Y’a déjà un mois que la so-called « Saison des festivals » bat son plein à Mourial.
Y’a eu les Francos (et le show de Malajube qui va rester dans ma tête pour ever), le Jazz (où je me suis rendu compte que Beast c’est pas mauvais en show du tout), et le Fringe (où on a tous vu qu’entre un show de Xavier Caféine et une pièce expérimentale jouée dans un décor maison, y’en a toujours un des deux qui gagne, et c’est pas mal tout le temps les Francofolies, paresse intellectuelle sois maudite).
Et maintenant y’a Fantasia et Juste pour Rire.
Dans le coin droit: Une grosse machine. Juste pour Rire, avec Gilbert Rozon, domine le « marché » de l’humour au Québec. Avec des commandites de Videotron et ses propres salles de spectacle ainsi que son écurie d’artistes gérés par l’entreprise Rozon elle-même, autant le volet anglo que franco sont en mesure d’offrir des shows en salle de qualité, pour qui aime l’humour, et un volet extérieur, hum, ouin.
C’est pas mal ça le problème avec Juste pour Rire, versus les autres festivals d’été: le volet extérieur un peu, euh, déficient. Parce qu’à part une parade des jumeaux (c’est quoi le rapport avec l’humour?) et la grosse mascotte gonflée Victor qui nous fait vivre Un Grand Moment D’Émotion à chaque année… il se passe pas grand chose dehors, gratiss. Y’a tout le temps des affaires de grosses têtes et des événements assez cools (partys de bulle, etc etc) mais rien vraiment d’humoristique. Je vois que cette année, on a ajouté une section « L’humour en relève », alors qui sait, on peut espérer… mais comparativement aux grands événements sur les grosses scènes comme aux Francos et au Jazz… on se demande ce qu’il y a à voir tant que ça. (Évidemment, je sais pas trop comment JpR pourrait créer des événements à aussi grande échelle que les shows extérieurs des festivals Spectra.)
À noter: y’a des festivals qui n’offrent que peu ou pas de volet extérieur et c’est très bien ainsi. Mais dans la vie, faut comparer. Et si on est pour bloquer la Catherine, faut bien qu’on me dise pourquoi, hein.
Dans le coin gauche: Un festival de films de genre, quasiment une entreprise familiale, quand on compare à la Rozon Machine: FanTasia.
Y’a pas beaucoup de cinéma de genre dans les « grands festivals de cinéma » à Montréal (FFM, FNC et compagnie); la niche de FanTasia est donc vierge, à part eux; ça leur permet d’attirer des gros noms et des gros, gros films – on n’a qu’à penser à la première nord-américaine d’Inglorious Basterds l’an passé.
Un festival qui a pour but de satisfaire les fans de films de genre, mais aussi de les faire connaître: c’est pourquoi les prix sont modiques et les projections extérieures, toujours très intéressantes. Des primeurs, des visites de stars, des événements grandioses comme, cette année, la présentation à la Place des Arts du grand Metropolis en version restaurée, avec orchestre live et tout le bataclan. Y’a des films de partout dans le monde (Asie, Europe de l’Est, Bollywood, …) et une excellente sélection de courts-métrages, québécois or otherwise.
En gros, FanTasia y va pour l’épique.
(Et ne bloque pas de rue.)
Pourquoi je vous dis ça? Parce que cette année, je suis accrédité pour les deux. Je vais donc passer mon temps entre des shows de comiques et des films d’horreur serbes. Quasiment tous les soirs jusqu’au 28. Ça promet, hein.
J’vais donc vous en parler le plus possible, avec photos et tout.
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Ça va être un criss de party.
Un autre billet de qualité signé Éric Samson.





