Célébrons humblement en attendant l’apocalypse

17 06 2007

Couverture-Prédateur

Peut on être “heureux” d’annoncer le lancement d’un livre qui s’annonce lui-même comme suit :

S’attardant principalement sur l’humain, sur l’amour et sur la mort, l’auteur livre par ses textes, ses dessins, sa peinture,quelques photos et installations, une réflexion poétique sur sa vision du monde actuel et l’état d’être humain.

Traduisant sa propre sensibilité sur le concept de citoyenneté et ses implications individuelles et collectives, à un moment de l’histoire où des changements majeurs sont en train de se produire et qui remettent en cause l’avenir même du monde, il plonge à l’intérieur de lui et nous remet un discours [souvent cru] qui répond visiblement comme le reflet d’une société gravement malade.”

Non, je ne peux pas vraiment être heureux de vous l’annoncer, mais ça n’enlève rien au fait qu’il faut souligner et “highlighter” en gros jaune serin le lancement du premier livre d’art de Dominique Desbiens intitulé “Il manque aux humains un prédateur”, le jeudi 21 juin, à la galerie du viaduc St-Laurent.

Je vous rapporte des photos de la soirée, et quelques impressions, bien sûr. En attendant, question de vous mettre l’eau à la bouche, voici un lien qui vous permet de consulter un extrait du livre:

http://www.dominiquedesbiens.com/predateur.html

Un autre billet de qualité signé Gautier.


St-Viateur et palettes drettes en bouette

2 06 2007

Merveilleuse journée au festival St-Viateur hier; si les organisateurs pouvaient être déprimés par le temps maussade (et la relativement faible affluence) en début d’après-midi, les nuages firent rapidement place au soleil, à la marmaille, aux manches en tattoo et aux fêtards de tout acabit. Yestarday’s Ring étaient bons et divertissants, Dee pas vraiment intéressant (moment propice pour aller se bourrer de crème à glace au Bilboquet), la fanfare ukrainienne géniale (ils auraient été bons même s’ils avaient joué des tounes de Dee) et Socalled plutôt curieux; va décidément falloir que j’écoute ses records avec plus de sérieux si je veux apprécier ses prestations.

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Cela dit, aussi bizarre cela puisse-t-il paraître, le moment fort de ma journée fut l’atelier de sculpture sur glaise, où — à mon premier contact à vie avec ce matériau — j’ai cru bon de faire naître sous mes mains un thug à palette drette (des Expos, cela va sans dire). Je lui avais même fait un médaillon, mais il fut sauvagement arraché par ma copine, sous prétexte que “ça tiendrait pas” (je soupçonne cependant da la jalousie devant la réussite indéniable de mon projet créatif). Anecdotes mises de côté, tout le volet “art de rue” — visiblement boudé aujourd’hui par mes collègues de la blogosphère — est donc grandement responsable de la réussite de l’événement. En espérant que ça revienne à chaque année.

Aussi: chose promise, chose faite. Au diable Pas Chic Chic (dont le EP me laisse toujours de glace) et Patrick Watson, vive la broue. Du moins, c’est ce qu’on se disait avant d’arriver aux Cours Windsor et de voir la place prise d’assaut par des banlieusards chilleux qui y sont davantage pour mater les représentantes de Sleeman’s que pour déguster et découvrir de nouveaux elixirs. Trop de monde, trop de bruit, trop de manque de classe; c’est sans doute plus agréable en après-midi…

PS: Alors que voir Jean Leclerc et Jérôme Rocipon chiller sur St-Viateur était une vision bien plausible, voir Pauline Marois quitter le Mondial de la bière en riant l’était un peu moins.

Un autre billet de qualité signé Poulin.


belle grégousse de vieille réguine de batèche

27 03 2007

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Depuis le 5 décembre, la Bibliothèque Nationale présente l’exposition Gaston Miron; L’oeuvre-vie, dans laquelle sont exposés “ des photographies, des affiches et des objets ayant appartenu au poète ainsi que des livres et des manuscrits provenant du fonds d’archives Gaston-Miron et des collections de BAnQ, ainsi [sic] que des films.” Que vous soyiez lettreux ou pas, Miron fut important, faut s’y intéresser. Et en y allant, essayer de trouver les traces de boue sur le sol; on y sera allé avant.

Jusqu’au 3 juin, gratuit.
10 h à 22 h (mardi au vendredi) - 10 h à 17 h (samedi et dimanche)

Un autre billet de qualité signé Poulin.