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Billets libellés musique

20 ans de CISM

mar17
2011
3 Commentaires Par Éric Samson

(Si vous vouliez un titre contenant un jeu de mots avec marge, comme « Mange de la marge » ou « La marge à suivre », ben, désolé.)

Lundi, c’était le 20e anniversaire de l’arrivée de CISM sur la bande FM. Pour l’occasion, les gens de la station avaient organisé une bien belle expo photos avec des images du passé et tout.

Ils avaient aussi invité Navet Confit, Carl-Éric Hudon et Lydia Champagne pour nous faire un show unique qui reprenait des pièces marquantes des 20 dernières années à CISM. Et laissez-moi vous dire qu’entendre Carl-Éric chanter Les Vautours ( « tête de mort, tête de mort avec du feu » ) ou Hawaïenne, c’est une expérience assez mémorable. Navet et son Jus de citron aussi.

20 ans de CISM 89.3 FM from UNIVERSITV.TV on Vimeo.

Et les expériences mémorables, c’est ce qui fait que je reste, encore et toujours, à CISM.

On n’a qu’à penser à l’autre événement du début du 20e,  le show de Hudon/Placard. En parlant avec Martin Roussy, on a convenu que ce concert-là s’est ramassé tout de suite dans notre top-10 des shows de tous les temps; Relaxe était carrément magique, Hudon qui interprète pour la première fois Douce canaille, tu me manques et Nous étions jeunes en public, la toujours merveilleuse Lanternes chinoises ou l’émouvante Western-country… sans compter les chansons solo-unplugged en rappel (respectivement Ta tête sur mon épaule et Raccourci)… formidable.

Je me souviens encore de mon animation à la « session live » de Karkwa, un peu avant le lancement du Volume du vent. Comment ne pas se sentir incroyablement privilégié de voir un des groupes à l’époque les plus importants de la scène émergente qui te fait un show juste pour toi. Je garderai aussi toujours en mémoire mes entrevues avec Girl Talk (Osheaga 2009) et avec Tao Lin (lancement de Richard Yates). Pour moi, c’étaient de très, très grands moments.

On a beaucoup parlé des talents qui sont sortis de CISM, un peu comme on parle des artistes que CISM a lancés et qui sont devenus mainstream, comme si la carrière des Anne-Marie Withenshaw, Patrice Roy, Marie Plourde et autres était symétrique, ou parallèle, à celle des Trois Accords, de Karkwa ou de Malajube. Cassivi a même parlé des « maladresses des animateurs ». Mais on a peu parlé des grands, grands talents radiophoniues qui sont là, maintenant, et dont l’écoute rigoureuse est, pour moi, essentielle. Je suis honoré de les compter parmi mes collègues, et de pouvoir les considérer comme des amis. Anne Laguë, Claudia Boutin, Mélissa Maya Falkenberg, MC Gilles, Martin Roussy, entre autres, sont selon moi des incontournables majeurs. Il y en a une bonne centaine d’autres, bons animateurs, sur le 89,3. Je ne pourrais pas tous les nommer.

Mais c’est ça, pour moi, CISM. Des moments et des gens inoubliables.

Et d’en faire partie est un privilège incroyable.

(Je suis d’ailleurs tombé sur cet article de 2008 de Party Ben, le fondateur de la scène mashups de San Francisco. Je ne l’avais jamais vu, mais il semble avoir bien aimé la défunte Sur le pouce de Catherine Valois.)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans cism - Libellé cism, crissement sweet, La Swompe, médias, méta, musique que t'aime, soirée de fête, souvenirs

De Gatineau à LavaLLL

mar15
2011
Laisser un commentaire Par Poulin

Voici une retranscription de l’intégrale de l’entrevue réalisée avec Gatineau pour souligner la sortie de Karaoke King. Pour entendre une partie de l’entretien, il faut écouter la deuxième heure de notre émission de jeudi dernier, accessible en mp3 par ce lien.

M : On est en compagnie de Perceval et de Séba, le noyau de Gatineau — du moins Gatineau au complet sur l’album. Votre nouveau disque s’intitule Karaoké King ; dites-nous ce que vous avez voulu faire avec cet album.

S : On a surtout voulu faire danser le monde, rendre ça joyeux, faire le party, créer la matière première pour des spectacles festifs.

P : Renouer avec nous-mêmes, renouer avec le plaisir, avec le fait de faire de la musique en groupe et remettre la machine en branle. On a quand même été deux ans à pratiquement rien faire ; bon on faisait nos propres affaires chacun de notre côté…

S : Y’a même du monde qui pensaient qu’on n’existait plus… en fait nous autres aussi!

P : Alors c’est ça, on reprend le flambeau et on poursuit nos aventures!

M : Si j’ai bien compris, maintenant, le groupe n’est composé que de vous deux, mais j’imagine qu’en spectacle, vous allez être accompagnés par d’autres gens…?

S : Bin ça a tout le temps été pas mal ça, dès le début on était un duo à la base et on a ajouté des gens avec nous autres. Par exemple Burne Macpherseünde participe beaucoup beaucoup, c’est pratiquement un membre, mais au niveau de la composition, on est les Lennon/McCartney du Québec.

P : C’était comme ça aussi pour le premier disque, c’est juste qu’on y avait laissé plus de place à d’autre gens… Ce disque-ci, c’est Séba et moi qui l’avons fait, y’a Burne qui a fait la batterie et, en quelque sorte, le quatrième membre a été Carl Bastien.

S : CarLLL ! The Magik Doy! The Magik Doy!

P : Cependant, pour la formule live qui va suivre dans les prochains mois, c’est pas nécessairement Carl qui va jouer les claviers, c’est un gars du nom de Martin Lizotte, qui joue avec Hombre et qui a accompagné Daniel Bélanger. C’est un ami — et un fan — de longue date et il fait partie, avec par exemple les membres de Plaster, de notre petite communauté de musiciens. Et peut-être, si on est chanceux, pour les spectacles à grand déploiement, il y aura des voix de demoiselles…

M : Justement, je voulais aborder ce sujet ; il y en avait déjà quelques unes sur le premier album — notamment dans The Christ Is Right –, mais là, sur le nouveau, c’est pratiquement dans une pièce sur deux. J’imagine donc que, pour les spectacles, ça doit être plus difficile au niveau de la logistique…?

P : Bin, c’est sûr que, nous-mêmes, on est capables de chanter, mais pour les spectacles à grand déploiement, on irait vers l’ajout de choristes. En ce qui concerne les shows qui vont venir, ces voix-là vont être « distribuées » à travers tout le groupe, ou sinon la solution qu’on a pour l’instant, c’est l’utilisation de séquences ou du vocoder.

M : Ceux qui ont eu la chance d’écouter votre nouvel album ont assurément remarqué son côté beaucoup plus dansant ; le premier disque était plus jazz, plus rock, avec de la guitare électrique de temps en temps, mais il n’y a plus de guitare sur Karaoké King. Qu’est-ce qui explique ce changement? Ce que vous avez écouté au cours des dernières années?

S : Ouais c’est un peu ça. Moi, j’ai écouté beaucoup de musique dance, beaucoup de radio populaire, de R&B, de hip hop plus conventionnel, j’écoute aussi beaucoup de musique générique en ce moment, alors ma volonté de faire danser les gens vient sûrement de là. Aussi, c’est beaucoup par rapport au spectacle : à chaque fois qu’on arrivait avec les Contes immoraux, les gens trippaient et dansaient, mais on n’arrivait pas à maintenir cette ambiance-là à cause des limites de notre répertoire. En faisant le nouveau disque, on pensait ainsi beaucoup au spectacle, pour lequel il nous manquait certains éléments. Notre but est de mieux permettre au public de participer, d’embarquer dans notre trip en lui permettant de danser. Mais bon, même si la base de la majorité de nos nouvelles chansons est un gros beat dansant, ça ne nous empêche pas de continuer d’expérimenter ; par exemple, avec la chanson « Quelque chose d’urgent nécessite ma présence », tu peux danser dessus mais la bass reste vraiment fucked up.

P : Je ne sais pas si c’est un avis qui est partagé par ceux qui écoutent notre musique, mais je pense que ce disque-là est plus heavy, plus hard que le premier. Il y a une grande énergie violente qui est en quelque sorte intérioriée, mais qui demeure palpable du début à la fin.

S : Si on prend la chanson « Non mais pourquoi tu m’dis tout ça? », elle commence tout doucement, mais y’a quand même une violence qui est comme retenue ; on sent qu’elle pourrait exploser à tout moment, mais elle reste là, latente.

M : Un peu comme « Come Together » des Beatles, que j’ai toujours trouvé très violente mais si, pourtant, musicalement c’est assez « léger ». Y’a comme une énergie qui est là mais qui est difficile à expliquer.

S : Ouais, c’est ça. Tu sais, c’est pas mon groupe préféré et c’est peut-être pas le meilleur exemple, mais la chanson « Tassez-vous de d’là » des Colocs, c’est une chanson super dansante pis festive, tout le monde a dansé là-dessus mais personne a vraiment écouté les paroles, alors quand il s’est suicidé, tout le monde a fait « Oh, il parlait de ça… ». Parlant de violence, y’a plein de gens qui m’ont dit « Ah, y’a pas de MC BrutaLLL sur le disque… », mais une chanson comme « Au natureLLL », c’est la suite de MC BrutaLLL sauf que c’est fait plus doucement. Quand on dit « une main de fer dans un gant de velours », c’est sans doute la meilleure façon de voir le disque ; il y a une violence, mais amenée d’une autre manière, c’est incisif et subtil à la fois.

M : Ça me fait penser à votre rapport à la vulgarité ; dans le premier disque, la vulgarité était souvent pointée du doigt, plusieurs gens disaient « Ah, y’a des tounes que j’aime un peu moins, c’est un peu trash à mon goût… »

P : Ouais, ça nous a pas mal fermé de portes, surtout au Québec…

M : Mais sur le nouvel album, il y en a quand même beaucoup moins ; à la limite, il y a toujours des morceaux comme « Au natureLLL », mais ça demeure moins cru que ce à quoi vous aviez habitué le public.

S : Ouais bin c’est parce que ça sert à rien un moment donné de parler d’affaires trash juste pour parler d’affaires trash. Tsé, on peut faire une toune et dire le mot « plotte », mais c’est super facile et un peu plate ; c’est pas mal plus difficile de l’évoquer sans nécessairement le mentionner aussi clairement. En ce qui concerne le personnage de MC BrutaLLL, en p’tites bobettes avec une cagoule, y’a eu des moments comme aux Francofolies où je voyais passer des parents avec leurs petits enfants qui passaient et je me disais «Ah man, pourquoi je suis de même, pourquoi je fais ça? ». Faut dire que, dans ma vie personnelle, il y a pas mal d’affaires que j’ai réglées, pas mal de démons dont je me suis débarrassé, alors je suis plus pacifique, plus calme qu’avant. Ce n’est donc plus vraiment quelque chose qui m’intéresse ; avant j’utilisais la musique pour canaliser et évacuer la violence qu’il y avait en moi, mais je n’ai plus besoin de faire des chansons comme ça.

M : Faut dire aussi que lors de la sortie du premier album, c’était pas mal dans l’air du temps avec des groupes comme Omnikrom qui avaient pas mal de succès sur la scène rap québécoise. Mais bon, depuis, les choses ont quand même pas mal évolué.

S : Aussi, quand on commençait, si on était arrivés vraiment soft, peut-être que ça aurait moins attiré l’attention des gens, mais quand tu jappes après le monde, ça engendre une réaction plus forte. Prends par exemple un groupe comme Duchess Says ; ils sont vraiment intenses, ils jappent après le monde et ça a rapidement attiré l’attention.

P : Faut dire que Duchess Says c’est quand même un peu extrême, mais c’est en quelque sorte leur marque de commerce. Nous, on a cet élément-là dans notre musique, mais on essaie d’offrir quelque chose de plus diversifié ; tu parlais par exemple de l’influence du jazz, de la profondeur des textes… On voulait s’assurer que le groupe ne se limite pas qu’à l’image projetée par BrutaLLL, même si on ne l’évacue pas complètement. L’idée était d’essayer des nouvelles choses : on avait déjà parlé de craques de seins, alors pourquoi ne pas essayer de simplement parler d’amour?

É : Cet album a été construit en quelque sorte en vase clos…

S : À LavaLLL!

É : En double vase clos alors… Est-ce que c’est ce qui explique l’absence d’apport extérieur, de collaborateurs? C’est quand même quelque chose d’assez rare en rap, notamment au Québec, où y’a toujours un featuring ou deux qui viennent s’ajouter (par exemple Gisèle sur le premier disque).

P : Je pense que c’est davantage une question de manque de temps. En pré-prod on a monté une trentaine de chansons, on a fait le best-of, y’avait des chansons dans ce best-of qui n’étaient pas tout à fait terminées, alors le temps de tout mettre ça en branle, de trouver en quelque sorte le quatrième membre, on a dû faire des choix basés sur l’efficacité. Et de toute façon, dans la dizaine de chansons retenues, il n’y en avait pas une qui sous-entendait l’apport potentiel de quelqu’un d’autre, aucune à propos de laquelle on se disait « Hey on devrait laisser un trou pour un featuring »…

S : Ça aurait été simplement un featuring pour avoir un featuring, pour être vu avec quelqu’un sur ton disque… En général c’est quelque chose qui me gosse, y’a par exemple un certain groupe montréalais dont je ne nommerai pas le nom qui a à peu près un featuring par chanson, alors quand tu vas les voir en spectacle, c’est sûr que t’es déçu parce qu’il manque tel collaborateur, il manque Curtis Mayfield… ouin j’ai presque nommé le groupe…! Mais bon, c’est quelque chose que je trouve plate. Tu sais, travailler avec Gisèle c’était super cool, ça a donné une de mes chansons préférées de Gatineau, sauf qu’on arrivait en show et il manquait toujours quelque chose, alors on voulait être certains que le public ne serait pas déçu lorsqu’il viendrait assister aux spectacles. Et aussi, je pense qu’on essayait de montrer qu’on était capables de faire un disque qui serait vraiment « à nous deux », même si y’a vraiment beaucoup de gens avec qui on aimerait éventuellement collaborer.

P : Ça va venir, ça, en fait, parce qu’on a quand même des visées sur certaines collabos. Tsé on aimerait ça travailler avec Katerine, avec les National Parks… Pour l’instant, les invités ont surtout été au niveau musical ; du côté des voix, y’a eu Marie-Christine Depestre et Dawn Cumberbatch qui font des backvocals. Ce n’est peut-être pas eux qui ont composé les paroles de ce qu’elles chantent, mais elles ont quand même contribué de manière musicale au travail.

S : On est toujours à l’écoute de la chanson : au début j’arrive avec mon texte avec mon attitude « je suis un poète, je suis dont bon », mais si telle ou telle affaire ne fonctionne pas, j’ai pas de problème à ce qu’on l’enlève. Même chose si telle ligne de bass ne marche pas : on l’enlève. On a toujours fonctionné comme ça, en laissant l’ego de côté pour que la chanson fonctionne le mieux possible. Y’a jamais eu de chicane du genre « Ouin bin moi mon riff de bass est vraiment écœurant pis j’vais le mettre pareil ». Par exemple, la chanson « Au natureLLL » : à la base, le texte durait 7 minutes, mais on a coupé pis on a coupé et je comprends que c’est la chose à faire pour que le produit fini soit de meilleure qualité.

M : Au niveau des concerts, qu’est-ce qui s’en vient?

P : Le lancement, avec prestation, est le 16 mars et ça se passe à la Taverne Normand sur Mont-Royal au coin de Chambord.

S : Chambord, Chambord et Linso…

P : Sinon, il y a des dates de festivals de confirmées mais qui ne sont pas encore sorties dans les médias. Mais après le lancement, le premier show de confirmé sera à Terrebonne.

S : Je viens de Terrebonne et j’ai vraiment trop hâte!

É : Parlant de Terrebonne, avec notamment l’arrivée de Scène 1425, est-ce que vous avez l’impression que la scène locale est en train de s’exporter dans les « régions» , de se décentraliser?

S : Oui, c’est parfait comme ça, c’est ce que je disais avec mon blogue sur la « scène bocal » en 2006 ou 2007, il faut sortir de cette vieille dynamique. Tu peux être vraiment populaire quand tu joues au Quai des brumes ou au Divan orange, mais tu traverses le pont et y’a personne qui sait t’es qui à Longueuil même si t’es big à 15 coins de rues. C’est ça qui est bien avec Scène 1425, qui prennent l’espèce d’esprit du Plateau et l’emmènent partout en région. Je pense aussi qu’on fait de la musique, ça va avoir l’air con, pour le monde en région ; moi je trippe là-dessus, j’écoute CKOI et je trouve ça important de pouvoir s’exporter en région et de communiquer avec les gens qui s’y trouvent. On voudrait en quelque sorte représenter Laval et Terrebonne et arrêter d’être un band de Montréal, ce qui finit par m’énerver parce que la scène est trop centrée sur elle-même.

M : Séba, Perceval, merci pour votre temps et bonne chance avec votre excellent album!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans cism, entrevue, La Swompe, Poulin - Libellé entrevue, Gatineau, Laval, Perceval, Poulin, Seba

Vie et mort du Rock/Alternatif

fév23
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

Les années ’90 ont marqué la naissance, l’explosion et l’implosion d’un genre musical qui n’existe plus aujourd’hui que sous la forme, de plus en plus désuète, de panneaux de plastique chez les disquaires: le Rock/Alternatif.

Rock/Alternative

N'est-ce pas? (Photo oerendhard1 sur Flickr)

Évidemment, il est facile de prédire un destin similaire à la nomenclature « indie-rock »: le terme est au moins aussi galvaudé que l’était « alternatif » dans les années ’90, et ne veut déjà plus dire grand chose. Il est aussi facile de tomber dans une nostalgie béate de l’ère où Bush avait un X et où Alanis Morissette n’avait pas encore joué Dieu dans un film de Kevin Smith.

Une telle nostalgie serait absurde, évidemment: dès qu’on frappe la trentaine, on est obligé, par la loi, de se rappeler les doux moments où on venait juste d’avoir seize ans, le monde s’ouvrait à nous comme une huître, et Champagne Supernova venait de sortir. (Ouais madame, le single de Champagne Supernova est sorti la journée même de mon seizième anniversaire.) Et de se dire que c’était l’bon temps, pareil. Hum. Newsflash: ce n’est pas parce que t’as fumé ton premier joint en écoutant Sublime et Blind Melon qu’ils sont aussi importants dans la grande histoire musicale de la civilisation occidentale.

Cela dit, la nostalgie de la trame sonore de notre adolescence et de notre entrée à l’âge adulte est tout à fait normale; on appelle ça l’effet CHOM. Mais elle est aussi absolument fausse.

Personnellement, mon groupe préféré des nineties est et restera toujours Oasis. Pourtant, j’ai été un late adopter de britpop, et de musique rock en général: mon éducation musicale a débuté pour vrai en 1994. Auparavant, mon environnement sonore était composé à 95% de musique classique (incluant toutes ses déclinaisons, genre « baroque » et tout le reste). J’ai évidemment eu quelques brefs moments où j’étais « de mon temps », comme quand j’ai reçu, pour ma fête, ma première cassette (Hysteria de Def Leppard), ou quand j’ai acheté Girl you know it’s true de Milli Vanilli, mais en gros, on peut dire que je n’écoutais rien qui datait d’après 1800-quelques.

Et c’est là que Pink Floyd sont venus en show à Montréal, et que je me suis ramassé, suite à une étrange insistance de ma part et à une non moins étrange inconscience de la part de Maman Samson, dans un troisième balcon au Stade Olympique, le 23 mai 1994.

Mind: blown, évidemment. Un kid de 14 ans (qui en paraît 12), qui n’a à peu près rien écouté de plus récent que Vivaldi, se ramasse devant Shine On You Crazy Diamond. Tsé.

On peut dire que c’est là que j’ai compris quelque chose.

J’ai alors commencé à me faire une genre de culture musicale, à retardement. Surtout par le biais de concerts, en fait. Les Stones en décembre de la même année, puis une pléthore d’autres. C’était la folie.

Mais je n’étais pas encore rendu au point où j’écoutais vraiment la musique « actuelle ». Je n’ai, encore à ce jour, jamais possédé Dookie, par exemple.

Arrivé au cégep, quelque part à l’automne 1996, une amie m’a prêté (What’s the Story) Morning Glory.

Illumination.

Oasis

Oasis, le 2e band le plus asshole au monde, après Limp Bizkit. (Photo Andrew Macpherson sur oasisinet.com)

J’ai couru au Sam the record man sur Ste-Catherine pour m’acheter Definitely Maybe, que j’ai usé à la corde, puis j’ai acheté tous les singles d’Oasis qu’ils avaient, et j’ai fait commander les autres. Je voulais tout avoir.

C’est via Oasis que j’ai découvert tout le reste. C’est versus Oasis que j’ai découvert Blur, c’est par une insulte de Noel que j’ai découvert (et détesté très rapidement) Radiohead, bref: c’est eux qui ont été le fil d’Ariane de mon late-blooming univers sonore.

C’est eux qui m’ont vraiment fait aimer la musique.

Pas étonnant, alors, que mon cerveau les place en trame sonore de mes meilleurs moments, dans mes souvenirs.

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que vient tout juste de se conclure, sur l’essentiel A/V Club de The Onion, la passionnante série d’articles relatant la saga de la musique alternative, de 1990 à 1999: Whatever Happened to Alternative Nation? En dix billets (un par année) Steven Hyden raconte, d’un ton mémorable de justesse et d’observations subjectives et personnelles, l’histoire de l’alternatif, des débuts enthousiastes de Lollapalooza au monstrueux Woodstock ’99.

Et son anecdote d’Oasis à elle seule vaut le détour. C’est en 1997 que ça se passe, si vous y tenez.

Non seulement Hyden a écrit dix articles fascinants, mais il les a ponctués de vidéos qui vous replongeront dans vos souvenirs et qui vous rappelleront ce que vous écoutiez (ou pas) dans le temps, avant d’aller pawner vos vieux CD pour vous acheter un six-pack et d’oublier à tout jamais l’existence de Liz Phair.

Ou de Moist.

Allez lire ça. Vous m’en direz des nouvelles.

 

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé culture, intelligence, internet, journalisme, musique que t'aime, souvenirs

Le Village des Valaire

fév18
2011
1 Commentaire Par Éric Samson

C’est ainsi qu’est dorénavant baptisée la table de merch de Misteur Valaire. Il faut dire que ça a pas mal changé, du temps où on pouvait à peine acheter autre chose que des g-strings et des copies de Friterday Night. Des vestes, des vinyles, à peu près vingt-huit t-shirts différents, des macarons, enweille.

(À noter que le jeu de mots avait déjà été fait par l’ineffable et visionnaire Joel Martel, dans le Voir Saguenay, en 2008. À noter aussi qu’il clôt son article avec la mention: « À voir si vous aimez Plaster, The Chemical Brothers et St Germain ». Les temps changent.)

Misteur Valaire à la Nuit Blanche 2008

MV à la Nuit Blanche 2008. Ça change, pareil, hein. On est peu de choses. (Photo moi-même)

C’est bien normal. Misteur Valaire ont grandi et grossi, et, en trois ans, sont devenus résolument overground.

Quand on parle de MV, on parle toujours de leur stratégie marketing. Donner sa musique, connecter avec les fans, donner des choses pour les attirer au concert, là où la vraie piasse est faite.

Mais ça, ça marche seulement parce que la qualité est au rendez-vous. Grand déploiement, grosse mise en scène, costumes, effets spéciaux, lasers, la totale. Comme on dit, une grosse, grosse machine.

Ce n’est pas la première fois que je voyais ce show-là, mais il y avait hier quelque chose, je sais trop comment dire, de plus live qu’avant; si je n’avais pas une conscience aiguë du temps qui passe, inexorablement (ça fait ça, vieillir), j’aurais pensé que le show était moins rodé. Imparfait. Quelques petits accrocs techniques, des notes un peu ratées ici et là… mais aussi quelques moments où l’énergie de la scène rendait les choses plus intenses, des instants où, pour utiliser le bon vieux cliché, la magie opérait. Comme si ladite grosse machine MV s’était arrêtée un peu, et qu’on avait davantage profité du moment pour se laisser aller et avoir du fun.

Ça faisait du bien.

Parce que des fois, quand la mise en scène prend le dessus, on peut avoir l’impression de voir des animatronics refaire pour la millième fois un setlist toujours identique.

J’ai un peu l’impression que Valaire s’est laissé déstabiliser, hier soir. Et je préfère de loin une trompette qui manque deux ou trois notes, à un concert sur le pilote automatique.

Mais mon vrai plaisir, je l’ai eu avant et après le concert. Beatmarket en ouverture ont été très forts, mais c’est à l’afteur-party officiel (quel excellent concept, d’ailleurs) que les choses ont vraiment bougé.

PomPe tes PiPes

De gauche à droite, respectivement: PomPe, tes, et PiPes. J'imagine. (photo Igloofest)

Je n’avais jamais vu PomPe tes PiPes (c’est comme ça que ça s’écrit, avec des gros P). Bien que j’écoute pas mal d’électro, je ne suis jamais allé au Piknic (ni à l’Igloofest) et j’admets être complètement perdu devant la nomenclature et les sous-genres qui florissent sous la bannière « musique électronique ». Je ne peux donc pas vous dire si c’était du post-acid ou du jazzcore, hier, mais en tous cas, c’était bon en viarge.

N’étant que très peu versé dans la scène électro montréalaise, je n’ai reconnu que Funky Falz, parce que je l’ai déjà vu être DJ dans des partys (via mmdm) et qu’il fait des mixtapes pour 33mag. Sinon, les noms des autres membres du trio (Archibald Singleton et Tony the Tiger) ne m’étaient pas totalement inconnus, pour les avoir vu passer probablement 300 fois sur divers flyers, communiqués ou annonces de Piknic, soirées électro un peu partout, Salon Officiel etc.

Mais je ne les avais jamais vus, ni entendus. (J’ai découvert depuis quelques trucs d’eux flottant sur internet, entre autres grâce au merveilleux Soundcould du Piknic Elektronik.)

(PomPe tes PiPes à Bande à part, quelque part en 2010.)

Dorénavant, c’est clair que je vais porter plus attention, en tous cas. Parce que des bons DJ, il y en a quand même plusieurs, à Montréal. Mais des DJ qui sont capables, à trois ou quatre reprises pendant une soirée, de te faire dire « AH OUAIN BIEN JOUÉ » et « niiiiiiiiice shiiiiiiiiit » à toi-même, y’en a pas tant. J’ai même passé à ça de lever mon poing dans les airs. Tsé.

Moments forts, ceux dont je me souviens, du moins: Jolene à un moment complètement inattendu, le tease de Justice pendant 2 tounes, et un excellent remix de MV.

Prochaine date pour PomPe tes PiPes: la nuit blanche de Bande à part au Métropolis, le 26 février. Après Karma Atchyka, Fred Fortin, le retour de Groovy Aardvark (chuuut c’est un secret), We Are Wolves, Loco Locass et Holy Fuck. Ça, ça veut dire qu’ils vont jouer pas mal tard-tard-tard.

D’ici là, si quelqu’un se porte volontaire pour m’expliquer la différence entre du French Touch, du minimalist-elctrocrunk et du detroit-tech-house, ou si quelqu’un peut bien me dire de quel courant PTP s’inspire, histoire de m’aider dans ma quête de connaissances sur le merveilleux monde de l’électro, vous savez où me joindre.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé concert, DJ, musique que t'aime, nightlife, nuit blanche, plaisirs, show, spectacle

Vrac de fin d’année

déc29
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Je ne vous apprends rien, c’est le temps des rétrospectives.

Comme à chaque année depuis 2007, DJ Earworm nous offre son mashup des 25 chansons qui ont été au top du palmarès pop du Billboard. Toujours réalisé avec grande maîtrise. C’est comme une version intéressante du « montage de l’année » de CKOI.

Si vous voulez vous rappeler les bons et moins bons coups de 2007, 2008 et 2009, vous n’avez qu’à vous faire aller la souris par là.

Tant qu’à parler de tops, on m’a demandé de faire partie du GRBM (Grand Recueil de Bonne Musique), qui paraît depuis 2004, en collaboration avec 33mag. Si vous voulez vous insurger de mon grave manque de goût, c’est par ici que ça se passe. Je vous suggère aussi de prendre le temps de lire les tops des 49 autres participants, vous risquez de faire de belles découvertes.

Si vous devez faire pas mal de route pour aller dans/revenir de vos partys, vous serez peut-être heureux de voir que CBC Radio 3 (le cousin anglo de Bande à part, si on veut) a lancé une série de podcasts/mixtapes préparés par des DJs d’ici. Le premier épisode, réalisé par les Small Town DJs de Calgary, n’est pas piqué des vers. La tracklist est folle.

Et puisqu’on l’aime toujours autant, (et que des fois ça prend plus que soixante-quelques minutes pour se rendre quelque part), ce serait très mal d’omettre le mixtape que Lunice a réalisé pour Safewalls, un projet du Cirque du Soleil. Le site a des fois de la misère à télécharger, mais ça en vaut grandement la peine, ne serait-ce que pour le remix de Ej savais pas mieux de Radio Radio que notre crunker montréalais nous sert vers la toute fin. D’ailleurs, je sais pas pourquoi il y a si peu de remixes de Radio Radio, me semble, ça vaudrait la peine, non?

En tous cas. Get to it, DJs montréalais.

Y’a aussi la classique émission des tops de CISM que vous avez peut-être manquée. Si c’est le cas, voici votre occasion d’écouter les deux tops-50 (franco et anglo/instru) de La Marge, featuring plein de vos animateurs favoris.

Mais pas moi. J’étais blessé.

Je vais mieux, là, merci.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
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Jazz mon bus (Le transport en commun c’est mieux pour l’environnement)

déc21
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

On n’est pas des grands fans de jazz à La Swompe (on laisse ça à l’émission juste avant nous). Par contre, on a un faible pour Lunice, qui est clairement le DJ de crunk officiel de ma vie.

Lunice

On l'aime tant.

Alors je suis resté bête un peu quand j’ai vu que sa dernière collaboration avec les rappers The Jealous Guys s’appelait Bus Stop Jazz.

Je l’ai quand même downloadée, parce qu’un mp3 gratis écrit Lunice dessus, on passe pas à côté de ça.

Turns out que la toune est FOLLE. Jazzy et folle. Si vous cherchiez un moyen d’intégrer du Lunice dans votre playlist de souper de Noël en famille, voilà une chose de réglée.

Et vu que la fin décembre c’est la saison du partage, mes jolies, je vous gâte.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Lunice & The Jealous Guys – Bus Stop Jazz

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé gratis, mp3, musique que t'aime, on veut ton bien, plaisir, Samson

Les cadeaux continuent: Édition Owen Pallett

déc18
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Qu’on aime ou pas Owen Pallett (ou son attitude en concert, engueulant des soundmen comme à Osheaga cet été), on ne peut certainement pas lui reprocher d’être inactif.

Juste en 2010 il a sorti un album (en nomination au Polaris) et deux EP en plus de faire des tournées un peu partout sous son nom et avec Arcade Fire.

Et maintenant, juste avant Noël, il nous donne un beau EP avec des raretés, des démos des covers et autres trucs variés.

C’est sur son Soundcloud et c’est gratis, alors on en profite juste ici.
Owen Pallett – Export [Demo EP] by Owen Pallett

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé mp3, nouveautés musicales, Samson

Palmaswompe 2010

déc16
2010
Laisser un commentaire Par Poulin

Après avoir bu nos paroles comme de puissants élixirs de plaisir, voici — tel que promis — nos tops individuels, dont vous avez pu entendre le fruit du coït.

Palmathieu:

Top-10 Anglo:

  1. Sleigh Bells – Treats
  2. Arcade Fire – The Suburbs
  3. Misteur Valaire – Golden Bombay
  4. The Black Keys – Brothers
  5. Chromeo – Business Casual
  6. Random Recipe – Fold It! Mold It!
  7. Matt & Kim – Sidewalks
  8. Die Antwoord – $O$
  9. Wavves – King of the Beach
  10. The Morning Benders – Big Echo

Top-10 Franco:

  1. Radio Radio – Belmundo Regal
  2. Karkwa – Les chemins de verre
  3. Panache – Panache
  4. Dany Placard – Placard
  5. Sunny Duval – Sein noir, sein blanc
  6. Jimmy Hunt – Jimmy Hunt
  7. Katerine – Philippe Katerine
  8. Esker Mica – Infanterie fantôme EP
  9. Chantal Archambault – La romance des couteaux
  10. L’Ours – Les cent clochers

Palméric:

Top-10 anglo:

  1. Arcade Fire – The Suburbs
  2. Misteur Valaire – Golden Bombay
  3. Kanye West – My Beautiful Dark Twisted Fantasy
  4. Black Keys – Brothers
  5. Wolf Parade – Expo 86
  6. Poirier – Running High
  7. Girl Talk – All Day
  8. Chromeo – Business Casual
  9. Die Antwoord – $O$
  10. Random Recipe – Fold It! Mold It!

Top-10 franco

  1. Radio Radio – Belmundo Regal
  2. Panache – Panache
  3. Dany Placard – Placard
  4. Sunny Duval – Sein noir, sein blanc
  5. Malajube – Contrôle
  6. Katerine – Philippe Katerine
  7. Tekitek – Mes pelures sont plus belles que vos fruits
  8. Vulgaires Machins – Requiem pour les sourds

Positions 9 et 10: Mention honorable aux excellents singles de cette année. On leur réserve d’ailleurs une place de choix dans notre émission de fin d’année… Restez donc à l’affût le 30 décembre!

Palmaswompe officiel

Pour récapituler, était composé de:

Top Anglo:

12. Wavves – King Of The Beach
11. Matt & Kim – Block After Block
10­. Girl Talk – Get It Get It
9. Die Antwoord – Enter The Ninja
8. Random Recipe – A Moment With The Last Dinosaur
7. Wolf Parade – What did my lover say? (Always had to go this way)
6. Chromeo – I’m Not Contagious
5. Kanye West – Power
4. The Black Teys – Tighten Up
3. Sleigh Bells – Crown On The Ground
2. Misteur Valaire – Sweet Charlemagne
1. Arcade Fire – Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)

Top Franco:

12. Chantal Archambault – Poêle à bois
11. Grosse Distorsion – John Lennon
10. Esker Mica – Coutellerie
9. Tekitek – Go Go Go (To The Disco)
8. Katerine – La Banane
7. Jimmy Hunt – Everything Crash
6. Malajube – Hochelaga
5. Sunny Duval – Rousse dans mon lit
4. Karkwa – Le Pyromane
3. Placard – Lisa
2. Panache – Taureau
1. Radio Radio – 9-Piece Luggage Set

Woo!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans La Swompe - Libellé émission, cism, La Swompe, mp3, plaisir, radio, swompe

Team Swompe Swompe Supa DeeJay Extravaganza Sound System Qualité Fantaisie

mai01
2010
1 Commentaire Par Poulin

Vous vous demandez quoi faire ce soir? Passez nous voir à L’Abrevoir (403 Ontario Est, coin St-Denis) où nous sévirons toute la soirée en notre qualité de dj’s!

De 21h à 3h, DJ Zukri et DJ Gentil voleront en effet à la rescousse de la veuve, de l’orphelin et du mélomane festif, et ce par pur altruisme.

It’s a rendez-vous!

Un autre billet de qualité signé Poulin.
Classé dans nightlife, optimisme démesuré, party - Libellé décadence, DJ, plaisir, soirée de fête

Interpol ouvre la lumière

avr29
2010
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Interpol

On peut télécharger une gratuite chanson d’Interpol si on clique gentiment et doucement ici.

Et qu’on est patients. Le site a ben ben de la misère à tenir le coup.

Mais ça s’appelle Lights et ça promet.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé mp3, Samson

Émission du 19 mars 2009

mar19
2009
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Célébrons en joie l’anniversaire de Mathieu Poulin avec une autre émission remplie de bonheur et de culture. 

Intro
The Dead Weather – Hang You From The Heavens
Nous Non Plus – Fantôme dur
Black Diamond Bay – Mother’s Arms
The Dears – This Is A Broadcast (sélection de l’invité)
Entrevue: Mathieu reçoit Stéphane Ranger
Ratatat – Bustelo (sélection de l’invité)
The Avalanches – Since I Left You (sélection de l’invité)
Entrevue: Mathieu reçoit Stéphane Ranger, deuxième partie
Queens of the Stone Age – Go With The Flow (sélection de l’invité)
La Patère rose – La marelle
Funeral Party – Carwars
Swan Lake – Paper Lace
Grosse Distorsion – Cléo
Lucien Midnight – Major Tom

Pubs

Gliss – Morning Light
Indochine – Play Boy
Éric: Obama, la bédé dont vous pouvez feuilleter un extrait en ligne.
Malajube – Luna
Orchestrol Parade – Hatchback
Yann Perreau – Beau comme on s’aime
Julie Doiron – Je le savais
Carl-Éric Hudon – Oh! Les garçons et les filles de mon âge, mon amour.
Éric: Miroir Noir, le dévédé
Barton Fink – Paranormal Mechanism
Dan Deacon – Paddling Ghost
Moodini – Tonka Party
Movèzerbe – Papier
Bengee – Rich The Rich
Outro
La reprise de la semaine: Casiotone For The Painfully Alone (with Concern) – Streets Of Philadelphia

Comme d’habitude, si vous voulez vous abonner au podcast de la Swompe, vous avez l’option iTunes ou autre programme, ou vous pouvez tout simplement télécharger le mp3 de CISM.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé Barack Obama, cinéma, concert, film en super8 artsy et tellement 2009 comme esthétique, internet, littérature, mp3, Poulin, radio, Samson

Émission du 5 mars 2009

mar05
2009
Laisser un commentaire Par Éric Samson

Le Kindle 2 - source: http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200902/33504_une-kindle2-amazon.jpg

Du neuvième art, un roman avec un chiffre, un livre électronique et de la poésie zen. Tout ça, accompagné d’une véritable avalanche de nouveautés musicales.

Intro
Hot Hot Heat – Running Out Of Time
Winter Gloves – Factories
The Takeover UK  - Don’t Wait Up
Sally Paradise – Gruger des os ostentatoires
Éric: I Saw You…, collectif (dont voici le blogue)
Esker Mica – La peur du froid
Band de garage – Dérapage
Malajube – 333
Handsome Furs – (It’s Not Me, It’s You)
Karkwa – Vertige
Mathieu: Roman 41 de Monique le Maner
Les Patates Impossibles – Dramatique
Otarie – Mon mal de tête
Brun Citron – Hygiénique Eugénie
Les Dorothée – Vide-moi
Propagandhi – Dear Coach’s Corner

Pubs

Omnikrom – Brille brille pour vous
Payz Play – Pantins
Lady Sovereign – Guitar
Éric: Le Kindle 2 d’Amazon
Le Nom – Boy Toy With No Joy
Les Goules – Fétiche
King Bochek – Je t’aime
Mathieu: Festival de poésie zen de Montréal
Depeche Mode – Wrong
Metric – Help I’m Alive
Pine Tarts – Étoile
Arvida Crew – Rap burlesque
The Prodigy – The Omen
The Qemists feat. Mike Patton – Lost Weekend
Outro
La reprise de la semaine: NoFX – I’m The One

Comme d’habitude, si vous voulez vous abonner au podcast de la Swompe, vous avez l’option iTunes ou autre programme, ou vous pouvez tout simplement télécharger le mp3 de CISM. 

Bientôt, vous pourrez podcaster les émissions intégrales directement d’ici… restez à l’affût!

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans cism, La Swompe, mp3 - Libellé cism, critique, internet, La Swompe, littérature, mp3, Poulin, Samson

Émission du 19 février 2008

fév19
2009
1 Commentaire Par Éric Samson

Une entrevue, trois topos éclatants et de la musique comme on l’aime. 

Vraiment, vous êtes gâtés. 

Intro
Arcade Fire – Lenin
Malajube – Casablanca
Placebo – You Don’t Care About Us
On a créé un monstre – Dorval
Mathieu: Che de Soderbergh
Monsieur Z – El Che
Brigitte c’est la révolution – Carapace Gringo
Matt and Kim –  Good Ol Fashion Nightmare
Marie-Pier Arthur – Pourquoi
M. Ward – Epistemology
Mathieu: Tu es Julie, de Francois-Xavier Liagre
Les Trois Accords – Tout nu sur la plage
Bonjour Brumaire – Ste-Catherine
Asobi Seksu – Transparence
Odd Nosdam – Fly Mode

Pubs

Les Breastfeeders – J’pourrais pas vivre avec toi
The Von Bondies – Pale Bride
Les Incendiaires – Vendredi 13
Éric: Entrevue avec Les Appendices (1)
Gatineau – The Christ Is Right
Les Robots de la rime – Je suis le code routier
Éric: Entrevue avec Les Appendices (2)
Charly Greane – Magnifiques
TTC – Travailler (Orgasmic Remix)
Karlit et Kabok – Le Party
Éric: The Enchantress of Florence, de Salman Rushdie
Oxmo Puccino – Tiroir-caisse
Sa Majesté Lintrus – Trop d’swag
Kill Memory Crash – Hit + Run
Outro
Reprise de la semaine: Franz Ferdinand – Call Me

Comme d’habitude, si vous voulez vous abonner au podcast de la Swompe, vous avez l’option iTunes ou autre programme, ou vous pouvez tout simplement télécharger le mp3.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans cism, entrevue, La Swompe, littérature, mp3 - Libellé émission, Che Guevara, cinéma, cism, entrevue, La Swompe, littérature, mp3, plaisir, podcast, radio

Radiohead, parce que faut bien que j’en parle

oct10
2007
3 Commentaires Par Éric Samson

Bon, maintenant l’album est sorti, le modèle fonctionne, les gens ont payé pour, tout va pour le mieux dans le monde de l’industrie musicale.

Mais, faut quand même savoir si le produit est bon.

Et, vous allez être surpris, mais à première écoute, j’le trouve vraiment pas pire.

Ça demeure du (post-)rock un peu (beaucoup) prétentieux. Thom Yorke a ressorti sa voix de fausset (qui m’agace), mais l’album comporte quand même des moments surprenants, par exemple l’excellente House of Cards, où il sonne comme s’il était possédé par l’esprit de Richard Ashcroft (le chanteur de The Verve, pour ceux qui ont déjà oublié Bittersweet Symphony), ou Jigsaw Falling Into Place, avec son petit beat très pop, qui nous flashe en gros néon jaune orange « SINGLE POUR LA RADIO ». (N’oublions pas la batterie sur Reckoner, où on croirait presque entendre un échantillonage de Live Forever d’Oasis.)

C’est rare que je trouve la fin d’un album meilleure que son commencement (sauf quand il est si mauvais que j’ai hâte qu’il finisse), mais ici les quatre dernières tounes sont clairement, à mon avis, les meilleures de l’opus, même si Rolling Stone les trouve trop calmes.

Radiohead – House of Cards (mp3)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans critique, mp3, Samson - Libellé critique, mp3, radiohead, Samson

Pop Montréal, 4 octobre

oct05
2007
Laisser un commentaire Par Éric Samson

4 shows dans la même soirée… Intense.

Bonjour Brumaire, au Divan Orange, ont été fidèles à eux-mêmes. Un peu plus d’énergie que ce qu’on avait vu à Osheaga, mais aussi un set très court; pas plus de 40 minutes. Argélès est toujours aussi bonne, en live ou en disque.

Mahjorbidet ont été retardés par des problèmes de sono et ont commencé leur prestation à minuit et demie, ce qui a donné amplement le temps à ceux qui étaient venus pour voir Magic Weapon (surprenant, d’ailleurs, ce duo – imaginez Death From Above 1979 avec un clavier plutôt qu’une basse, et vous êtes proches) de quitter la place. Nous avons donc eu droit à une « foule » d’une douzaine de personnes, debout devant la scène trop petite pour le groupe: le chanteur et la claviériste étaient installés sur le parterre. Au niveau musical, par contre, rien à redire: les pièces se traduisent très bien sur scène. L’intensité n’était toutefois pas tout à fait au rendez-vous, hier soir. Dommage.

Question intensité, par contre, j’ai été gâté par Bionic, au Petit Campus. Du gros rock, du gueulage, et un chanteur barbu roux, quoi de mieux pour finir une soirée en beauté. Ça paraît que Jonathon Cummings est une bête de scène.

Je mettrai les photos ici plus tard, mais pour l’instant vous pouvez aller les voir en cliquant ici.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.
Classé dans La Swompe - Libellé concert, photos, pop montréal, show
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