J’avais dit que je sortirai plus les vendredis, c’était faux. J’avais tort. Je vous mentais.

Marie a peur et son lover fait une face de tough guy un peu. C'est comme ça qu'on affronte une malédiction. Comme ça et avec beaucoup de rhum. (Crédit photo Léa Lacruz )
Récapitulons:
Mercredi matin, je suis au travail. Une fenêtre de fbchat s’ouvre, une amie me demande si je veux sortir vendredi soir. Ça fait longtemps qu’on s’est pas bougées ensemble, et puis, oh, avec l’école VRAIMENT FINIE et la cheville désenflée, pourquoi pas?! Elle me propose une soirée avec un DJ qu’on aime bien, au Salon.
LE SALON
LE SALON OFFICIEL
OSTI
Faut ici ouvrir une parenthèse:
La malédiction du Salon Officiel
Je sais pas si c’est juste moi, mais il semble que le Salon Off agisse comme un genre de catalyseur traumatique. Les chances de croiser ton ex? 1000%. Les chances de pogner un feu sauvage? 1000% x infini. Du drama au carré, quoi. Toute la vie s’y tient, toute la vie veut s’y faire voir. Et plus il y a de gens dans un endroit clos , plus il y a de probabilités que ça dégénère. Ajoutez la bière cheap à ce lot et vous avez la recette pour de folles soirées (et 50% de mes tagged pictures)
Pour ma part, je n’ai jamais connu une soirée qui se déroula à peu près normalement au Salon. La morale fout le camp rapidement, c’est normal. On peut dealer avec. Mais j’aime quand même pas me réveiller avec des vagues souvenirs de frenchs dégueux avec un français aux mains baladeuses dans une cour d’école. Ni de me prendre pour une bisexuelle follasse. Ni de pitcher mon gin tonic sur un présumé dude de bombe.tv.
Sauf que je n’ai pas beaucoup de volonté. Je refuse très mal.
48-quelques heures plus tard, je suis chez moi, en train d’enfiler les mojitos avec mon lover et mon duo de meilleures amies. Malheur pour moi, je bois vite et je suis déjà pactée avant de partir. Whatever, la soirée coûtera pas cher. On titube vers le salon, on y entre vers 11:30, je ne sais trop. As always, ma copine et moi sommes les premières à partir le dancefloor, en notre qualité commune d’ex filles-qui-trippent-sur-l’électro-featuring-Justice-du-lamé-argent-pis-toute. Une autre copine nous rejoint, on danse, on prend des belles photos surexposées, on accroche les gens, la belle vie.
Il y a un truc que nous n’avions pas toutefois prévu, et qui expliquait tant de choses. Nous n’avons pu 16 ans, nous nous sommes tous levés très tôt ce matin-là (vendredi = jour de semaine) et nous avons commencé à boire tôt. Résultat? Une heure plus tard, on se pouvait plus de tenir debout, le dodo dans les yeux.
Fallait partir.
Le drama intervint donc.
Mon lover marche à côté de moi, sur Roy et DISPARAÎT. Je me retourne, le cherche des yeux pour le retrouver dans les bras d’un arabe musclé, virvoltant avec lui comme une femme aux mille jupons. Ça crie, ça se donne des tappes dans le dos. MAXIME! FOUAD! MAXIME! FOUAD! MAXIMEEE! FOUAAAD! MAXXX….
WHAT THE FUCK, pensai-je. J’eus le temps de penser à quelques scénarios de rupture et de passions homosexuelles cachées pour comprendre que ce dude était un ami d’enfance, lointain bro du 416.
M’enfin, c’est bon. Ok. No bad romance. Notre marche continue.
Pendant ce temps, mon amie et son amoureux ont eu le temps de s’engueuler sur le chemin entre le Salon et le Lafleur du carré St-Louis (où nous étions déjà attablés, en fait). Elle fugua plus bas sur St-Denis, son copain à ses trousses et nous abandonnant au combat avec un ami d’ami australien, l’air piteux avec ses deux cheeses et son français inexistant. PAS GRAVE, repensai-je, ELLE EST DÉJÀ TOUTE ÉMOTIVE PARCE QU’ELLE VIENT DE SAVOIR (ouep, direct en sortant du Salon) QUE LA MÈRE DE SON CHUM MEXICAIN LUI PAYAIT UN BILLET D’AVION POUR MEXICO QUI PART DANS UNE SEMAINE, ÉTAIT DÉJÀ EN TRAIN DE BRAILLER ANYWAY.
(Quand je suis saoûle, je pense clairement en caps.)
La raison de la chicane? Je l’eus appris dès le lendemain matin. Le dit chum était invité à nous rejoindre, mais prit 3 heures pour venir au Salon, en partance du coin Mont-Royal/St-Denis, ce qui crissa les blues à sa belle.
Il évita ainsi la majeure partie de la soirée. Yé pas fou le mexicain.
….
Ok, je sais que ce billet est déjà pas mal long, je passerai outre ma soirée de samedi, pour ne vous en donner qu’un petit morceau. Ces mots magiques, exactement ceux-là, sortirent de ma bouche en descendant le balcon de mon chez-moi, talons hauts aux pieds:
« Je chug du mojito dans une tasse, à la paille, sur la rue Cartier et vers l’Astral 2000. Osti qui faut que ça se ramasse sur le blogue! »
WORD
Un autre billet de qualité signé Marie-Helene Goulet.





