amenée d’une autre manière, c’est incisif et subtil à la fois.

M : Ça me fait penser à votre rapport à la vulgarité ; dans le premier disque, la vulgarité était souvent pointée du doigt, plusieurs gens disaient « Ah, y’a des tounes que j’aime un peu moins, c’est un peu trash à mon goût… »

P : Ouais, ça nous a pas mal fermé de portes, surtout au Québec…

M : Mais sur le nouvel album, il y en a quand même beaucoup moins ; à la limite, il y a toujours des morceaux comme « Au natureLLL », mais ça demeure moins cru que ce à quoi vous aviez habitué le public.

S : Ouais bin c’est parce que ça sert à rien un moment donné de parler d’affaires trash juste pour parler d’affaires trash. Tsé, on peut faire une toune et dire le mot « plotte », mais c’est super facile et un peu plate ; c’est pas mal plus difficile de l’évoquer sans nécessairement le mentionner aussi clairement. En ce qui concerne le personnage de MC BrutaLLL, en p’tites bobettes avec une cagoule, y’a eu des moments comme aux Francofolies où je voyais passer des parents avec leurs petits enfants qui passaient et je me disais «Ah man, pourquoi je suis de même, pourquoi je fais ça? ». Faut dire que, dans ma vie personnelle, il y a pas mal d’affaires que j’ai réglées, pas mal de démons dont je me suis débarrassé, alors je suis plus pacifique, plus calme qu’avant. Ce n’est donc plus vraiment quelque chose qui m’intéresse ; avant j’utilisais la musique pour canaliser et évacuer la violence qu’il y avait en moi, mais je n’ai plus besoin de faire des chansons comme ça.

M : Faut dire aussi que lors de la sortie du premier album, c’était pas mal dans l’air du temps avec des groupes comme Omnikrom qui avaient pas mal de succès sur la scène rap québécoise. Mais bon, depuis, les choses ont quand même pas mal évolué.

S : Aussi, quand on commençait, si on était arrivés vraiment soft, peut-être que ça aurait moins attiré l’attention des gens, mais quand tu jappes après le monde, ça engendre une réaction plus forte. Prends par exemple un groupe comme Duchess Says ; ils sont vraiment intenses, ils jappent après le monde et ça a rapidement attiré l’attention.

P : Faut dire que Duchess Says c’est quand même un peu extrême, mais c’est en quelque sorte leur marque de commerce. Nous, on a cet élément-là dans notre musique, mais on essaie d’offrir quelque chose de plus diversifié ; tu parlais par exemple de l’influence du jazz, de la profondeur des textes… On voulait s’assurer que le groupe ne se limite pas qu’à l’image projetée par BrutaLLL, même si on ne l’évacue pas complètement. L’idée était d’essayer des nouvelles choses : on avait déjà parlé de craques de seins, alors pourquoi ne pas essayer de simplement parler d’amour?

É : Cet album a été construit en quelque sorte en vase clos…

S : À LavaLLL!

É : En double vase clos alors… Est-ce que c’est ce qui explique l’absence d’apport extérieur, de collaborateurs? C’est quand même quelque chose d’assez rare en rap, notamment au Québec, où y’a toujours un featuring ou deux qui viennent s’ajouter (par exemple Gisèle sur le premier disque).

P : Je pense que c’est davantage une question de manque de temps. En pré-prod on a monté une trentaine de chansons, on a fait le best-of, y’avait des chansons dans ce best-of qui n’étaient pas tout à fait terminées, alors le temps de tout mettre ça en branle, de trouver en quelque sorte le quatrième membre, on a dû faire des choix basés sur l’efficacité. Et de toute façon, dans la dizaine de chansons retenues, il n’y en avait pas une qui sous-entendait l’apport potentiel de quelqu’un d’autre, aucune à propos de laquelle on se disait « Hey on devrait laisser un trou pour un featuring »…

S : Ça aurait été simplement un featuring pour avoir un featuring, pour être vu avec quelqu’un sur ton disque… En général c’est quelque chose qui me gosse, y’a par exemple un certain groupe montréalais dont je ne nommerai pas le nom qui a à peu près un featuring par chanson, alors quand tu vas les voir en spectacle, c’est sûr que t’es déçu parce qu’il manque tel collaborateur, il manque Curtis Mayfield… ouin j’ai presque nommé le groupe…! Mais bon, c’est quelque chose que je trouve plate. Tu sais, travailler avec Gisèle c’était super cool, ça a donné une de mes chansons préférées de Gatineau, sauf qu’on arrivait en show et il manquait toujours quelque chose, alors on voulait être certains que le public ne serait pas déçu lorsqu’il viendrait assister aux spectacles. Et aussi, je pense qu’on essayait de montrer qu’on était capables de faire un disque qui serait vraiment « à nous deux », même si y’a vraiment beaucoup de gens avec qui on aimerait éventuellement collaborer.

P : Ça va venir, ça, en fait, parce qu’on a quand même des visées sur certaines collabos. Tsé on aimerait ça travailler avec Katerine, avec les National Parks… Pour l’instant, les invités ont surtout été au niveau musical ; du côté des voix, y’a eu Marie-Christine Depestre et Dawn Cumberbatch qui font des backvocals. Ce n’est peut-être pas eux qui ont composé les paroles de ce qu’elles chantent, mais elles ont quand même contribué de manière musicale au travail.

S : On est toujours à l’écoute de la chanson : au début j’arrive avec mon texte avec mon attitude « je suis un poète, je suis dont bon », mais si telle ou telle affaire ne fonctionne pas, j’ai pas de problème à ce qu’on l’enlève. Même chose si telle ligne de bass ne marche pas : on l’enlève. On a toujours fonctionné comme ça, en laissant l’ego de côté pour que la chanson fonctionne le mieux possible. Y’a jamais eu de chicane du genre « Ouin bin moi mon riff de bass est vraiment écœurant pis j’vais le mettre pareil ». Par exemple, la chanson « Au natureLLL » : à la base, le texte durait 7 minutes, mais on a coupé pis on a coupé et je comprends que c’est la chose à faire pour que le produit fini soit de meilleure qualité.

M : Au niveau des concerts, qu’est-ce qui s’en vient?

P : Le lancement, avec prestation, est le 16 mars et ça se passe à la Taverne Normand sur Mont-Royal au coin de Chambord.

S : Chambord, Chambord et Linso…

P : Sinon, il y a des dates de festivals de confirmées mais qui ne sont pas encore sorties dans les médias. Mais après le lancement, le premier show de confirmé sera à Terrebonne.

S : Je viens de Terrebonne et j’ai vraiment trop hâte!

É : Parlant de Terrebonne, avec notamment l’arrivée de Scène 1425, est-ce que vous avez l’impression que la scène locale est en train de s’exporter dans les « régions» , de se décentraliser?

S : Oui, c’est parfait comme ça, c’est ce que je disais avec mon blogue sur la « scène bocal » en 2006 ou 2007, il faut sortir de cette vieille dynamique. Tu peux être vraiment populaire quand tu joues au Quai des brumes ou au Divan orange, mais tu traverses le pont et y’a personne qui sait t’es qui à Longueuil même si t’es big à 15 coins de rues. C’est ça qui est bien avec Scène 1425, qui prennent l’espèce d’esprit du Plateau et l’emmènent partout en région. Je pense aussi qu’on fait de la musique, ça va avoir l’air con, pour le monde en région ; moi je trippe là-dessus, j’écoute CKOI et je trouve ça important de pouvoir s’exporter en région et de communiquer avec les gens qui s’y trouvent. On voudrait en quelque sorte représenter Laval et Terrebonne et arrêter d’être un band de Montréal, ce qui finit par m’énerver parce que la scène est trop centrée sur elle-même.

M : Séba, Perceval, merci pour votre temps et bonne chance avec votre excellent album!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cism, entrevue, La Swompe, musique - Libellé entrevue, Gatineau, Laval, musique, Perceval, Seba

Moment de détente avec M.I.A. et Romain-Gavras (mis à jour)

avr27
2010
3 Commentaires Par Poulin

M.I.A, Born Free from ROMAIN-GAVRAS on Vimeo.

Si vous n’êtes pas familier avec Internet, sachez en premier lieu que les choses s’y passent vite. Ainsi, même si le nouveau clip de M.I.A. a été mis en ligne au courant de la journée, les chances sont bonnes pour que vous l’ayez déjà visionné. Et si par malchance (contextuelle!) vous êtes, en plus, roux, vous avez sans doute déjà fait une razzia au Uniprix pour vous greiller de 2-3 caisses de teinture noire application rapide L’Oréal, en plus de 4-5 gallons de crème autobronzante.

Mais si, contrairement à nous, vous avez une vie et que vous ne passez pas 37 heures par jour sur ledit Internet à la recherche de l’actualité du mois prochain, voici donc l’occasion de prendre une pause de 9 minutes pour visionner le dernier clip/court-métrage signé Romain-Gavras, celui-là même qui nous avait offert il y a deux ans le fascinant clip de « Stress » — mélodique et sensuelle pièce de Justice. Cette fois, c’est « Born Free », nouveau single de M.I.A., qui fait office de trame sonore.

Allez. Regardez. Mais sachez que si vous aviez été troublé par « Stress », vous allez cette fois développer un ulcère — du type qui te perfore l’estomac et emplit le reste de ton corps de sucs digestifs. Plein de plaisir, donc.

Et si vous avez besoin d’un petit remontant post-visionnement, c’est ICI que vous le trouverez.

——————————————————————–

Mise à jour: Le site Brain Magazine viennent de mettre en ligne la lettre de motivation de Romain-Gavras à l’intention d’un organisme subventionnaire. Il y explique sa démarche artistique en intégrant à son texte des trouvailles syntaxiques des plus enthousiasmantes (cliquez sur l’image pour une transcription plus lisible de la lettre):

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cinéma, La Swompe, musique, vimeo - Libellé M.I.A., mines, Romain-Gavras, roux, troublant, vidéoclip, violence

2-22 v.2

mar30
2010
2 Commentaires Par Poulin

Peut-être avez-vous vu, il y a de cela environs 6 mois, les évocations du futur 2-22 Ste-Catherine tel qu’envisagé par Paul Andreu, quasi-starchitecte (pour vous rafraîchir la mémoire, c’est ICI). Montréal était fière; l’édifice qu’elle voulait emblème du Quartier des spectacles serait dessiné par une célébrité et sa construction était imminente (on en avait même fait — dans le cadre des dernières élections municipales — la première pelletée de terre). Côté esthétique, si l’on pouvait légitimement s’enthousiasmer devant la façade de verre de 8 étages, le mur de béton sur St-Laurent avait de quoi rafraîchir nos ardeurs, tout comme le mur sud, dépassant le Club Soda, complètement aveugle. Mais bon… on ne devait pas comprendre le concept…

Toujours est-il que l’érection collective (déjà mi-figue mi-raisin) a perdu de sa vigueur en février dernier, alors que l’on apprenait que le projet d’Andreu était finalement jeté à la poubelle (trop cher) et qu’il serait remplacé par un édifice de 5 étages en brique (pour, disait-on, mieux s’harmoniser avec le patrimoine montréalais… come on!). Parallèlement, on apprenait également que le projet de l’autre côté de la rue tombait à l’eau, Hydro-Québec (qui en aurait été le principal locataire) s’en étant retiré (je reviendrai sur ce projet dans un futur billet). Mettons que le Quartier des spectacles s’enlignait pour être moins glorieux que prévu.

Sauf que…! La semaine dernière sont apparus sur le site du 2-22 de nouvelles évocations, que l’on présente comme les « finales »; le début des travaux est en ce sens prévu pour le 15 mai et l’édifice devrait être complété pour le printemps 2011. On prétend que le montage financier est, cette fois, solide, plus rien n’empêchant désormais le projet d’aller de l’avant. Pour ma part, même si j’étais initialement déçu d’apprendre que la hauteur de l’édifice serait réduite (oui, je suis un skyscraper geek), je dois m’avouer enchanté par ces images qui nous présentent un design plus funky et festif que le précédent, convenant mieux à la mission de l’édifice. Bien rattrapé, Montréal.

Le 2-22 Ste-Catherine abritera la Vitrine culturelle, CIBL ainsi que plusieurs organismes culturels. Il est présenté comme l’édifice phare du Quartier des spectacles. Plus de photos après le saut.

PLUS »

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans développement urbain, La Swompe, mise à jour, photos, Quartier des spectacles

Bonnes choses: La cabane à sucre Au pied de cochon

mar29
2010
Laisser un commentaire Par Poulin

En parler à la radio, c’est bien, mais la cuisine de Martin Picard a cela de particulier qu’on y tire une bonne partie du plaisir du profond sentiment d’intimidation naissant du contact visuel avec l’assiette. God… faut manger TOUT ça??! Oui mon homme, pis attèle-toi parce que c’est juste le premier service. La cabane à sucre Au pied de cochon, comme on pouvait s’y attendre, offre une expérience gustative des plus enthousiasmantes, autant du côté de la qualité des plats que de la généreuse (les joies de l’euphémisme…) quantité dans laquelle ils sont servis.

Mettons d’abord une chose au clair: c’était absolument délicieux, excessif, décadent et grisant. Est-ce que ça vaut la peine d’y aller? OUI.  Existe-t-il une meilleure cabane à sucre? NON. La finesse est-elle complètement évacuée au profit du spectacle? NON (anyway, on parle de cabane à sucre, alors d’emblée, pour la finesse, la barre n’était pas haute). On est en présence des créations d’un chef qui invente une véritable gastronomie québécoise en élevant vers des sphères inaccoutumées des « classiques » du terroir qu’on aurait jadis eu bien de la difficulté à défendre sur la scène internationale. Comfort food de luxe, snack de coureur des bois logeant au Ritz, les plats de Picard sont la parfaite illustration d’une tradition réinterprétée par un esprit à l’imagination débridée, comme si le Romeo & Juliet de Luhrmann était une tarte aux pacanes.

 Mais trève de jacasserie ; le véritable but de ce billet, c’est la célébration d’un repas par diaporama. Voici donc, étape par étape, le repas qui me fut servi le 18 mars dernier.

PLUS »

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans critique, optimisme démesuré, photos, snack

Émission du 25 mars 2010

mar28
2010
Laisser un commentaire Par Poulin

Rendant d’emblée un hommage senti à l’éloquence (et l’élégance!) vice-présidentielle de Joe Biden, La swompe continue de t’exciter les neurones, les hanches et les papilles avec une émission qui te fera regretter l’impossibilité de laminer du son.

Intro
Band de garage – Ça sonne
Queens of the Stone Age – Misfit Love
Le Nombre – À la fin du film
Operation Ivy – Vulnerability
La swompe vous met des bonnes choses dans la yeule – La cabane à sucre Au pied de cochon
The Polyphonic Spree – Younger Yesterday
The Raveonettes – Little Animal
You say Party! We say Die! – Downtown Mayors Goodnight Alley Kids Rule
Les Savy Fav – Brace Yourself
Critique de Toi et moi, it’s complicated de Dominic Bellavance
Karkwa – Le pyromane
Monogrenade – Ce soir
Benjamin Biolay – 15 août
Karo et moi – Mes allumettes en bois
Bonjour Brumaire – Ste-Catherine

Publicità!

Oxmo Puccino et DJ Cream – Tiroir-caisse
Le Klub des 7 – Martine
Omnikrom – Été hit
La Reine-Nègre, recueil d’articles de Victor-Lévy Beaulieu
Jeune Chilly Chill avec Nadine Serrano – Real City
Ratatat – Falcon Jab
MSTRKRFT – 1000 Cigarettes
Semi Bruce – Les Promenades Ontario
La braderie de mode québécoise
Pavement – Two States
Zeus – How Does It Feel?
L’indice – Ton coeur aujourd’hui
Xiu Xiu – Chocolate Makes You Happy
Fleet Foxes – English House
Extro
The Decemberists – I’m Sticking With You

Pour s’abonner au podcast par iTunes, c’est ICI. Mais si vous désirez télécharger directement le mp3 de l’émission, alors là, c’est ICI qu’il faut cliquer.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cabotinage, cism, critique, La Swompe, littérature, mode, musique, Samson, snack

Lire pour oublier la faillite

mar16
2009
Laisser un commentaire Par Poulin

L'esti de Paulo Coelho

Bref complément à mon topo de jeudi dernier, lui-même très directement inspiré d’un article de Samuel Mercier: alors que le Figaro soupçonnait que les récentes coupures dans le monde de l’édition français étaient davantage dues à de la gestion de cabochon (i.e. donner 200 000 euros d’avance à Angot pour qu’elle écrive un flop) que la conséquence directe de la crise économique, les derniers chiffres tendent à confirmer l’hypothèse. Les ventes de livres en France ont effectivement augmenté de 5% en janvier, puis de 7% en février. 

Sur une note complémentaire, la « Lettre de la semaine » de La Presse pue le lieu commun complaisant et romantico-boboche du suiveux doté d’une stérile vision sacro-sainte de la littérature et qui se considère détenteur de la vérité parce qu’il a lu Les Bienveillantes (mais dont le livre de chevet, chérit entre tous les livres, est un Coelho dédicacé). « Mais alors, pourquoi autant de livres? Parce que lire rend heureux, tout simplement. Parce que s’évader sur du papier permet de tricher sur la mort et de vivre toutes les vies que l’on souhaite! »… va chier!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans éditorial, choqué, littérature - Libellé choqué, crise économique, fuck you, l'esti de Paulo Coelho, littérature

Émission du 12 mars 2008

mar13
2009
Laisser un commentaire Par Poulin

François Papineau en vinaigrette grecque

En réaction à tous les courriels de bêtises nous demandant d’abaisser la qualité de notre émission, nous tâchons cette semaine d’accommoder la masse d’auditeurs essoufflés en fournissant un effort de nivellement par le bas. Malheureusement, en réécoutant l’émission, je constate que notre entreprise de médiocrité s’avère un échec cuisant.

Voici donc le blueprint de l’émission de cette semaine, pour les amateurs qui souhaiteraient s’en inspirer.

The Soundtrack Of Our Lives – Babel On
Vampire Hands – Statuette
On a créé un monstre – Pow! Pow! Le loup
Cougarettes – Ego Head
Julie – Dédé à travers les brumes
Michèle O. – Assise dans ma tête
La Patère rose – Pacemaker
Le Husky – Sous les néons
Dumas – Le son de vos voix
Mathieu – Crise économique et milieu éditorial
Woodhands – Dancer
Bloc Party – Little Thoughts
Crocodiles – August Is Over
Julie Doiron – Je le savais

Publicità!

Beastie Boys – Sure Shot
Wongsifou avec Jean Jouall – Malade
N.A.S.A. avec Spank Rock, M.I.A., Santogold et Nick Zinner – WHATCHADOIN?
Mic Life avec Omnikrom – Bon gars
Éric – Rip: A Remix Manifesto
Girl Talk – Cleveland, Shake
Team9 – The Money Song
DJ Zebra – Soul Désir
Chocolat – Sois belle
Mathieu – Brèves, défi et dégustation de François Papineau
The Qemists avec Wiley – Dem Na Like Me
Teki Latex – Polo
Numéro#  – Gymnastique
On vous souhaite à la semaine prochaine
Jukebox the Ghost – It’s A Beautiful Life

Un (rare) moment de médiocrité à souligner: affirmer que le personnage principal de L’Iliade est Ulysse et non Achille… bravo moi (beau cave)! Mettons ça sur le dos du buzz créé par l’ingestion de mon hebdomadaire douzaine de beignes au bacon.

Comme d’habitude, si vous voulez vous abonner au podcast de la Swompe, vous avez l’option iTunes ou autre programme, ou vous pouvez tout simplement télécharger le mp3 de CISM.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cabotinage, cinéma, cism, critique, La Swompe, littérature, mp3, musique, optimisme démesuré - Libellé cinéma, cism, crise économique, critique, François Papineau, La Swompe, littérature, mashups, miam du bacon, mp3

Un sacrifiable impitoyable

mar12
2009
Laisser un commentaire Par Poulin

And that's the bottom line...!

C’est pas émergeant, c’est pas montréalais, c’est pas musical, c’est pas littéraire, mais on s’en tape: quand j’apprend que Stone Cold Steve Austin (l’Impitoyable Steve Austin pour les nostalgiques de la WWF à RDS) se joint à la distribution du prochain Stallone, je tue la une.

Si la nouvelle s’arrêtait là, certes, vous auriez toutes les raisons de me dire de mieux utiliser mes heures de travail. Or voilà: cette distribution compte déjà dans ses rangs Stallone (qui réalise également), Jason Statham, Dolph Lundgren (le sosie de Duke Nukem), Jet Li, Forest Whitaker, Mickey Rourke, Eric Roberts et, fort probablement, Schwarzennegger.

Ouf. Y t’a du jus d’bras là.

Le film, intitulé The Expendables (Les Sacrifiables, pour faire un peu de traduction libre), mettra en scène une bande de mercenaires envoyés en Amérique du Sud pour détrôner un dictateur. La sortie est prévue pour 2010.

Assurément la nouvelle Bible de Contrat d’gars.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cinéma, La Swompe, Lutte, optimisme démesuré - Libellé cinéma, Lutte, mercenariat, optimisme démesuré, ratakatakatakatakata, Stone Cold Steve Austin, virilité

CHE pas trop

fév17
2009
1 Commentaire Par Poulin

Benicio Del Toro dans le rôle-titre du CHE de Soderberg

Ouin ouin ouin… si je suis assez en forme pour faire des jeux de mots teintés d’excellence comme celui sous-tendant ce frappant intitulé, c’est qu’il était définitivement temps qu’on revienne assaillir le deux point zéro de notre wit* légendaire! Et quoi de mieux pour le faire que par la livraison de quelques impressions sur le très attendu CHE, film-marathon (voire crissement-long-métrage) de Steven Soderbergh? Ok ok, on peut assurément trouver 1000 sujets qui soient, à un niveau ou à un autre, plus excitants (à vous de m’en faire une liste dans la section commentaires), mais comme c’est ce que j’ai écouté hier soir, vous allez vous contenter de ça. À la fois si spirituel et si ancré dans le réel: Mathieu Poulin.

Nous disions donc.

Avant d’être l’un des designers de t-shirts les plus en vogue de la deuxième moitié du XXe siècle, Ernesto Guevara — Che pour les intimes comme moi et Fidel — fut un guerilleros révolutionnaire sud-américain, artisan de premier plan de la révolution cubaine et leader déchu de l’escomptée révolution bolivienne. En fait — ô paradoxe — il s’agit sans doute de l’une des figures les plus connues de notre époque, sans toutefois que la majorité de la population puisse avec assurance expliquer pourquoi ils le connaissent. On peut ainsi légitimement assumer que le projet de Soderberg, qui cache difficilement son admiration pour l’homme, fut (ou aurait dû être) en premier lieu didactique, histoire d’éclairer le mythe.

Or — et jamais je n’aurais cru recommander telle chose à quelqu’un que je tiens en estime –, Steven Soderbergh devrait aller passer quelques semaines à la faculté d’éducation de l’UdeM, histoire d’en apprendre un peu sur la pédagogie. Car même après quatre heures à lire des sous-titres se détachant mal de l’image, j’ai  eu besoin de wikipedia pour relier les événements présentés dans le film les uns aux autres. Démarche artistique suggestive ou pas, ce n’est ni normal, ni amusant.**
PLUS »

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cinéma, critique, La Swompe - Libellé Che Guevara, cinéma, critique, mi-amer

Spike Lee à Concordia

fév17
2009
2 Commentaires Par Poulin

Spike Lee

Ce soir, il n’y a qu’une chose à faire.

Mais demain, une toute autre option s’offre à ceux d’entre vous qui, moins mélomanes et plus cinémaniaques, rêvent de voir René Homier-Roy recevoir des artistes avec un peu plus d’envergure que Gaston Lepage.

Le cadre n’est pas officiellement celui de l’Actor’s Studio, mais on s’en balance un peu: l’Union étudiante de Concordia reçoit demain à 16h30 le réalisateur américain Spike Lee (Jungle Fever, Malcolm X, Bamboozled), et ce gratuitement au Hall Building. Aucune place n’étant réservée d’avance, les premiers arrivés seront forcément les mieux placés. Ça n’arrive pas souvent, profitez-en.

Et puisque c’est dans le cadre du Black History Month…

Death From Above 1979 – Black History Month

Source: Midnight Poutine.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cinéma, entrevue - Libellé cinéma, entrevue, Spike Lee

Le Haiku à l’ère du déficit d’attention

fév17
2009
Laisser un commentaire Par Poulin

twitter_logo

Le toujours excellent Book Bench du New Yorker attire notre attention sur cet article du Christian Science Monitor (qui, parallèlement, mène enquête pour confirmer l’identité du tweeter @Zachée@), consacré à l’importance insoupçonnée qu’est en train de prendre Twitter sur le web. Ce réseau social basé sur le micro-blogue (à la statut Facebook) est en effet en voie de devenir l’outil de prédilection du journalisme citoyen, dépassant sa fonction primaire d’agrégateur « d’ambient intimacy » pour s’imposer comme source d’information en temps réel. Une tournure d’événements qui cloue net le bec à ceux qui — comme moi — étaient bien sceptiques devant la pertinence d’un tel outil de communication.

Mais l’article ne s’intéresse pas qu’à la fonction journalistique de Twitter; il avance que les tweets (appellation courante des micro-billets en question) seraient en voie de devenir une nouvelle forme littéraire. L’idée venant d’un analyste technologique et non de, disons, Antoine Compagnon, nous la prendrons avec un grain de sel. Mais écoutons tout de même le coeur du raisonnement:

Some might charge that Twitter is still largely a vast wasteland of self-indulgence and irrelevancy. But Twitter’s best days may still be ahead, Saffo says. “It’s already become a new news form, and I think it’s in the process of becoming a new literary form,” he says. He notes how Lincoln’s Gettysburg address, so brief yet so profound, was influenced by his use of the telegraph, which disciplined Lincoln to get to his point quickly.

Twitter, Saffo says, may become “Haiku in the age of attention deficit disorder.” The 140-character limit “really forces the writers to compress their thoughts into a very short space,” he says.

En attendant… pourquoi ne pas emboîter le pas et suivre laswompe sur ledit site…? À nous le Goncourt 2010.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans littérature - Libellé internet, littérature

Un Poulin c’est bien, mais deux c’est mieux

sept16
2007
Laisser un commentaire Par Poulin

taverneasaku.jpg

Le sport est une partie intégrante de la culture d’un peuple; retracer l’histoire culturelle d’un peuple comme les Québécois sans y souligner l’importance accordée au hockey par ceux-ci serait faire preuve d’un flagrant manque de rigueur scientifique. Car Maurice Richard est notre Baudelaire, et Guillaume Latendresse notre Houellebecq.

Cette savante articulation, heurtant l’imaginaire comme un lancer-frapper métaphorhétorique, comme un puissant double-échec intellectuel, me permet d’aller au but de ce billet sans me heurter à trop d’oppositions partisanes: la grille horaire de CISM brille désormais du lustre d’un Poulin additionel, celui-ci s’intéressant aux sports. La taverne à Saku — dimanche 12h30 89,3FM — s’impose en effet dorénavant comme LE rendez-vous des sportifs amateurs de sports amateurs. Vos classeurs débordent de statistiques de ballon-poire et de mississipi? Vous chérissez votre carte recrue de l’actuel meilleur marqueur de la Ligue montréalaise de Kinball? La Taverne vous accueille à bras ouverts. Et bienvenue aux femmes.

C’est la première, ça va se paufiner (et éventuellement commencer à l’heure). Mais la fougue y est.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cism - Libellé cism, mp3

Certains l’aiment chaude, bien chaude

août03
2007
2 Commentaires Par Poulin

marilyn.jpg

Les rétrospectives, c’est swell, surtout quand elles sont organisées par le Cinéma du Parc*. Y’a deux semaines, c’était le festival John Waters, cette fois-ci c’est au tour de la mythique Marilyn Monroe d’être à l’honneur. Reconnue par l’histoire comme étant la plus grande star jamais produite par Hollywood (encore plus que Jim Varney, le génie derrière Ernest… c’est dire!), Marilyn prendra d’assaut les écrans du cinéma de la presque-avenue Robert-Bourrassa pas moins de 13 fois au cours de la prochaine semaine. 

Ça vous intéresse? Allez voir l’horaire sur le site du cinéma.

*Est-ce qu’on a le droit de mettre un commerce dans notre death pool?

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cinéma - Libellé cinéma

MACM #5

août01
2007
Laisser un commentaire Par Poulin

silono5.jpg

Certains le vénèrent comme une relique géante et sacrée de l’ère industrielle montréalaise, d’autres paieraient de leur poche pour pouvoir le détruire à coups de massue. Mais les faits demeurent: le cadavre du Silo #5 trône dans le Vieux-Port, occupant beaucoup d’espace de grande valeur et n’ayant présentement comme unique fonction le (un peu vainement) divertissant silophone.

Quelques projets (revitalisation/démolition) sont sur la table de la mairie, mais tout semble indiquer que celui ayant le plus de chances de se réaliser est la proposition de déménagement du Musée d’Art Contemporain de Montréal, ayant présentement pignon sur rue sur l’esplanade de la Place des Arts. On parle en effet de convertir l’énorme silo déchu en méga-musée, renforçant du coup le rôle de Montréal dans la diffusion de l’art d’aujourd’hui. Bien sûr, ça risque de s’ostiner longtemps autour d’histoires de subventions et de permis, mais je me dis que si on croise les doigts tous ensemble (et qu’on égraine 3-4 chapelets par soir), ce beau rêve a des chances de se réaliser. Me semble simplement que c’est difficile d’être contre l’idée.

Si vous avez quelques minutes, allez vous informer sur le site du musée, ça devrait vous conavaincre.

Surtout que le projet inclut une terrasse/observatoire sur le toit, histoire de faire profiter à la plèbe d’une vue pour l’instant seulement accessibles à de téméraires explorateurs (comme notre bien-aimée Roma)… 

vuesilo.jpg

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans arts visuels, développement urbain, musée, optimisme démesuré - Libellé arts visuels, développement urbain, musée, optimisme démesuré

Éditorial à assembler

juil31
2007
1 Commentaire Par Poulin

sartre1.jpg

Extrait de l’Annuaire de la faculté de philosophie de l’Université de Montréal, 1950-1951:
« L’enseignement s’adresse à tous ceux, futurs journalistes ou hommes politiques, hommes de lettres ou hommes d’action,  qui aspirent à éclairer ou à diriger les autres. »

Extrait de la présentation du département de philosophie de l’Université de Montréal, 2007-2008:
« Les bacheliers qui cherchent de l’emploi en dénichent un dans une proportion de 94% selon l’enquête du MEQ, Relance à l’université 2001. Toutefois, ces emplois, bien qu’intéressants, sont peu liés à la formation reçue. [...] Le principal débouché demeure toutefois l’enseignement de la philosophie au collégial pour les titulaires de la maîtrise. »

Extrait de la présentation de l’école des Hautes Études Commerciales de Montréal, 2007-2008:
« Avec un esprit ouvert conforme au contexte de mondialisation, continuer à faire montre de leadership sur les plans de l’enseignement, de la recherche, de la technologie et du multilinguisme afin de préparer adéquatement nos étudiants à leur futur rôle de gestionnaire ou d’expert et de contribuer ainsi activement au développement de la société. »

Faites-en ce que vous voulez. En autant que vous ne vous concentriez pas sur le photoshop.

(Et si votre taux de placement vous intéresse/inquiète, allez voir ICI pour les données de 2005)

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans éditorial, mi-amer - Libellé éditorial, mi-amer
« Billets plus anciens

Mots-clefs

arts visuels cabotinage choqué cinéma cism concert critique culture déambulations mondaines décadence développement urbain entrevue francos humidité intelligence internet La Swompe littérature Livres manque de respect Marie-Hélène mise à jour mp3 musique musique que t'aime médias nightlife on veut ton bien optimisme démesuré Opération Culturons Stephen osheaga party plaisir plaisirs Poulin radio Samson show spectacle swompe télé vidéo YouTube éditorial émission

La Swompe Twitte

  • Canailles seront à SXSW. Wow. 1 week ago
  • Meilleure nouvelle de l'année. RT @AUXTV: I Mother Earth announce reunion show http://t.co/olmedZPO 1 week ago
  • RT @TheophilusL: A very Rare christmas song - "Purple Snowflakes" http://t.co/6636NbgV | ⛄HPPY HLDYS⛄ 2011-12-24
  • Who the hell is Alexis Jenni? 2011-11-03
  • Un mixtape de CFCF! http://t.co/MTyaRO06 2011-11-01
  • More updates...

Posting tweet...

Powered by Twitter Tools

Blogroll

  • Chantal Guy
  • CISM
  • Front froid
  • La Pimbêche
  • Le dernier kilomètre
  • Midnight Poutine
  • Oncle Lester
  • P45
  • Panorama
  • Podmodernisme
  • Roger Ravager
  • Spacing Montréal
  • Stereogum
  • The Book Bench
  • Ton Petit Lait

Méta

  • Connexion
  • Flux RSS des articles
  • RSS des commentaires
  • WordPress.org

EvoLve theme by Theme4Press  •  Powered by WordPress La Swompe
Le marécage de la culture