Éditorial à assembler

31 07 2007

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Extrait de l’Annuaire de la faculté de philosophie de l’Université de Montréal, 1950-1951:
L’enseignement s’adresse à tous ceux, futurs journalistes ou hommes politiques, hommes de lettres ou hommes d’action,  qui aspirent à éclairer ou à diriger les autres.”

Extrait de la présentation du département de philosophie de l’Université de Montréal, 2007-2008:
Les bacheliers qui cherchent de l’emploi en dénichent un dans une proportion de 94% selon l’enquête du MEQ, Relance à l’université 2001. Toutefois, ces emplois, bien qu’intéressants, sont peu liés à la formation reçue. […] Le principal débouché demeure toutefois l’enseignement de la philosophie au collégial pour les titulaires de la maîtrise.”

Extrait de la présentation de l’école des Hautes Études Commerciales de Montréal, 2007-2008:
Avec un esprit ouvert conforme au contexte de mondialisation, continuer à faire montre de leadership sur les plans de l’enseignement, de la recherche, de la technologie et du multilinguisme afin de préparer adéquatement nos étudiants à leur futur rôle de gestionnaire ou d’expert et de contribuer ainsi activement au développement de la société.”

Faites-en ce que vous voulez. En autant que vous ne vous concentriez pas sur le photoshop.

(Et si votre taux de placement vous intéresse/inquiète, allez voir ICI pour les données de 2005)

Un autre billet de qualité signé Poulin.


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31 07 2007

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Je ne sais pas si vous avez assisté à la résidence de Malajube au Club Soda. Nous on l’a fait. Les billets achetés dès février. Le concert “??????” nous faisant particulièrement mouiller nos corduroys. On spéculait et respéculait: des collaborations? juste des nouvelles pièces? un bar open? un festival de la moustache?

Même si l’hypothèse “moustache” s’est avérée la plus proche de la réalité, on ne pouvait que lever discrètement — histoire de ne pas froisser le public conquis d’avance — le sourcil lorsque l’on appris que la surprise était “le plus long show de Malajube à vie”. L’oeuvre complète du groupe sur scène, du premier démo obscur au Grand Gallion. Ouin…

Ayant assisté deux jours auparavant au concert “ROCK” (excellent, vraiment), ce concert spécialement anthologique impliquait, concrètement, une setlist presque identique au premier, à la différence près que les pièces furent jouées dans le même ordre que sur les disques (ce qui annule absolument tout effet de surprise) et qu’on eut droit, en plus de vieilles pièces pas très bonnes que personne ne connaît, à L’amour sous l’eau. Waou. Ça valait 6 mois d’attente et de hype.

Ainsi, je ne peux faire autrement que de m’imaginer que le concept qui avait initialement été planifié (et dont on ne connaîtra forcément jamais le contenu, mais qui aurait assurément été plus original) a planté à la dernière minute, obligeant le groupe à se tourner sur un dix cennes pour offrir un concert “spécial” avec les moyens du bord. C’était pas mauvais. C’était même très bon. Mais c’était juste pas spécial.

À moins que la véritable surprise, c’eut été d’avoir un mosh pit sur Pâte filo

Un autre billet de qualité signé Poulin.