Live d’Osheaga, il est 19h40

9 09 2007

Je me rends compte à l’instant que j’ai oublié de vous parler de Pascale Picard.

En fait, je me rends compte à l’instant que je n’ai pas grand chose à vous dire sur Pascale Picard, sinon que son mashup de Portishead avec Sweet Child o’Mine de Guns ‘n’ Roses a été plutôt pénible. Le reste semblait pas si mal, mais beaucoup moins digne d’une grande scène que le show de Pawa Up First, qui souffrait dramatiquement de l’exiguïté du Salon des Arts, pas seulement parce que c’était fucking plein, mais aussi parce que le son était mal réparti: j’ai dû quitter deux chansons après l’arrivée du MC, son micro étant tellement fort que mes oreilles en grichent encore. Par contre, quelle joie musicale, avant ça.

Les Arctic Monkeys ont eux aussi assuré, malgré la défaillance là aussi de leur sonorisation. Relativement près de la scène, la basse était si forte qu’on n’entendait qu’elle et qu’un des deux guitaristes semblait avoir acheté sa pédale d’overdrive chez Radio Shack. Plus en retrait, près de la (fabuleuse) tente CISM, le son était bien meilleur, si bien que je me suis résigné à ne pas voir les jolis minois des simiens nordiques pour plutôt les entendre correctement.

Macy Gray est en train, j’espère, de finir son show. Ça n’avait vraiment pas d’affaire ici, ça. Au festival de Jazz, ça aurait été un événement à ne pas manquer - à un festival “émergent”, finir un set avec I Try, mon doux, pitié.

011 s’en vient, j’ai bien hâte, par contre je devrai quitter pour aller voir You Say Party! We Say Die! après un tout petit quart d’heure… Enfin. Telle est la dure vie d’un journaliste culturel.

Ce que je ne ferais pas pour vous, chers lecteurs.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


MTV rend con, mais…

3 08 2007

…la musique rend smatte.

C’est du moins la conclusion que porte les gens du département de médecine de Stanford, qui disent que la musique aide à développer l’acuité cérébrale. C’est pas nouveau: j’ai toujours dit que les deux albums de Ratatat étaient la musique idéale pour tout ce qui est étude, travail ou activité demandant de la concentration; j’ai aussi toujours dit que Lindsay Lohan allait un jour trouver le remède contre le cancer, les verrues plantaires et Judy Richards… voilà qui ne saurait tarder, si on se fie à l’image qui suit.

Lindsay en pleine recherche scientifique
Évidemment, nous sommes tous abonnés à la revue Neuron, alors nous pourrons tous lire l’article et le comprendre aisément - suffit d’avoir écouté assez de Pink Floyd et de Jefferson Airplane…

À moins que j’aie manqué quelque chose. Si les revues scientifiques du Stanford Medical School ne sont pas à votre portée, vous avez deux choix: faites comme Lindsay et pratiquez votre cerveau, ou lisez le compte-rendu de l’article. Via Idolator.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Et hop! 150 points d’un coup!

31 07 2007

antonioni.jpg

Je n’ai jamais vu un film de Bergman, à part des extraits de Persona dans un cours au cégep; je n’ai jamais vu un film mettant en vedette Michel Serrault; je suis un peu plus familier avec l’oeuvre d’Antonioni, mais pas assez pour avoir un sincère pincement au coeur.

Tout ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui est un grand jour pour ceux qui on un celebrity death pool.

Pour vous tenir à jour: Wikipedia ou le Celebrity death beeper.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Épicons notre vie

20 06 2007

J’ai une confession à vous faire: je suis allé voir plusieurs mauvais films au cinéma: en fait, la première fois que j’ai mis les pieds dans une salle de cinoche, c’était pour voir Yahoo Serious is: Young Einstein.

Ça ne m’a même pas surpris quand je suis allé avec deux potes, vers 1998, voir Spice World au cinéma.

D’accord, c’était Pour Le Gag (eh, oui, j’étais ironique même dans les années ‘90 - trop hip pour mon temps, que voulez-vous) et, à la sortie du Palace (un t-shirt de la Swompe à quiconque se rappelle de ce cinéma à rabais au centre-ville de Montréal), j’ai trouvé que c’était le pire gaspillage de pellicule depuis, et peut-être même incluant, Howard le Canard.

Mais j’ai tout de même très hâte à la réunion des Spice Girls.

Les Filles Épicées

Et pourquoi pas?

On sait jamais! D’un côté,FutureSex/LoveSounds de Justin Timberlake a été un des meilleurs albums de l’année passée - alors il peut sortir du bon d’à peu près n’importe où. D’un autre côté, si No Doubt a pu passer de pas-pire-groupe-ska à mauvaise-reprise-de-It’s My Life en 10 ans, on sait jamais, peut-être que la nouvelle version des Spice Girls va sonner comme un nouveau Interpol.

Who knows.

La réponse le 5 novembre, alors qu’on aura droit à un Greatest Hits incluant au moins une nouvelle pièce, Woman.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Sergei Samsonov à Chicago

16 06 2007

Selon RDS.ca

Le Canadien de Montréal a échangé l’attaquant Sergei Samsonov aux Blackhawks de Chicago.

En retour, le Tricolore a obtenu le défenseur Jassen Cullimore et l’attaquant Tony Salmelainen.

Le directeur général du Canadien, Bob Gainey, a déclaré qu’”en prenant pour acquis que Sergei Samsonov ne cadrait pas dans les plans de l’organisation pour la prochaine saison, les options qui s’offraient étaient de racheter son contrat ou de l’échanger afin de donner à l’équipe une plus importante latitude contre le plafond salarial pour les deux prochaines saisons”.

Les trois joueurs sont sous contrat pour la saison 2007-2008 à raison de salaires annuels de 3,525 millions $ dans le cas de Samsonov, 1,925 million $ en ce qui concerne Cullimore et de 750 000 $ pour Salmelainen.

La formation montréalaise rachètera l’entente de Jassen Cullimore. Quant à Salmelainen, sa situation sera évaluée dans les semaines à venir.

Cullimore, 34 ans, a participé à 65 matchs avec les Blackhawks en 2006-2007. Il a récolté sept points - 1 but, 6 aides - et amassé 64 minutes de punition.

Agé de 25 ans, Salmelainen, a récolté 17 points - 6 buts, 11 aides - en 57 rencontres avec les Blackhawks en tant que joueur recrue en 2006-2007. Sélectionné en première ronde par Edmonton en 1999, il avait pris part à 13 matchs avec les Oilers en 2003-2004.

Sergei Samsonov s’est joint au Canadien à titre de joueur autonome en juillet 2006. Il a récolté 9 buts et 17 aides pour un total de 26 points en 63 matchs lors de la dernière campagne.

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Ok, je viens PEUT-ÊTRE, UN PEU, de dépasser notre mandat.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Arcade Fire ont volé mon ballon

5 06 2007

winbasket.jpgJ’ai toujours aimé les rivalités web; c’est si facile de chercher le fuck sans pour autant risquer de manger une volée. Et voici la dernière des rivalités qu’il m’ait été donné de découvrir, à savoir un conflit opposant un individu X à Win et Will Butler, nos amis à tous. La source du différent? Le plaignant affirme que, lors d’une séance de basketball à l’université Berkeley, Win Butler aurait refusé de céder sa place au panier pour qu’une équipe puisse jouer, qu’il se serait fâché, que la sécurité s’en serait mêlé et que le chanteur, dans une démonstration à la fois subtile et fulgurante de son courroux, se serait sauvé en volant de ballon du principal intéressé. Or voilà: comme si le salissage public n’était pas assez pour calmer les ardeurs du basketballeur déchu, ce dernier pousse l’insulte jusqu’à réclamer qu’Arcade Fire (ou quelconque représentant de la maison de disques) lui rendent son ballon. Ouf. Ça joue dur.

On retrouve son plaidoyer au http://arcadefirestolemybasketball.blogspot.com/.

Puis, comme la famille Butler est unie, le frère de l’autre, dans un élan de “qu’à cela ne tienne”, s’est lui-aussi ouvert un blogue sur le sujet, sur lequel il a loisir de déployer toute la finesse de sa rhétorique. Car selon lui, Arcade Fire n’ont jamais volé de ballon… Et décidément, en terme de divertissement, Will Butler upstage vraiment le californien en manque d’attention…

On retrouve la (les) réponse(s) au:
http://arcadefiredidntstealdudesbasketball.blogspot.com/

Certainement la nouvelle la plus édifiante de la journée.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Les Invincibles enfin dans mes oreilles

5 06 2007

Depuis le temps que je lobbyais pour ça, c’est finalement arrivé: dès ce matin, chers swompeurs, vous pourrez vous procurer en magasin la trame sonore des Invincibles.

Ne reculant devant rien, vos fidèles hôtes se sont lancés au coin de St-Denis et Mont-Royal, à La (coquette!) Roquette, pour le 5 à 7 de lancement de cet album bourré de reprises très bien ficelées (et, pour ceux qui suivent ma carrière depuis plus de deux semaines, vous savez tout l’attachement que je porte aux bonnes reprises), avec en boni la chanson-thème en version allongée, et une toune de Skydome.

Nous avons eu droit à une prestation live de la très sympathique et excellente Kim Bingham, qui nous a fait Every Rose Has Its Thorn et, bien sûr, Cry Cry Cry.

 Kim Bingham

Une fois le mini-show terminé, ben, on s’est rapidement rendus compte qu’on était pas dedans: autour de nous, que des amis du cast & crew, et visiblement aucun autre non-initié dans la place. Pas grave, j’ai quand même ramassé un CD, maintenant dûment autographié par tout le monde que j’ai pu trouver.

Je profite de cette tribune pour faire taire des rumeurs voulant que je ressemble à Rémi-Pierre Paquin (Rémi-dans-la-série). Trop pas. Voyez:

Rémi-Pierre Paquin et moi

(Bon, je fais une face d’ortho, là, mais j’avais juste envie d’aller aider la demoiselle à prendre la photo, elle ne semblait pas à l’aise.)

Et que voici, pour terminer, un petit mp3 pour vous donner le goût d’acheter: quelle merveilleuse reprise de Johnny Cash.

Kim Bingham - Cry Cry Cry

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Un lac de Saskatchewan, ça sonne de même

3 06 2007

besnardlakes.jpg

Ne reculant devant rien pour la promotion de la culture mourialaise, r’velà-tu pas Ta Mère qui se pointe avec un beau gros CD sous le bras et, chose étonnante, il y a un cheval noir sur fond brunâtre avec des flammes… Bien entendu, ç’aurait pu, vu ses goûts éclectiques et étonnants (dont vous ne voyez qu’une fraction dans la Swompe, sa collection n’étant pas très résistante à l’humidité ambiante), être un band de country néo-gothique aux accents équestres prononcés, mais il n’en est rien. En fait, je cause ici des Besnard Lakes, dont le leader originaire de Saskatchewan (oui, la musique est une chose qui a atteint les Prairies… à quand le câble et Internet!?) a choisi, apparemment, le nom d’un lieu reculé de ladite province pour donner à la musique ambiante et vaguement psychédélique de son groupe un patronyme qui se respecte. Et, bien sûr, ils sont basés à Montréal, comme tant de bands répondant à l’étiquette «indie rock» (trouvez ce que ça veut dire d’autre que «indépendant», et je vous donne un t-shirt de la Swompe) semblent se plaire à faire ces temps-ci.

Ainsi, The Besnard Lakes Are the Dark Horse est, depuis février (toujours ce damné retard, fallait que je nourrisse mes petits), bien installé dans les bacs des disquaires, côtoyant leurs bons amis montréalais Islands, Wolf Parade, The Handsome Furs et Arcade Fire. En fait, on peut difficilement comparer les Besnard Lakes à ceux que j’ai mentionnés, car leur musique se rapproche davantage des Super Furry Animals (avec qui la ressemblance est frappante dès la première chanson, «Disaster», à cause des voix et de l’aspect «smooth» qui s’en dégage) et de Black Mountain, mais sans la démesure et le psychédélisme assumé. Le plus amusant, c’est que ce qui peut parfois manquer aux Super Furry Animals est la même chose qui manque à l’album des Besnard Lakes : à vouloir trop installer un style et un son en particulier, le long-jeu (qui demeure une savoureuse expression du temps de nos parents) finit par en souffrir, comme si ce qui était offert à notre oreille était uniforme et linéaire sans pour autant être de mauvaise qualité.

Pour être honnête, la formule est efficace : guitares avec trémolo hyperpuissant, piano langoureux et un «reverb» qui frise le wall of sound de Phil Spector (mais sans les poursuites judiciaires pour meurtre), c’est classique, certes, mais c’est dans l’exploitation que tout se joue. Sur ce plan, The Besnard Lakes Are the Dark Horse s’en tire à bon compte, et on peut s’en rendre compte tout particulièrement sur «Disaster», «Devastation» et «Ride the Rails», sauf qu’en bout de ligne, on se sent comme à un pique-nique sans les classiques sandwich : tout est bon, mais il manque le gros plat de résistance qui rend la journée réjouissante : on semonce maman quelques instants, puis on passe à autre chose. Quand l’album s’achève, on s’aperçoit que le son du groupe est très puissant et bien campé, mais il y manque un petit quelque chose qui viendrait relever le son, comme s’ils avaient tenu à sonner très mesuré et précis sans laisser place à une spontanéité qui, je crois, leur aurait été salutaire. Après tout, quand on parle de rock psychédélique, qu’il soit indie ou pas, ça suppose un peu d’exagération, de la démesure et de l’expérimentation sans fin, mais ça n’est tout simplement pas arrivé sur cet album. Là encore, pour donner un exemple de ce que j’entends par là (je suis si scolaire), je vous réfère à Black Mountain, qui a réussi un coup de maître avec leur album éponyme et leur EP Druganaut, qui contient la fabuleuse «Buffalo Swan». Comparez, et vous verrez.

Par contre, je prends la peine de vous convier à aller les découvrir en concert (suivez-moi, je vais vous y emmener avec une petite corde jaune que tout le monde tient dans sa main pour ne pas se perdre, et je jouerai le professeur mère-poule qui couve ses élèves en classe-neige par crainte d’accusations de négligence) le 5 juillet au Metropolis. Selon moi, leur son doit être beaucoup plus convaincant en spectacle, et s’ils donnent à leurs chansons tout l’espace dont elles ont besoin sur scène, mon petit doigt au vernis grenat me dit qu’il pourrait bien s’agir d’un concert des plus planants, efficaces et envoûtants. À suivre, et je leur souhaite bonne chance.

Bonne semaine, amis lecteurs, et rappelez-vous que je vous offre mon amour illimité. M’en vais sortir mon pâté chinois du four, les p’tits ont faim.

the-besnard-lakes-disaster.mp3

Un autre billet de qualité signé Ta Mère.


St-Viateur et palettes drettes en bouette

2 06 2007

Merveilleuse journée au festival St-Viateur hier; si les organisateurs pouvaient être déprimés par le temps maussade (et la relativement faible affluence) en début d’après-midi, les nuages firent rapidement place au soleil, à la marmaille, aux manches en tattoo et aux fêtards de tout acabit. Yestarday’s Ring étaient bons et divertissants, Dee pas vraiment intéressant (moment propice pour aller se bourrer de crème à glace au Bilboquet), la fanfare ukrainienne géniale (ils auraient été bons même s’ils avaient joué des tounes de Dee) et Socalled plutôt curieux; va décidément falloir que j’écoute ses records avec plus de sérieux si je veux apprécier ses prestations.

thugargile2.jpg

Cela dit, aussi bizarre cela puisse-t-il paraître, le moment fort de ma journée fut l’atelier de sculpture sur glaise, où — à mon premier contact à vie avec ce matériau — j’ai cru bon de faire naître sous mes mains un thug à palette drette (des Expos, cela va sans dire). Je lui avais même fait un médaillon, mais il fut sauvagement arraché par ma copine, sous prétexte que “ça tiendrait pas” (je soupçonne cependant da la jalousie devant la réussite indéniable de mon projet créatif). Anecdotes mises de côté, tout le volet “art de rue” — visiblement boudé aujourd’hui par mes collègues de la blogosphère — est donc grandement responsable de la réussite de l’événement. En espérant que ça revienne à chaque année.

Aussi: chose promise, chose faite. Au diable Pas Chic Chic (dont le EP me laisse toujours de glace) et Patrick Watson, vive la broue. Du moins, c’est ce qu’on se disait avant d’arriver aux Cours Windsor et de voir la place prise d’assaut par des banlieusards chilleux qui y sont davantage pour mater les représentantes de Sleeman’s que pour déguster et découvrir de nouveaux elixirs. Trop de monde, trop de bruit, trop de manque de classe; c’est sans doute plus agréable en après-midi…

PS: Alors que voir Jean Leclerc et Jérôme Rocipon chiller sur St-Viateur était une vision bien plausible, voir Pauline Marois quitter le Mondial de la bière en riant l’était un peu moins.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Culturons Stephen, épisode 3,5

24 05 2007

Retour, donc, sur le troisième livre que Yann Martel a envoyé à notre PM adoré.

harperarchie.jpg

Le meurtre de Roger Ackroyd, d’Agatha Christie, est un autre excellent roman policier, comme Christie en a le secret. Poirot découvre le pot aux roses dès le début, et ne nous laisse rien deviner. Honnêtement, si vous aimez les romans policiers, ne serait-ce qu’un tout petit peu, lisez-le, ça en vaut la peine. Et le punch! Ouh, quel punch.

Par contre, il y a un gros problème, et je suis un peu fâché contre Yann: l’intérêt du livre, pour Harper, son petit message caché qu’il tente insidieusement de faire comprendre au PM, se cache justement dans le punch, dans le dernier chapitre.

Voici donc ce que je vais faire; pour ceux qui l’ont lu, ou n’ont pas l’intention de le lire, je vais mettre la suite de l’article ici, cachée par ce petit lien.

Je veux voir le punch! ▼

Voilà. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, eh bien courez-y et revenez m’en parler après.

L’Opération Culturons Stephen vous reviendra lundi, lors de l’annonce du nouveau roman.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Hahahahahahahaha

23 05 2007

Hahahahahahahahahahahahaha!!

Omnikrom font le Centre Bell le 9 juin. Le fucking Centre Bell esti!

Ça a beau être en première partie de Champion, ça reste Omnikrom au Centre Bell…!

Hahahahahahahahahaha!!

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Les morts sont ressucités, et ils vendent des bottes

23 05 2007

Il y a toujours bien des limites. Franchement.

Avertissement: ce billet ne concerne absolument pas la culture montréalaise, ni de près, ni de loin, mais c’est beaucoup trop terrible pour ne pas en parler.

Kurt Cobain au paradis

La nouvelle campagne de pub pour les bottes Dr. Marten’s met en scène, entre autres, Kurt Cobain (mais aussi Joe Strummer, Sid Vicious et Joey Ramone, que vous trouverez en images en cliquant “Lire la suite…”), au paradis, avec leurs Doc’s.

Je n’arrive même pas à compter le nombre de choses qui me dérangent dans une image pareille. Utiliser des gens morts pour vendre des choses, déjà c’est un peu mal. Utiliser des icônes de la contre-culture pour vendre des choses, c’est plutôt mal.

Mais, en plus, je suis pas mal certain qu’aucun de ces artistes n’étaient particulièrement catholiques, ni peut-être même chrétiens, et même s’ils le sont, ben selon la religion catholique, le suicide mène directement en enfer - et j’suis pas mal certain que, dans le cas de Sid Vicious, poignarder sa blonde, aussi…

Ce qui me déprime le plus, c’est le fait que ce genre de choses ne me surprenne plus, parce que Courtney Love a besoin d’argent alors elle continue ce qu’elle a toujours si bien fait, c’est-à-dire être une veuve professionnelle.  Ça et la piètre qualité des photoshops… j’ai vu Poulin faire mieux que ça.

Pis, en plus, Kurt, il portait pas des Converse? Lire la suite »

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Soue à cochons, le livre

23 05 2007

li_delisle.jpgÉtrangement, j’ai beau chercher, je trouve ce titre-là plus qu’approprié pour le roman dont je vais m’amuser à parler dans les lignes suivantes : Dée, de Michael Delisle, qui pourrait être qualifié de «roman de fin de la terre», entendu qu’il a été publié en 2002 (vous perdez votre temps si vous pensez qu’avec toutes ses bouches à nourrir, Ta Mère se paie des nouveautés avec reliure enrichie au fer à dorer autographiées) et qu’il concerne une petite famille, celle de Dée, qui se voit contrainte de transformer sa propriété puante et bourbeuse de la rive-sud pour faire place à une coquette banlieue (si ça se trouve) qui s’étend de plus en plus. Voilà l’idée : Audrey, dite Dée, est une petite fille qui, à quinze ans, après avoir découvert les joies d’être en possession d’hormones, a eu le malheur de tirer une botte (oui oui) avec Sarto, qui semble appartenir à une variété «cheap» de beau brummel du coin. Naturellement, elle tombe enceinte, se voit forcée de se marier avec ledit Sarto et, comble de malheur, devient prisonnière d’un ravissant bungalow qu’elle laisse aller à l’abandon (de même que son fils) alors qu’elle se gave de médicaments (un peu comme Ta Mère le fait lorsqu’elle se laisse aller à la dépression).

Je vous entends d’ici, en train de vous demander à haute voix devant un mégaphone, «quessé ça c’t'affaire-là!?». Comme j’ai tout prévu, je vais vous fournir les éléments manquants dans la description plus haut : Dée, ça se passe dans les années cinquante, et c’est ce qui explique toute la beauté de la chose. Une famille aux tendances alcooliques qui a une soue à cochons déglinguée dans sa cour, une sexualité présente dès l’enfance de Dée avec Doc, qui la drogue pour mieux lui «étudier» la génitalité (ne cherchez pas celui-là dans le dictionnaire), et une relation vouée à l’échec avec un type qui se balance d’elle, ça vous fait un joli brin d’adolescente garrochée dans le monde adulte. Comme personne n’a préparé Dée à changer d’environnement après son mariage et puisqu’elle n’a jamais appris à vivre, littéralement, on la regarde s’enfoncer tranquillement, vieillir en troquant une fascination pour les carcasses de chiens contre une fixation sur le livreur de journaux à qui elle fera l’éducation sexuelle la plus ratée qui soit et, surtout, ne jamais avoir l’idée de faire un ménage et un désherbage complet de sa propriété. Lire la suite »

Un autre billet de qualité signé Ta Mère.


Charles veille au grain

18 05 2007

Ça y est: trop de choses ont été postées dans la section Rien. On se fiait à votre bon jugement pour respecter l’entente implicite voulant que RIEN ne se retrouve dans la section RIEN. Mais nous fûmes bien naïfs.

Dès lors, nous nous voyons dans l’obligation de mettre la section Rien sous surveillance. Soyez donc avertis: Charles, bien qu’imperturbable, est sans pitié pour les contrevenants.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Trilogie Invincible

16 05 2007

C’était à prévoir; le geekness inhérent à une série basée sur des superhéros et des comic-books ne pouvait se passer de l’étiquette mythique de trilogie. C’est maintenant confirmé, les Invincibles reviendront, début 2009. Le writing devrait se faire dès cet automne, selon la maison de production.

J’ai beau espérer, avoir confiance, me dire qu’ils ne peuvent pas mal faire, c’est difficile. Après avoir vu ce que Sam Raimi a fait à Spiderman 3, après le dernier épisode de Minuit Le Soir, j’ai peur.

Enfin - des geeks, en général, ça sait que les gens s’attachent aux personnages, alors ça fait pas de niaiseries du genre “en faire mourir un de manière conne”… et Dieu sait qu’ils sont geeks, les amis Rivard et Létourneau.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.