(Si vous vouliez un titre contenant un jeu de mots avec marge, comme « Mange de la marge » ou « La marge à suivre », ben, désolé.)
Lundi, c’était le 20e anniversaire de l’arrivée de CISM sur la bande FM. Pour l’occasion, les gens de la station avaient organisé une bien belle expo photos avec des images du passé et tout.
Ils avaient aussi invité Navet Confit, Carl-Éric Hudon et Lydia Champagne pour nous faire un show unique qui reprenait des pièces marquantes des 20 dernières années à CISM. Et laissez-moi vous dire qu’entendre Carl-Éric chanter Les Vautours ( « tête de mort, tête de mort avec du feu » ) ou Hawaïenne, c’est une expérience assez mémorable. Navet et son Jus de citron aussi.
20 ans de CISM 89.3 FM from UNIVERSITV.TV on Vimeo.
Et les expériences mémorables, c’est ce qui fait que je reste, encore et toujours, à CISM.
On n’a qu’à penser à l’autre événement du début du 20e, le show de Hudon/Placard. En parlant avec Martin Roussy, on a convenu que ce concert-là s’est ramassé tout de suite dans notre top-10 des shows de tous les temps; Relaxe était carrément magique, Hudon qui interprète pour la première fois Douce canaille, tu me manques et Nous étions jeunes en public, la toujours merveilleuse Lanternes chinoises ou l’émouvante Western-country… sans compter les chansons solo-unplugged en rappel (respectivement Ta tête sur mon épaule et Raccourci)… formidable.
Je me souviens encore de mon animation à la « session live » de Karkwa, un peu avant le lancement du Volume du vent. Comment ne pas se sentir incroyablement privilégié de voir un des groupes à l’époque les plus importants de la scène émergente qui te fait un show juste pour toi. Je garderai aussi toujours en mémoire mes entrevues avec Girl Talk (Osheaga 2009) et avec Tao Lin (lancement de Richard Yates). Pour moi, c’étaient de très, très grands moments.
On a beaucoup parlé des talents qui sont sortis de CISM, un peu comme on parle des artistes que CISM a lancés et qui sont devenus mainstream, comme si la carrière des Anne-Marie Withenshaw, Patrice Roy, Marie Plourde et autres était symétrique, ou parallèle, à celle des Trois Accords, de Karkwa ou de Malajube. Cassivi a même parlé des « maladresses des animateurs ». Mais on a peu parlé des grands, grands talents radiophoniues qui sont là, maintenant, et dont l’écoute rigoureuse est, pour moi, essentielle. Je suis honoré de les compter parmi mes collègues, et de pouvoir les considérer comme des amis. Anne Laguë, Claudia Boutin, Mélissa Maya Falkenberg, MC Gilles, Martin Roussy, entre autres, sont selon moi des incontournables majeurs. Il y en a une bonne centaine d’autres, bons animateurs, sur le 89,3. Je ne pourrais pas tous les nommer.
Mais c’est ça, pour moi, CISM. Des moments et des gens inoubliables.
Et d’en faire partie est un privilège incroyable.
(Je suis d’ailleurs tombé sur cet article de 2008 de Party Ben, le fondateur de la scène mashups de San Francisco. Je ne l’avais jamais vu, mais il semble avoir bien aimé la défunte Sur le pouce de Catherine Valois.)
Un autre billet de qualité signé Éric Samson.






