Tremblez, sociétés d’État!

12 08 2007

Il y a près de deux mois, nous avons lancé un ultimatum à Radio-Canada, suite au pillage éhonté de notre travail photoshoppien par l’équipe du culturel du bulletin de nouvelles autrefois hautement crédible, le Téléjournal. (Cela dit, apparemment que ce ne serait pas la première fois.)

Radio-Can

Mesdames et messieurs de la SRC, il vous reste deux semaines.

Nos informations de contact sont très simples: eric à laswompe point com, ainsi que poulin à laswompe point com.

Nous vous attendons. Nous sommes prêts à coopérer.

Ne nous forcez pas à envoyer une lettre à Stephen Harper.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Juste pour me donner tort

4 08 2007

Bon. Hier, je poste un article comme quoi la musique rend plus intelligent.

Y’a des arguments en béton, y’a même une citation de la revue Neuron, là, de l’université Stanford. Prestigieux, scientifique, tout y était. J’étais de retour, je bringais le swompy back.

Mais non, fallait bien qu’on me donne tort d’une manière ou d’une autre.

Le Sir en question

V’la-ti-pas que Sir (SIR!) Elton John fasse une sortie publique, dans laquelle il propose, tenez-vous bien, qu’on devrait fermer l’internet pour cinq ans, pour aider la musique.

Pas juste “arrêter le téléchargement de mp3″ ou rien comme ça, là. Nonon. Rien de moins que fermer l’internet.

Apparemment qu’il trouve que les gens ne “communiquent” plus (ah? les email, MSN, Facebook et tout ça, non?), et donc (donc?) qu’il ne se crée plus de musique intéressante. Eh oui, c’est de la faute à internet si, selon lui, la musique (la musique au complet, là, partout, de tous genres) sucke.

Et la meilleure solution qu’il a à proposer, le sir, c’est de tirer la plogue, mur à mur, pendant cinq ans.

Wow. Moi aussi, j’en ai, des idées comme ça: pourquoi ne pas interdire complètement l’utilisation de pianos à queue pendant cinq ans? Est-ce qu’Elton John se mettrait à écrire des chansons qui ne sonnent pas comme si on était encore en 1978?

(Il déclare aussi, en passant, que selon lui, la meilleure musique était faite dans les années 70. B-â-t-a-r-d.)

Alors, ben, je crois que je vais envoyer une lettre à la revue Neuron: si écouter de la musique rend plus intelligent, faudrait peut-être faire des études sur les gens qui portent des grosses lunettes en jouant du piano… j’ai l’impression que ça, encore plus que MTV, ça rend vraiment con.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Justice intellectuelle sera faite!

25 06 2007

Existent des signes qui ne mentent pas. Des preuves irréfutables de l’étalement effréné d’un empire. Des manifestations d’une mauvaise foi camouflant une admiration secrète pour le travail d’autrui. Pour notre travail.

La swompe grandit, embrassant de ses tentacules visqueuses des sphères que nous croyions, encore récemment, inaccessibles.

Mercredi soir dernier, à 18:48 pour être plus précis, la division culturelle du Téléjournal de Radio-Canada — télévision d’état et référence en matière d’information, devons-nous le rappeler — faisait suivre sa très suave entrevue avec Grégory Charles de quelques topos express, parmi lesquels quelques secondes relatant la décision de l’UNEQ de faire parvenir, à l’image de l’entreprise de Yann Martel, des livres à notre Très Honorable fédéral. À l’affût de toute initiative visant à culturer Stephen, je dressai l’oreille, la paupière, puis le sourcil. Car il n’y eut rapidement plus aucun doute: j’avais été sans trop m’en rendre compte à la fois le témoin et, ô paradoxe!, la victime d’un rapt.

Les habitués du marécage seront évidemment, tout comme je le fus, bien surpris de voir repris à la SRC un concept graphique ayant déjà fait ses preuves ici, à savoir rajouter dans la paume prima-ministérielle un ouvrage de littérature. La swompe, de par son format blogue, conservant dûement ses archives, la preuve de paternité intellectuelle est facile à faire, incriminant du coup les retoucheurs d’images de la société d’état d’espionnage (ou de dépendance à la swompe) et de vol intellectuel. De plagiat.

À Radio-Canada: vous ne respectez pas mes “droits”, je ne vois donc pas pourquoi je devrais me retenir de “youtuber” le topo problématique. Mais cette logique appliquée du “oeil pour oeil” n’apaise pas mon courroux, puisqu’elle ne me permet que de faire la démonstration de l’affront. Justice doit maintenant être faite.

J’exige donc, au nom de La Swompe Enr., qu’un topo du Téléjournal 18h soit, d’ici deux mois, consacré à notre empire web grandissant.

D’autres instructions suivront.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Yippie-ki yay mon snoro

20 06 2007

Die Hard 4 sort dans une semaine, alors je vous greille d’une petite vidéo relatant les exploits passés de John McClane sur une mélodie évoquant le lyrisme musical d’un Andrew W.K. Mais si le groupe derrière la chanson semble bien excité par rapport à la sortie imminente du quatrième volet de la série, plusieurs indices et critiques laissent présager une déception, si ce n’est que par l’absence de l’épique “Yippie-ki yay motherfucker”… car oui, le film sera classé PG-13 plutôt que R. On ne peut qu’être désarmés devant cette décision des studios: pas de sang ni de gros mots dans un Die Hard, c’est comme évacuer toute l’ambiguïté sexuelle entre Sam et Frodo dans Lord oh the Rings. C’est inconcevable.

Pour des critiques plus élaborées: voir Ain’t it Cool News

Un autre billet de qualité signé Poulin.


Les morts sont ressucités, et ils vendent des bottes

23 05 2007

Il y a toujours bien des limites. Franchement.

Avertissement: ce billet ne concerne absolument pas la culture montréalaise, ni de près, ni de loin, mais c’est beaucoup trop terrible pour ne pas en parler.

Kurt Cobain au paradis

La nouvelle campagne de pub pour les bottes Dr. Marten’s met en scène, entre autres, Kurt Cobain (mais aussi Joe Strummer, Sid Vicious et Joey Ramone, que vous trouverez en images en cliquant “Lire la suite…”), au paradis, avec leurs Doc’s.

Je n’arrive même pas à compter le nombre de choses qui me dérangent dans une image pareille. Utiliser des gens morts pour vendre des choses, déjà c’est un peu mal. Utiliser des icônes de la contre-culture pour vendre des choses, c’est plutôt mal.

Mais, en plus, je suis pas mal certain qu’aucun de ces artistes n’étaient particulièrement catholiques, ni peut-être même chrétiens, et même s’ils le sont, ben selon la religion catholique, le suicide mène directement en enfer - et j’suis pas mal certain que, dans le cas de Sid Vicious, poignarder sa blonde, aussi…

Ce qui me déprime le plus, c’est le fait que ce genre de choses ne me surprenne plus, parce que Courtney Love a besoin d’argent alors elle continue ce qu’elle a toujours si bien fait, c’est-à-dire être une veuve professionnelle.  Ça et la piètre qualité des photoshops… j’ai vu Poulin faire mieux que ça.

Pis, en plus, Kurt, il portait pas des Converse? Lire la suite »

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.