Les vacances sont finies, l’appel de l’interweb se fait ressentir et on regarnit notre site chéri de billets recensant les pièces et topos formant ces heures de bonheur FM qu’est La Swompe.
Dernière émission de la saison estivale, dernière émission d’une heure, mais des musiques qui torchent et des invités qui envoûtent.
Vous vérifierez votre poste radiophonique, en vous demandant ce qui se passe.
Jeudi prochain, La Swompe ne sera pas dans vos oreilles le jeudi de 11h à midi.
Scandale? Oh que non.
La Swompe s’upgrade. La Swompe se pimpe. La Swompe prend du galon. La Swompe est déménagée en prime time.
La Swompe sera donc, pour la saison d’automne, toujours le jeudi, mais de 16h à 18h. Oui oui, deux heures de marécage, deux fois plus de swompage (de swompitude? de swomperie?), plus de musique, plus de bonheur, plus de tout.
Plus de nous.
C’est avec un honneur incomparable que nous avons accepté la case horaire laissée vacante par Art trash et mauvais goût, auparavant occupée par l’ineffable sire André Péloquin, grand bonze de la scène musicale indie montréalaise.
Alors au plaisir de vous retrouver dans une case horaire deux fois plus longue, mille fois plus prime time, avec la même attitude swompeuse à laquelle vous êtes habitués.
Émission débutée sous le signe de l’instabilité: les cinq minutes de pub sensées jouer avant qu’on commence n’ont pas joué, nous obligeant ainsi à courir vers le studio et débuter le plus vite possible (sans écouteurs). Finalement on se débrouille pas SI mal…
Ghislain Poirier avec Jacobus et Maleco - Avec la musique
C-Drik - Bouchez-vous l’nez part 2
Les Swompards de l’est et 4d - La grève du coeur Rentrée théâtrale montréalaise
Fog - Inflatable Ape pt. 3
The Dears - Who Are You, Defenders of the Universe? Culturons Stephen
The Decemberists - Eli the Barrow Boy
Monsieur Mono - Love Hurts Critique - Contre toute espérance
Band de Garage - Diesel
Les Cons-Cassés - Players light Queen size
Les roturiers - S.P.M.
Vous avez écouté La Swompe à la radio, comme vous le faites religieusement depuis bientôt trois mois. Vous avez forcément entendu l’entrevue que j’ai réalisée avec notre quasi-collègue DJ Zebra dans le cadre des Francofolies.
(Remarquez mon air professionnel et concentré.)
Vous n’avez peut-être pas remarqué, grâce à mes talents d’éditeur sonore à tout casser, que ce n’était là que les meilleurs moments de cette entrevue: en effet, il eût été mal avenu de vous passer toutes les onze minutes qu’a duré notre entretien. J’ai donc tout-le-monde-en-parlé l’interview pour qu’il n’en reste que deux bouchées aisément digérables de 3 minutes 30. Voici donc, pour vous, fidèles lecteurs, l’intégrale de mon entretien avec le bootleggeur le plus en vue de toute la France.
Notez que l’entrevue s’est tenue samedi passé: le show d’Anis (”hier”) était le 27 juillet, et “Malajube ce soir” fait référence au (très excellent d’ailleurs) concert acoustique.
C’est une émission toute spéciale que celle-ci: deux topos étendus plutôt que quatre courts comme à l’habitude, mais toujours de la bonne zizique et du divertissement à la pelle. Mesdames z’et messieurs, La Swompe du 2 août 2007.
Existent des signes qui ne mentent pas. Des preuves irréfutables de l’étalement effréné d’un empire. Des manifestations d’une mauvaise foi camouflant une admiration secrète pour le travail d’autrui. Pour notre travail.
La swompe grandit, embrassant de ses tentacules visqueuses des sphères que nous croyions, encore récemment, inaccessibles.
Mercredi soir dernier, à 18:48 pour être plus précis, la division culturelle du Téléjournal de Radio-Canada — télévision d’état et référence en matière d’information, devons-nous le rappeler — faisait suivre sa très suave entrevue avec Grégory Charles de quelques topos express, parmi lesquels quelques secondes relatant la décision de l’UNEQ de faire parvenir, à l’image de l’entreprise de Yann Martel, des livres à notre Très Honorable fédéral. À l’affût de toute initiative visant à culturer Stephen, je dressai l’oreille, la paupière, puis le sourcil. Car il n’y eut rapidement plus aucun doute: j’avais été sans trop m’en rendre compte à la fois le témoin et, ô paradoxe!, la victime d’un rapt.
Les habitués du marécage seront évidemment, tout comme je le fus, bien surpris de voir repris à la SRC un concept graphique ayant déjà fait ses preuves ici, à savoir rajouter dans la paume prima-ministérielle un ouvrage de littérature. La swompe, de par son format blogue, conservant dûement ses archives, la preuve de paternité intellectuelle est facile à faire, incriminant du coup les retoucheurs d’images de la société d’état d’espionnage (ou de dépendance à la swompe) et de vol intellectuel. De plagiat.
À Radio-Canada: vous ne respectez pas mes “droits”, je ne vois donc pas pourquoi je devrais me retenir de “youtuber” le topo problématique. Mais cette logique appliquée du “oeil pour oeil” n’apaise pas mon courroux, puisqu’elle ne me permet que de faire la démonstration de l’affront. Justice doit maintenant être faite.
J’exige donc, au nom de La Swompe Enr., qu’un topo du Téléjournal 18h soit, d’ici deux mois, consacré à notre empire web grandissant.
Ouais ouais… je sais, le bloc hip hop commence pas avec le plus lourd des beats… on avait oublié de préparer Semi bruce, alors le disque des Invincibles a embarqué pour une troisième pièce. Mais à part ce léger fuckup technique, une bien bonne émission. On vous souhaite à la semaine prochaine!
Soyez à l’écoute tout particulièrement ce jeudi à La Swompe en stéréo, où nous recevrons en entrevue la toujours sympathique Kim Bingham, qui viendra nous parler en début d’émission de la trame sonore des Invincibles.*
Vous qui nous lisez depuis un bout, savez qu’on en est très, très contents.
Et ce n’est qu’un des multiples sujets que nous allons aborder cette semaine! C’est un rendez-vous!
(* Eh oui, je réutilise une photo d’un autre billet - j’en ai pas d’autres, de photo potable, que voulez-vous.)
Dimanche soir se termine à Paris le festival que nous qualifierons d’hybride (androgyne pour les intimes)Filmer la musique, à cheval sur le MK2 Quais de Seine et le Point Ephémère. 4 jours, 4 nuits que les projections plus ou moins pirates, plus ou moins expérimentales s’enchaînent avec joyeuseté dans un esprit « indépendant » qui plairait à nos swompeurs les plus pointilleux du dictionnaire.
On parle là d’un dépucelage : Olivier Forest, Eric Daviron et le collectif MU, déjà adeptes d’interventions sonores ou projections urbaines en tout genre, inaugurent en effet la 1e édition d’une manifestation qui, espérons-le, continuera à explorer ces marges vierges. Car le domaine est peu abordé, tant nous ingurgitons en monstres d’apathie musique et vidéos live sans forcément réfléchir au pourquoi du comment. Normal, me direz-vous, la musique s’écoute, imparfaitement saisissable par la caméra. Comme le veut le manifeste des généreux créateurs, il s’agit de comprendre et trouver sa place dans le « comment regarder, comment écouter, comment danser avec ». Montrer que la vidéo de concert a aussi ses mouvements de création, sa quête de nouveaux formats et de nouveaux angles d’approche.
La programmation sent bon le rock, avec un penchant pour le punk, le noisy et quelques pointes d’électro. Entre autres pépites, on a vu mercredi les géniaux Fugazi, filmés et collés par Jem Cohen pour le projet Instrument. Jeudi un portrait de Benjamin Smoke (leader enfumé du groupe Smoke) et la rediff des sessions TV Party animées par l’undergrund new-yorkais au début des années 80 (Blondie, les Clash, Talking Heads, etc…). Vendredi, on a retrouvé une connaissance : une vidéo de Vincent Moon, notre dealer des Concerts à Emporter de la Blogothèque (Arcade Fire dans un monte-charge, c’est lui), et pi un docu sur le cajun en Louisiane en 1972. Samedi, Sonic Youth sera à l’honneur, avec le live de leur dernier album, capturé « hors des codes médiatiques » par des étudiants américains.
J’en passe, car les réjouissances comprennent aussi plusieurs concerts et des visionnages thématiques (du genre : « Décrivez un moment d’inspiration » par Björk, Steve Albini et d’autres freluquets) . Des labels par brouettes, des idées à la pelle, des sérial filmeurs à chaque coin de scène.
J’essaye d’aller grapiller quelques vidéos, et je repasse vous voir. En attendant allez voir vers là-bas.
Un autre jeudi, une autre heure de radio comme il ne s’en fait plus.
Nous vous avons délecté de:
Chromeo - Bonafied Lovin’ (Tough Guy) (Position 4 du palmarès album de CISM) Numéro# - J’aime la bourgeoisie Retour sur le Festival Trans-Amérique, spécifiquement le lancement de Robert Lepage Kim Bingham - Cry Cry Cry Avec pas d’casque - La pire journée au monde Bleu - Le vieux capitaine Topo sur la littérature-monde et la francophonie MC La Sauce - Fuck You Esti (Position 26 du palmarès francophone de CISM) Para One - Musclor Culturons Stephen, épisode 4 Malajube - Le bataillon Karkwa - Le coup d’état Topo sur Wong Kar-Wai Arcade Fire - Une année sans lumière Présentation du mashup de la semaine, encore une fois gracieuseté de DJ Zebra, notre ami à tous. DJ Zebra - Killing Boombastic
Et n’oubliez pas: la phrase de la semaine, à utiliser au moins une fois (cette semaine, elle est gracieuseté de Valérie Cyr, une fidèle auditrice): “Mets ça dans ta pipe, cowboy de l’espace!“.
Et voilà! Notez que le site de CISM n’héberge les émissions que pour une durée de deux semaines, va donc falloir patienter un peu avant de pouvoir ré-écouter notre premier show (car on va bin finir par le hoster nous-mêmes). Allez sur le site de la station pour télécharger, abonnez-vous par iTunes ou jouez-vous la tranquillax et pesez simplement sur “play”.
Y,a pas longtemps, on soulignait le 100e billet. Là, je viens d’aller voir les statistiques du site et on vient de dépasser les 10 000 hits. Je suis content. Merci encore. Let’s keep on swompin’.
Une autre émission derrière la cravate. En voici le compte-rendu, boutte par boutte.
Il manque le début de notre introduction dans la balladodiffusion sur le site de CISM - c’est qu’on a commencé le show à 10h59, alors que l’enregistrement débute à 11h pile. Une version corrigée sera disponible sous peu, directement ici.
Ça y est: trop de choses ont été postées dans la section Rien. On se fiait à votre bon jugement pour respecter l’entente implicite voulant que RIEN ne se retrouve dans la section RIEN. Mais nous fûmes bien naïfs.
Dès lors, nous nous voyons dans l’obligation de mettre la section Rien sous surveillance. Soyez donc avertis: Charles, bien qu’imperturbable, est sans pitié pour les contrevenants.
La Swompe -- dans sa version virtuelle -- est un blogue d'actualités culturelles québécoises. On s'intéresse à l'indépendant, à l'original, au cabotin.
Mais on sent quand même le Muskol.
Commentaires récents