
Encore une fois, je me gâte dans les titres de nature louche, et pour cause : je suis tombé sur une vieille publication qui m’a rappelé un autre livre dont je désirais ardemment vous entretenir, et comme j’ai été servi par le sort deux fois mieux que prévu, j’ai décidé de fêter ça en vous maquillant un topo rapide mais riche en collagène sur les Éditions Rodrigol, qui ont donné le jour aux deux bouquins dont je parlais plus haut. Naturellement, je ne vous causerai pas de tous les ouvrages qu’ils ont publié, mais j’aimerais attirer votre attention sur les deux collectifs qu’ils ont déjà lancés : La campagne, textes récoltés (2005) et Les sports, textes sués (2006). Dans les deux cas, c’est comme les fabuleuses menthes au chocolat de chez Saint-Hubert (dont le goût douteux, par contre, ne saurait être associé à ces ouvrages) : c’est agréable, et ça fond trop vite. On en veut d’autres, et tout de suite à part ça.
Ce qui frappe, quand on lit ces deux petits recueils, c’est leur homogénéité, car si plusieurs s’essaient à la publication de collectifs organisés autour de thèmes précis, leur pertinence et leur cohésion reposent sur un choix éclairé des textes, ce qui n’est pas toujours le cas… aux Éditions Rodrigol, par contre, on semble avoir soigneusement choisi tout ce qui était pour se retrouver dans ces petits livres et, surtout, on semble avoir été soucieux de garder une atmosphère précise, comme si on avait voulu créer un univers harmonieux à partir d’un «patchwork» de textes. Il ne reste qu’à souhaiter que la série continue pour le mieux, et que l’équilibre de cette collection se maintienne!
Enfin, le prochain collectif a pour thème les chats, et vous (oui, vous!) avez jusqu’au 30 juin pour vous magner le train et leur pondre un truc sur nos amis les félins domestiques. Je vous tends donc ma main gantée de blanc (pour les soirées de gala) pour vous mener vers ce délicieux lien : www.leseditionsrodrigol.com, question de vous stimuler, de vous permettre de trouver des infos sur eux (en particulier où trouver leurs livres, car ils ne sont pas distribués partout ) et, surtout, de ne pas faire saigner mon coeur de mère qui ne demande qu’à vous éduquer. C’est pour votre bien. Je vous laisse sur une citation fort efficace de la préface de La campagne, qui témoigne bien de l’esprit d’auto-dérision et de légèreté qui semble présider aux Éditions Rodrigol :
«La campagne, sujet obsolète s’il en est un, nous semble franchement mauvais et c’est pour cela que nous l’avons choisi. Ce thème ne peut être pire que tous les autres qui lui succéderont au sein de cette collection.»
Ça en dit long, et en deux phrases, à part de t’ça.
La semaine prochaine : je ne sais pas encore quoi, mais ça sera plus cabotin. Maudit que c’est sérieux, des livres.
Un autre billet de qualité signé Ta Mère.
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