• Accueil
  • Quossé, la Swompe?
  • Vos hôtes
  • Collaborateurs
  • Boutique
  • Rien
SUIVEZ-NOUS

Billets libellés internet

Du malaise posthume

sept10
2011
3 Commentaires Par Éric Samson

Les oeuvres posthumes sont toujours un peu malaisantes.

Comme ça.

Que ce soit des greatest hits de bands qui sont dissous (ou dont un des membres est mort) ou des manuscrits incomplets d’auteurs qui ont passé la plume à gauche, il y a toujours l’ombre du mercantilisme, cette odeur suspecte du label/gérant/agent/éditeur qui veut faire une tite piastre sur un artiste qui l’a laissé trop tôt, alors qu’il lui restait encore quatre ou cinq blockbusters au contrat.

Quand on sait par exemple tout le travail d’édition qu’il peut y avoir derrière un roman de David Foster Wallace, lorsqu’on publie Pale King en tant qu’oeuvre inachevée… c’est difficile.

Car d’un côté, les fans en demandent toujours plus, et s’ils apprennent qu’une infime parcelle d’oeuvre de leur auteur favori reste dans les voûtes d’un éditeur, ils vont descendre sur celui-ci avec des torches et des fourches en exigeant une publication rapide et complète. De l’autre, il y a évidemment la figure de l’éditeur véreux qui veut presser le citron jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques pépins. Ah, et si on faisait de l’huile avec?

Rendre hommage à un défunt peut aussi être difficile: nombreux sont ceux qui ont accueilli l’Oscar posthume rendu à Heath Ledger pour son (génial) Joker dans Dark Knight comme un exemple de prix-pitié, que Ledger n’aurait jamais gagné de son vivant pour un tel rôle. Connaissant les goûts de l’Académie pour les films de super-héros, l’objection est certes valide.

C’est un peu pour ça que j’accueillais avec méfiance le lancement d’un site web sur Nelly Arcan, près de deux ans après son suicide.

J’avais peur qu’on ne fasse que presser le citron. Ou qu’on rende un hommage guimauveux à une auteure que l’on aurait eu trop tendance à considérer comme une vulgaire putain folle de son vivant.

Mais avec des textes inédits comme La Honte (à lire, très fort) offerts gratuitement en pdf, avec des résumés fort étoffés de ses romans (longues citations à l’appui), avec des analyses qui frôlent l’exégèse, on voit bien qu’il s’agit ici d’un véritable site qui rend un hommage à la fois senti et réfléchi à Nelly Arcan (et où on ne voit même pas poindre l’ombre d’un bouton Paypal).

Pas de mercantilisme, pas même nulle part la vague odeur d’un citron.

Un site comme on rêverait qu’il en aie pour tous les auteurs, vivants ou non.

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans littérature - Libellé David Foster Wallace, gratis, lien, littérature, Livres, troublant

Synesthésie, et je ne parle pas de Malajube

sept09
2011
2 Commentaires Par Éric Samson

Le blogue n’est pas très beau, ça saute aux yeux.

Mais en ces jours où la bouffe règne, où le manger est roi et maître de tout ce qui s’écrit et, surtout, de tout ce qui se vend, où tout le monde et son cousin se part un blogue de recettes, de critiques de resto et de trucs qui ont rapport de près ou de loin à ce qu’on met dans sa yeule, y’a Mistral et son pote qui ont parti un blogue où notre besoin primaire favori, lui qui est tout en bas de la pyramide de Maslow, est traité avec un peu plus de flair littéraire.

Le concept est simple: des auteurs, connus (Dickner, Vigneault, Catellier) ou moins, offrent une recette qui décape.

Là où ça devient intéressant, c’est que le style se doit de prévaloir sur le snack. On demande donc un minimum de recherche dans l’écriture, un sens du punch, une poésie de la recette qui transcende le livret Ikea ajoutez-le-beurre-malaxez-douze-minutes et qui fait que même si on a le cuistot intérieur à peu près au niveau d’un chimpanzé épileptique (ou qu’on n’a aucune envie de faire soi-même sa pâte à pizza), les textes se lisent avec bonheur.

Ça s’appelle Synesthésie, et bon, ça existe depuis 2007, mais je ne l’avais pas vu avant et j’te gage que toi non plus.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans littérature, snack - Libellé bonnes choses dans yeule, littérature, miam du bacon, volaille

Le livre comme tel

avr23
2011
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Aujourd’hui, l’UNESCO nous invite à célébrer la « journée mondiale du livre et du droit d’auteur ». Le sombre idiot qui a eu l’idée de fêter en même temps un objet d’art et un concept économique désuet devrait être fusillé, sans attendre.

Le copyright est agonisant, et c’est une bonne chose. Je ne reprendrai pas ici le débat sur le piratage, je l’ai déjà fait ailleurs, de toute manière, et si quelqu’un me sort encore « comment les artistes vont faire pour vivre s’ils ne sont pas payés pour leur contenu » et « le piratage c’est du vol », je pense que je me défenestre. Allez lire ce qu’en dit Francis Ford Coppola, mais de grâce ne portez pas attention à l’analyse idiote de l’auteure de l’article, qui commet encore une fois les mêmes erreurs élémentaires de ne pas faire la différence entre « faire payer le consommateur » et « faire vivre les artistes ».

Excusez si je me choque, mais j’en ai marre.

Quand les studios de cinéma se sont rendus compte que les gens pouvaient de plus en plus facilement reproduire l’expérience « aller voir un film » chez eux, gratuitement, il y en a qui ont paniqué et qui se sont mis à poursuivre les gens qui téléchargeaient des films sur BitTorrent, et il y en a d’autres qui ont décidé de rendre l’expérience irreproductible. Ça nous a donné une trâllée de films en 3D, par exemple, dont quelques uns valaient la peine (et d’autres, non.) Pour voir un film en 3D, il fallait obligatoirement aller au cinéma: aucun moyen de faire ça à la maison. Au lieu de tordre le bras et de dire « méchant téléchargeur », on a trouvé un moyen d’ajouter de la valeur au cinéma, et les gens ont répondu en masse.

En musique, c’est à peu près la même chose; certains ont compris qu’il vallait mieux donner sa musique enregistrée, pour attirer des gens aux concerts (une expérience irreproductible, donc incopiable et impossible à pirater, à moins de falsifier des billets de show).

La littérature, malheureusement, peine à se trouver une déclinaison unique et distinctive; ce n’est pas un art performatif (sauf dans le cas des conteurs ou du théâtre, mais on sait déjà que les seuls gens qui achètent des textes de théâtre sont les étudiants et les dramaturges, à peu d’exceptions), il est donc difficile de justifier « donner le contenu » pour vendre autre chose.

L’arrivée des livres électroniques pose donc un nouveau problème; il est difficile de reproduire un livre « classique » au complet: numériser chacune des pages, bla bla, ça n’avance personne. Et photocopier un livre, ça va finir par coûter plus cher que l’acheter.

Mais un livre numérique, ça, c’est pas mal moins ardu.

Les grandes maisons d’édition ont compris ça tout de travers: par exemple, lorsque l’on tente « d’emprunter » un ebook à la BAnQ, il se peut que le PDF ait déjà été emprunté par quelqu’un, auquel cas on devra attendre qu’il ait fini de le lire. C’est évidemment d’un ridicule profond: alors que justement la numérisation des oeuvres permet d’en effectuer des copies infinies à un coût tellement minime qu’on peut le considérer comme inexistant, on simule la seule caractéristique désagréable d’un livre-papier (quand tu le prêtes, tu ne l’as plus à toi) en faisant semblant qu’on n’a qu’un seul PDF et qu’une fois qu’il est « emprunté », il n’est plus disponible. On crée artificiellement de la rareté, on cadenasse le contenu, on prive le lecteur potentiel, sans justification aucune. Fin de la parenthèse.

Quoi faire, donc, devant cette apparente brèche dans le système de l’industrie éditoriale? Admettre la défaite?

Non. Simplement, réaliser qu’il y a de la valeur dans l’objet-livre. Intrinsèquement.

C’est un peu ce que font les Éditions du Seuil, avec leur campagne pour promouvoir leurs nouveaux livres de poche.

Vous voyez comment, derrière une simple parodie des pubs de iPad, se cache une mise en valeur du livre en soi, du livre comme objet qui n’a pas besoin d’upgrade, qui remplit mieux sa mission qu’un quelconque autre bidule.

Le codex comme irremplaçable.

Et drêt là, quand les éditeurs croient avoir déjà trouvé une solution… c’est alors qu’interviennent les auteurs.

Parce que c’est bien beau, tout ça, cette belle idée éditoriale de mettre en vedette le livre imprimé et relié comme étant imperfectible et donc irremplaçable, mais il reste que le créateur va toujours chercher à jouer avec son shit pour rendre les choses un peu plus compliquées et donner de la job aux gens comme moi qui ont étudié spécifiquement pour être capables de les comprendre et de replacer leurs lubies créatrices dans un espèce de grand schéma fondateur de quelque chose.

Le premier véritable exemple que j’ai eu d’un livre qui se considérait lui-même comme livre et qui agissait en conséquence, c’est House of Leaves de Mark Z Danielewsky. Si vous vous ramassez dans une librairie anglophone quelconque, les chances sont bonnes que vous tombiez sur House. C’est un peu devenu un roman-culte.

Voilà un livre qui assume pleinement sa forme, qui crée par sa propre lecture une angoisse profonde chez le lecteur, le caractère ergodique faisant de la lecture elle-même une opération créatrice.

Je vous insère ici, gracieuseté de Greg Hickman sur Flickr, quelques images qui vous donneront une idée de l’expérience que peut être la lecture de House of Leaves.

Close-up of Detail of House of Leaveset

Pages 140-141 of House of Leaves
et
Pages 204-205 of House of Leaves
et
Pages 432-433 of House of Leaves
et encore
Pages 464-465 of House of Leaves

Un autre livre-roman qui m’a foutu la peur du saint feu de Dieu, c’est Tree of Codes de Jonathan Safran Foer. J’imagine que la proximité des titres entre Tree of Codes et House of Leaves n’est pas fortuite.

Foer a décidé de prendre son livre préféré, Crocodile Streets de Bruno Schulz, un recueil de nouvelles hongrois plutôt obscur, et a écrit son histoire à l’intérieur même de ce livre.

Comment on fait pour écrire une histoire dans un autre livre? C’est simple: on coupe les bouts qui ne nous intéressent pas.

Le résultat est saisissant.

La première vision qu'on a de Tree of Codes

La première vision qu'on a de Tree of Codes

Eh oui.

Il a découpé dans son livre favori, pour enlever tout ce qui ne faisait pas partie de son histoire.

Vue de près

Vue de près

Il a découpé. Chaque page. Pour ne garder que ce qui faisait, d’un recueil de plusieurs nouveles disparates, une histoire simple, concrète, directe: le récit de la dernière journée d’une vie.

Une vie pleine de trous, une vie comme toutes les nôtres: avec des longs pans où il ne se passe rien. Sauf que chez Foer, là, ben… on le voit. Le texte a plus que des blancs: il a des trous, littéralement.

Les trous

Les trous

Voici un livre qui n’est rien sans papier, qui n’est rien de plus qu’une nouvelle overpriced de moins de 50 pages, si on la transcrit sur iPad.

Voici quelque chose qui justifie l’imprimé.

Voici, peut-être, quelque chose comme un des avenirs du livre.

Et ça, y’a pas besoin de droit d’auteur pour le « protéger » .

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans littérature - Libellé éditorial, choqué, culture, fuck you, gratis, littérature, Livres, méta, on veut ton bien, Tragédie

Vie et mort du Rock/Alternatif

fév23
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

Les années ’90 ont marqué la naissance, l’explosion et l’implosion d’un genre musical qui n’existe plus aujourd’hui que sous la forme, de plus en plus désuète, de panneaux de plastique chez les disquaires: le Rock/Alternatif.

Rock/Alternative

N'est-ce pas? (Photo oerendhard1 sur Flickr)

Évidemment, il est facile de prédire un destin similaire à la nomenclature « indie-rock »: le terme est au moins aussi galvaudé que l’était « alternatif » dans les années ’90, et ne veut déjà plus dire grand chose. Il est aussi facile de tomber dans une nostalgie béate de l’ère où Bush avait un X et où Alanis Morissette n’avait pas encore joué Dieu dans un film de Kevin Smith.

Une telle nostalgie serait absurde, évidemment: dès qu’on frappe la trentaine, on est obligé, par la loi, de se rappeler les doux moments où on venait juste d’avoir seize ans, le monde s’ouvrait à nous comme une huître, et Champagne Supernova venait de sortir. (Ouais madame, le single de Champagne Supernova est sorti la journée même de mon seizième anniversaire.) Et de se dire que c’était l’bon temps, pareil. Hum. Newsflash: ce n’est pas parce que t’as fumé ton premier joint en écoutant Sublime et Blind Melon qu’ils sont aussi importants dans la grande histoire musicale de la civilisation occidentale.

Cela dit, la nostalgie de la trame sonore de notre adolescence et de notre entrée à l’âge adulte est tout à fait normale; on appelle ça l’effet CHOM. Mais elle est aussi absolument fausse.

Personnellement, mon groupe préféré des nineties est et restera toujours Oasis. Pourtant, j’ai été un late adopter de britpop, et de musique rock en général: mon éducation musicale a débuté pour vrai en 1994. Auparavant, mon environnement sonore était composé à 95% de musique classique (incluant toutes ses déclinaisons, genre « baroque » et tout le reste). J’ai évidemment eu quelques brefs moments où j’étais « de mon temps », comme quand j’ai reçu, pour ma fête, ma première cassette (Hysteria de Def Leppard), ou quand j’ai acheté Girl you know it’s true de Milli Vanilli, mais en gros, on peut dire que je n’écoutais rien qui datait d’après 1800-quelques.

Et c’est là que Pink Floyd sont venus en show à Montréal, et que je me suis ramassé, suite à une étrange insistance de ma part et à une non moins étrange inconscience de la part de Maman Samson, dans un troisième balcon au Stade Olympique, le 23 mai 1994.

Mind: blown, évidemment. Un kid de 14 ans (qui en paraît 12), qui n’a à peu près rien écouté de plus récent que Vivaldi, se ramasse devant Shine On You Crazy Diamond. Tsé.

On peut dire que c’est là que j’ai compris quelque chose.

J’ai alors commencé à me faire une genre de culture musicale, à retardement. Surtout par le biais de concerts, en fait. Les Stones en décembre de la même année, puis une pléthore d’autres. C’était la folie.

Mais je n’étais pas encore rendu au point où j’écoutais vraiment la musique « actuelle ». Je n’ai, encore à ce jour, jamais possédé Dookie, par exemple.

Arrivé au cégep, quelque part à l’automne 1996, une amie m’a prêté (What’s the Story) Morning Glory.

Illumination.

Oasis

Oasis, le 2e band le plus asshole au monde, après Limp Bizkit. (Photo Andrew Macpherson sur oasisinet.com)

J’ai couru au Sam the record man sur Ste-Catherine pour m’acheter Definitely Maybe, que j’ai usé à la corde, puis j’ai acheté tous les singles d’Oasis qu’ils avaient, et j’ai fait commander les autres. Je voulais tout avoir.

C’est via Oasis que j’ai découvert tout le reste. C’est versus Oasis que j’ai découvert Blur, c’est par une insulte de Noel que j’ai découvert (et détesté très rapidement) Radiohead, bref: c’est eux qui ont été le fil d’Ariane de mon late-blooming univers sonore.

C’est eux qui m’ont vraiment fait aimer la musique.

Pas étonnant, alors, que mon cerveau les place en trame sonore de mes meilleurs moments, dans mes souvenirs.

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que vient tout juste de se conclure, sur l’essentiel A/V Club de The Onion, la passionnante série d’articles relatant la saga de la musique alternative, de 1990 à 1999: Whatever Happened to Alternative Nation? En dix billets (un par année) Steven Hyden raconte, d’un ton mémorable de justesse et d’observations subjectives et personnelles, l’histoire de l’alternatif, des débuts enthousiastes de Lollapalooza au monstrueux Woodstock ’99.

Et son anecdote d’Oasis à elle seule vaut le détour. C’est en 1997 que ça se passe, si vous y tenez.

Non seulement Hyden a écrit dix articles fascinants, mais il les a ponctués de vidéos qui vous replongeront dans vos souvenirs et qui vous rappelleront ce que vous écoutiez (ou pas) dans le temps, avant d’aller pawner vos vieux CD pour vous acheter un six-pack et d’oublier à tout jamais l’existence de Liz Phair.

Ou de Moist.

Allez lire ça. Vous m’en direz des nouvelles.

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé culture, intelligence, journalisme, musique, musique que t'aime, souvenirs

Vrac de fin d’année

déc29
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Je ne vous apprends rien, c’est le temps des rétrospectives.

Comme à chaque année depuis 2007, DJ Earworm nous offre son mashup des 25 chansons qui ont été au top du palmarès pop du Billboard. Toujours réalisé avec grande maîtrise. C’est comme une version intéressante du « montage de l’année » de CKOI.

Si vous voulez vous rappeler les bons et moins bons coups de 2007, 2008 et 2009, vous n’avez qu’à vous faire aller la souris par là.

Tant qu’à parler de tops, on m’a demandé de faire partie du GRBM (Grand Recueil de Bonne Musique), qui paraît depuis 2004, en collaboration avec 33mag. Si vous voulez vous insurger de mon grave manque de goût, c’est par ici que ça se passe. Je vous suggère aussi de prendre le temps de lire les tops des 49 autres participants, vous risquez de faire de belles découvertes.

Si vous devez faire pas mal de route pour aller dans/revenir de vos partys, vous serez peut-être heureux de voir que CBC Radio 3 (le cousin anglo de Bande à part, si on veut) a lancé une série de podcasts/mixtapes préparés par des DJs d’ici. Le premier épisode, réalisé par les Small Town DJs de Calgary, n’est pas piqué des vers. La tracklist est folle.

Et puisqu’on l’aime toujours autant, (et que des fois ça prend plus que soixante-quelques minutes pour se rendre quelque part), ce serait très mal d’omettre le mixtape que Lunice a réalisé pour Safewalls, un projet du Cirque du Soleil. Le site a des fois de la misère à télécharger, mais ça en vaut grandement la peine, ne serait-ce que pour le remix de Ej savais pas mieux de Radio Radio que notre crunker montréalais nous sert vers la toute fin. D’ailleurs, je sais pas pourquoi il y a si peu de remixes de Radio Radio, me semble, ça vaudrait la peine, non?

En tous cas. Get to it, DJs montréalais.

Y’a aussi la classique émission des tops de CISM que vous avez peut-être manquée. Si c’est le cas, voici votre occasion d’écouter les deux tops-50 (franco et anglo/instru) de La Marge, featuring plein de vos animateurs favoris.

Mais pas moi. J’étais blessé.

Je vais mieux, là, merci.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé Actualités, émission, cism, DJ, mixtape, mp3, musique, musique que t'aime, nouveautés musicales, podcast, Samson, vidéo, YouTube

Des nouvelles du monde du livre

mai03
2010
Laisser un commentaire Par Samuel Mercier

Pendant ce temps, dans le terrible monde du livre :

  • D’une rive de l’Atlantique à l’autre, les opinions divergent sur le nouveau roman de Paul Auster.
  • Bill Murray lit de la poésie aux gars de la construction.
  • La littérature érotique vient à la rescousse des éditeurs américains.
  • Book ninja pose une question à Amazon.
  • Des parents de l’Indiana s’opposent à ce que leurs enfants lisent du Toni Morrison.
  • Colin Meloy, le chanteur des Decemberists, projette d’écrire des livres pour enfants.
  • Un universitaire trouve une manière efficace d’éliminer la concurrence en écrivant des mauvaises critiques sur Amazon.
Un autre billet de qualité signé Samuel Mercier.
Classé dans La Swompe - Libellé Actualités, littérature, Livres, médias

Jeudi jury

mar31
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Demain jeudi, je serai en jury duty.

Pas pour décider si M. Poitras va en prison. Nonon: c’est autrement plus l’fun.

Macarons

On m’a convoqué à la Boutique Point G pour faire partie du jury all-star blogosphère qui décidera des nouvelles saveurs printemps-été qui seront disponibles à la boutique bientôt.

C’est donc pour vous, camarades, que je goûterai une vingtaine de macarons (et quelques autres gâteries, j’imagine) en compagnie de trois chefs réputés, trois gagnants d’un concours organisé sur le site web du Point G et deux autres stars du 2.0, Michelle Blanc et Marie-Julie Gagnon. J’en profiterai pour poser quelques questions aux pâtissiers et je tâcherai de vous revenir avec de belles images (pour ici) et des infos fraîches (pour la rédio) et plein de joie. Y’a un La Swompe vous met des bonnes choses dans ‘yeule qui s’en vient, c’est garanti.

Après ce sera la course folle vers le National pour Julian Casablancas.

Que d’agrément.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé été, bonnes choses dans yeule, mercenariat, Samson

Émission du 19 mars 2009

mar19
2009
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Célébrons en joie l’anniversaire de Mathieu Poulin avec une autre émission remplie de bonheur et de culture. 

Intro
The Dead Weather – Hang You From The Heavens
Nous Non Plus – Fantôme dur
Black Diamond Bay – Mother’s Arms
The Dears – This Is A Broadcast (sélection de l’invité)
Entrevue: Mathieu reçoit Stéphane Ranger
Ratatat – Bustelo (sélection de l’invité)
The Avalanches – Since I Left You (sélection de l’invité)
Entrevue: Mathieu reçoit Stéphane Ranger, deuxième partie
Queens of the Stone Age – Go With The Flow (sélection de l’invité)
La Patère rose – La marelle
Funeral Party – Carwars
Swan Lake – Paper Lace
Grosse Distorsion – Cléo
Lucien Midnight – Major Tom

Pubs

Gliss – Morning Light
Indochine – Play Boy
Éric: Obama, la bédé dont vous pouvez feuilleter un extrait en ligne.
Malajube – Luna
Orchestrol Parade – Hatchback
Yann Perreau – Beau comme on s’aime
Julie Doiron – Je le savais
Carl-Éric Hudon – Oh! Les garçons et les filles de mon âge, mon amour.
Éric: Miroir Noir, le dévédé
Barton Fink – Paranormal Mechanism
Dan Deacon – Paddling Ghost
Moodini – Tonka Party
Movèzerbe – Papier
Bengee – Rich The Rich
Outro
La reprise de la semaine: Casiotone For The Painfully Alone (with Concern) – Streets Of Philadelphia

Comme d’habitude, si vous voulez vous abonner au podcast de la Swompe, vous avez l’option iTunes ou autre programme, ou vous pouvez tout simplement télécharger le mp3 de CISM.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé Barack Obama, cinéma, concert, film en super8 artsy et tellement 2009 comme esthétique, littérature, mp3, musique, Poulin, radio, Samson

Émission du 5 mars 2009

mar05
2009
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Le Kindle 2 - source: http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200902/33504_une-kindle2-amazon.jpg

Du neuvième art, un roman avec un chiffre, un livre électronique et de la poésie zen. Tout ça, accompagné d’une véritable avalanche de nouveautés musicales.

Intro
Hot Hot Heat – Running Out Of Time
Winter Gloves – Factories
The Takeover UK  - Don’t Wait Up
Sally Paradise – Gruger des os ostentatoires
Éric: I Saw You…, collectif (dont voici le blogue)
Esker Mica – La peur du froid
Band de garage – Dérapage
Malajube – 333
Handsome Furs – (It’s Not Me, It’s You)
Karkwa – Vertige
Mathieu: Roman 41 de Monique le Maner
Les Patates Impossibles – Dramatique
Otarie – Mon mal de tête
Brun Citron – Hygiénique Eugénie
Les Dorothée – Vide-moi
Propagandhi – Dear Coach’s Corner

Pubs

Omnikrom – Brille brille pour vous
Payz Play – Pantins
Lady Sovereign – Guitar
Éric: Le Kindle 2 d’Amazon
Le Nom – Boy Toy With No Joy
Les Goules – Fétiche
King Bochek – Je t’aime
Mathieu: Festival de poésie zen de Montréal
Depeche Mode – Wrong
Metric – Help I’m Alive
Pine Tarts – Étoile
Arvida Crew – Rap burlesque
The Prodigy – The Omen
The Qemists feat. Mike Patton – Lost Weekend
Outro
La reprise de la semaine: NoFX – I’m The One

Comme d’habitude, si vous voulez vous abonner au podcast de la Swompe, vous avez l’option iTunes ou autre programme, ou vous pouvez tout simplement télécharger le mp3 de CISM. 

Bientôt, vous pourrez podcaster les émissions intégrales directement d’ici… restez à l’affût!

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans cism, La Swompe, mp3 - Libellé cism, critique, La Swompe, littérature, mp3, musique, Poulin, Samson

Le Haiku à l’ère du déficit d’attention

fév17
2009
Laisser un commentaire Par Poulin

twitter_logo

Le toujours excellent Book Bench du New Yorker attire notre attention sur cet article du Christian Science Monitor (qui, parallèlement, mène enquête pour confirmer l’identité du tweeter @Zachée@), consacré à l’importance insoupçonnée qu’est en train de prendre Twitter sur le web. Ce réseau social basé sur le micro-blogue (à la statut Facebook) est en effet en voie de devenir l’outil de prédilection du journalisme citoyen, dépassant sa fonction primaire d’agrégateur « d’ambient intimacy » pour s’imposer comme source d’information en temps réel. Une tournure d’événements qui cloue net le bec à ceux qui — comme moi — étaient bien sceptiques devant la pertinence d’un tel outil de communication.

Mais l’article ne s’intéresse pas qu’à la fonction journalistique de Twitter; il avance que les tweets (appellation courante des micro-billets en question) seraient en voie de devenir une nouvelle forme littéraire. L’idée venant d’un analyste technologique et non de, disons, Antoine Compagnon, nous la prendrons avec un grain de sel. Mais écoutons tout de même le coeur du raisonnement:

Some might charge that Twitter is still largely a vast wasteland of self-indulgence and irrelevancy. But Twitter’s best days may still be ahead, Saffo says. “It’s already become a new news form, and I think it’s in the process of becoming a new literary form,” he says. He notes how Lincoln’s Gettysburg address, so brief yet so profound, was influenced by his use of the telegraph, which disciplined Lincoln to get to his point quickly.

Twitter, Saffo says, may become “Haiku in the age of attention deficit disorder.” The 140-character limit “really forces the writers to compress their thoughts into a very short space,” he says.

En attendant… pourquoi ne pas emboîter le pas et suivre laswompe sur ledit site…? À nous le Goncourt 2010.

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans littérature, Poulin - Libellé littérature, Poulin

Juste pour me donner tort

août04
2007
5 Commentaires Par Éric Samson

Bon. Hier, je poste un article comme quoi la musique rend plus intelligent.

Y’a des arguments en béton, y’a même une citation de la revue Neuron, là, de l’université Stanford. Prestigieux, scientifique, tout y était. J’étais de retour, je bringais le swompy back.

Mais non, fallait bien qu’on me donne tort d’une manière ou d’une autre.

Le Sir en question

V’la-ti-pas que Sir (SIR!) Elton John fasse une sortie publique, dans laquelle il propose, tenez-vous bien, qu’on devrait fermer l’internet pour cinq ans, pour aider la musique.

Pas juste « arrêter le téléchargement de mp3″ ou rien comme ça, là. Nonon. Rien de moins que fermer l’internet.

Apparemment qu’il trouve que les gens ne « communiquent » plus (ah? les email, MSN, Facebook et tout ça, non?), et donc (donc?) qu’il ne se crée plus de musique intéressante. Eh oui, c’est de la faute à internet si, selon lui, la musique (la musique au complet, là, partout, de tous genres) sucke.

Et la meilleure solution qu’il a à proposer, le sir, c’est de tirer la plogue, mur à mur, pendant cinq ans.

Wow. Moi aussi, j’en ai, des idées comme ça: pourquoi ne pas interdire complètement l’utilisation de pianos à queue pendant cinq ans? Est-ce qu’Elton John se mettrait à écrire des chansons qui ne sonnent pas comme si on était encore en 1978?

(Il déclare aussi, en passant, que selon lui, la meilleure musique était faite dans les années 70. B-â-t-a-r-d.)

Alors, ben, je crois que je vais envoyer une lettre à la revue Neuron: si écouter de la musique rend plus intelligent, faudrait peut-être faire des études sur les gens qui portent des grosses lunettes en jouant du piano… j’ai l’impression que ça, encore plus que MTV, ça rend vraiment con.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans choqué, musique, Samson - Libellé cave, choqué, dégénéré, lunettes, mp3, musique

Mots-clefs

arts visuels cabotinage choqué cinéma cism concert critique culture déambulations mondaines décadence développement urbain entrevue francos humidité intelligence internet La Swompe littérature Livres manque de respect Marie-Hélène mise à jour mp3 musique musique que t'aime médias nightlife on veut ton bien optimisme démesuré Opération Culturons Stephen osheaga party plaisir plaisirs Poulin radio Samson show spectacle swompe télé vidéo YouTube éditorial émission

La Swompe Twitte

  • Canailles seront à SXSW. Wow. 1 week ago
  • Meilleure nouvelle de l'année. RT @AUXTV: I Mother Earth announce reunion show http://t.co/olmedZPO 1 week ago
  • RT @TheophilusL: A very Rare christmas song - "Purple Snowflakes" http://t.co/6636NbgV | ⛄HPPY HLDYS⛄ 2011-12-24
  • Who the hell is Alexis Jenni? 2011-11-03
  • Un mixtape de CFCF! http://t.co/MTyaRO06 2011-11-01
  • More updates...

Posting tweet...

Powered by Twitter Tools

Blogroll

  • Chantal Guy
  • CISM
  • Front froid
  • La Pimbêche
  • Le dernier kilomètre
  • Midnight Poutine
  • Oncle Lester
  • P45
  • Panorama
  • Podmodernisme
  • Roger Ravager
  • Spacing Montréal
  • Stereogum
  • The Book Bench
  • Ton Petit Lait

Méta

  • Connexion
  • Flux RSS des articles
  • RSS des commentaires
  • WordPress.org

EvoLve theme by Theme4Press  •  Powered by WordPress La Swompe
Le marécage de la culture