Live de chez nous, il est minuit et demie

10 09 2007

Dans mon empressement pour retourner voir Bloc Party, je me rends compte que je n’ai presque rien dit sur Interpol.

En une phrase: 55 minutes d’Interpol, c’est trop court mais ça torche.

En deux phrases: prenez la phrase précédente et rajoutez “Pour un groupe qui joue des chansons aussi sombres, Turn On the Bright Lights était un titre d’album très juste - j’ai rarement été aussi éclairé de ma vie.”

Je rajouterais peut-être aussi que le groupe est particulièrement habile à transmettre son énergie, malgré la susmentionnée sombritude (sombresse? sombrerie?) des pièces interprétées.

Et en plus, vu qu’ils n’ont joué que 55 minutes, ils ont rattrapé un peu du retard que l’enchaînement des shows sur les deux grandes scènes avait pris depuis que Madame Wainwright a joué une heure et quart, soit quinze minutes de plus que prescrit.

Pour ce qui est de Bloc Party, je dois admettre ma surprise: j’étais sous l’impression que les sonorités ultra-léchées des deux albums du groupe se traduiraient par une prestation aseptisée et peu envoûtante. Oh, que non. Kele Orekere a la foule dans sa poche. Banquet a même presque réussi à me faire bouger, c’est pour dire.

J’ai quitté quelques instants le grand espace venteux et de plus en plus frisquet pour aller faire un tour du côté de Plaster.

Meilleure. Idée. De. La. Journée.

J’suis arrivé juste à temps pour Would You?, qui, en langage Café Campus, est ma toune de Plaster. Joie. Une version endiablée, meilleure même que sur l’album. S’en est suivie deux autres pièces dont le nom m’échappe, qui ont réchauffé l’atmosphère au point où j’en suis même venu à me demander pourquoi, au fond, je voulais si fort une veste, tout à l’heure. Énergie, dynamisme, plaisir et exceptionnelle fortitude instrumentale de la part de chaque membre du trio. Pour la dernière pièce, un événement inattendu s’est produit. George Donoso III, mieux connu comme étant “la plus grosse paire de favoris ayant jamais été de chaque côté de la tête d’un drummer des Dears”, est littéralement sauté sur la scène et s’est mis à danser comme un fou, visiblement encouragé par Martin Pellant, mieux connu comme étant “le seul bassiste des Dears qui a aussi réalisé Le Compte Complet pour Malajube”.

J’ai beau chercher le prétexte, je ne le trouve pas. Il n’avait ab-so-lu-ment rien à faire là, sinon que d’être tout un spectacle à voir se trémousser pendant que les gars de Plaster se donnent pour leur dernière pièce, qui s’étire et dure et dure jusqu’au point où M. Donoso III* s’effondre sur scène, visiblement au bord de l’épuisement.

J’ai quitté à regret la (terrible) scène Sirius pour retourner à Bloc Party, qui étaient encore en feu. De ce que j’ai vu, une très solide prestation, donc. Je dirais même que c’est un groupe à voir en spectacle plutôt qu’à écouter sur disque - il y a une différence évidente, qui tient de l’essense même du rock. Là où les notes sont détachées, claires et précises sur disque, la version live prend un tournant un tant soit peu moins clean - je n’irais pas jusqu’à dire “plus sale”, mais bon, vous voyez le topo. Plus énergique, plus sentie. Voilà.

Triste retour en métro que ce fut. Quelle journée.

*: Il semble y tenir, au III - il est là partout, dans tous les livrets et sur tous les albums. Je m’en voudrais de le lui enlever.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 22h

9 09 2007

Les derniers accords d’Interpol flottent encore dans les airs que Bloc Party a déjà pris la scène. Je ne suis pas un fan fini de la troupe de Kelly Kele Orekere (est-ce vraiment comme ça qu’on l’écrit, son nom?) mais ils sont plutôt bons, malgré encore une fois quelques problèmes de sono sur la scène de gauche. J’sais pas trop pourquoi, mais c’est pas la scène chanceuse.

Il fait de plus en plus froid sur le site et je regrette de plus en plus que les jolies vestes Osheaga aient été sold out avant que je me décide à en acheter une. Surtout que payer $3,25 pour un café “latté” fait à la machine, je trouve ça moyen.

Bon, je retourne à Bloc Party.

(Édition: j’ai corrigé l’orthographe du nom du dude.)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 21h

9 09 2007

J’attends patiemment que Gotan Project finisse, malgré le fait que le show d’Interpol avait dû commencer il y a une demi-heure. 011 ont été bien bons, malgré quelques petites lacunes au niveau présence sur scène. Il est toujours bien divertissant de voir des gens complètement blasés jouer du clavier.

You Say Party! We Say Die!, assez  cool et très énergiques. Dommage que j’aie dû les quitter pour 011, au fond.

Bon. Interpol commence. À l’instant. Je vous quitte. Turn on the bright lights.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 19h40

9 09 2007

Je me rends compte à l’instant que j’ai oublié de vous parler de Pascale Picard.

En fait, je me rends compte à l’instant que je n’ai pas grand chose à vous dire sur Pascale Picard, sinon que son mashup de Portishead avec Sweet Child o’Mine de Guns ‘n’ Roses a été plutôt pénible. Le reste semblait pas si mal, mais beaucoup moins digne d’une grande scène que le show de Pawa Up First, qui souffrait dramatiquement de l’exiguïté du Salon des Arts, pas seulement parce que c’était fucking plein, mais aussi parce que le son était mal réparti: j’ai dû quitter deux chansons après l’arrivée du MC, son micro étant tellement fort que mes oreilles en grichent encore. Par contre, quelle joie musicale, avant ça.

Les Arctic Monkeys ont eux aussi assuré, malgré la défaillance là aussi de leur sonorisation. Relativement près de la scène, la basse était si forte qu’on n’entendait qu’elle et qu’un des deux guitaristes semblait avoir acheté sa pédale d’overdrive chez Radio Shack. Plus en retrait, près de la (fabuleuse) tente CISM, le son était bien meilleur, si bien que je me suis résigné à ne pas voir les jolis minois des simiens nordiques pour plutôt les entendre correctement.

Macy Gray est en train, j’espère, de finir son show. Ça n’avait vraiment pas d’affaire ici, ça. Au festival de Jazz, ça aurait été un événement à ne pas manquer - à un festival “émergent”, finir un set avec I Try, mon doux, pitié.

011 s’en vient, j’ai bien hâte, par contre je devrai quitter pour aller voir You Say Party! We Say Die! après un tout petit quart d’heure… Enfin. Telle est la dure vie d’un journaliste culturel.

Ce que je ne ferais pas pour vous, chers lecteurs.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 18h

9 09 2007

Après un petit tour à la tente CISM (où c’est toujours la fête, thanks Coors Light), Bonjour Brumaire a été séduisant de son rock à la Malajube-de-bonne-famille - ça sonne péjoratif mais ça ne l’est pas du tout, au contraire. J’ai bien hâte de les revoir, eux.

Retardé pour me rendre au show de Pony Up! par un fan de Head, je n’y ai vu que les deux dernières pièces dont la très-savoureuse (exquise!) The Truth About Cats And Dogs (Is That They Die), qui fut un moment de pur bonheur.

Sam Roberts finit à l’instant son set (Brother Down, son premier hit, réverbère encore) et les Arctic Monkeys s’en viennent. Il y a un grand dilemme entre aller voir les singes du Nord et Miracle Fortress, mais comme MF viennent du coin, je m’attends à pouvoir les revoir d’ici peu - les Singes, de leur verte Albion ne sortent point si fréquemment.

Ensuite ce sera la cavalcade MIA-Gotan Project-Interpol-You Say Party! We Say Die!-Bloc Party-Pawa Up First-Plaster. Je sais pas trop comment je vais gérer ça.

On se reparle bientôt, peut-être. Les kids au café internet qui chattent sur MSN plutôt que de regarder les shows, ça m’ennuie. Moi, au moins, je fais quelque chose de sérieux: je blogue.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 16h

9 09 2007

La tente CISM attire les foules, avec la promesse de gagner une compil avec un simple lancer de darts.

Bien située, elle nous permet de se satisfaire l’ouïe avec les shows des deux scènes principales tout en promotant à fond la caisse la seule radio écoutable de Montréal.

Je reviens à l’instant du show de Krief (Patrick de son prénom, mieux connu comme guitariste des Dears, dont j’ai parlé un brin il y a quelques temps ici-même), qui a impressionné avec ses solos de guitare interminables mais bien punchés. Son album sera, assurément, mon prochain achat. George Donoso III, son comparse batteur des Dears, l’accompagnait ici aussi à la batterie et la chimie opérait comme toujours. Superbe. Dommage que la scène Sirius soit la pire scène du monde.

Ce matin, nous avons eu droit aux prestations des Brand New Heavies, qui ont été surprenants avec leur funk à la Jamiroquai - je serai le premier à admettre que je ne suis pas particulièrement familier avec eux, mais il me semblait qu’ils était bien plus acid-jazz que funky… Enfin. Leurs solos de saxophone dérivant en riffs de Crazy In Love de Beyoncé ont attiré l’oreille de plusieurs hipsters qui se sont retenus à trois mains pour ne pas se mettre à bouncer, et leur reprise de Seven Nation Army a été elle aussi très réussie.

We Are Scientists sonnent comme tout ce qui se fait en indie rock depuis quelques années, soit exactement comme les Arctic Monkeys. Qu’à cela ne tienne, c’est bon pareil.

Si le café internet veut bien de moi, je vous reviendrai un peu plus tard avec d’autres impressions en direct. Malheureusement pour ma technogeekness, mon cellulaire refuse de me laisser poster des messages directement ici, alors je dépend entièrement de la bonne volonté du “café internet” Dumoulin.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Osheaga nous attend

9 09 2007

Si vous êtes à Osheaga aujourd’hui (dimanche), bravo.

Osheaga vu de la Swompe

Vous pourrez venir nous saluer à la tente/gazebo/endroit de plaisir CISM, car La Swompe se doit de rendre à César ce qui lui appartient et faire un brin de PR pour la station qui non seulement nous permet d’aller voir les Arctic Monkeys, Interpol et Bloc Party (pour moi) et Gotan Project et autres Miracle Fortress (pour Poulin, quel homme indie) su’l bras, mais qui nous offre à chaque semaine la possibilité de vous divertir, cher public.

J’y serai, pour ma part, dès 13h et jusqu’à 14h30 (au moins), et Mathieu sera de la partie de 17h à 17h30 puis de 19h à 20h30. Venez nous saluer, vous repartirez peut-être avec un joli t-shirt CISM et une jolie compil, où les 23 tounes sont toutes meilleures les unes que les autres.

Pour ceux qui sont déçus de ne pas voir les deux swompeux en même temps, rassurez-vous. Il y a de grandes chances que nous passions un peu plus de temps que prévu à promoter CISM, alors vous n’avez qu’à passer à quelques reprises devant le stand de la station et vous finirez bien par nous voir.

EDIT: Si la technologie le permet, je vous enverrai au cours de la journée des micro-topos avec mes impressions à chaud. Je sais pas trop ce que ça va donner vu d’ici, alors vous excuserez le désordre si tout tombe en ruines - ça sera arrangé après la fin des shows, à mon retour à un vrai ordi.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Mise à jour

18 05 2007

J’ai mis à jour le billet sur Osheaga avec le premier mp3 leaké de Zeitgeist, le nouveau Smashing Pumpkins, Tarantula. Gâtez-vous, les jeunes.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Osheaga prend de l’ampleur

17 05 2007

Poulin a beau être sceptique, je commence à trouver Osheaga 2007 pas mal intéressant, avec l’ajout de plusieurs nouvelles prestations au début de la semaine.

Osheaga vu de la Swompe

Évidemment, ce n’est pas tout le monde qui connaît Amy Winehouse ou Au Revoir Simone… alors, pour tous ceux qui se demandent à quoi s’attendre, et si ça vaut leur $150, voici le guide absolument pas officiel de ce que vous pourrez voir, lors de la deuxième fin de semaine de septembre.

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Un autre billet de qualité signé Éric Samson.