Pop Montréal, 4 octobre

5 10 2007

4 shows dans la même soirée… Intense.

Bonjour Brumaire, au Divan Orange, ont été fidèles à eux-mêmes. Un peu plus d’énergie que ce qu’on avait vu à Osheaga, mais aussi un set très court; pas plus de 40 minutes. Argélès est toujours aussi bonne, en live ou en disque.

Mahjorbidet ont été retardés par des problèmes de sono et ont commencé leur prestation à minuit et demie, ce qui a donné amplement le temps à ceux qui étaient venus pour voir Magic Weapon (surprenant, d’ailleurs, ce duo - imaginez Death From Above 1979 avec un clavier plutôt qu’une basse, et vous êtes proches) de quitter la place. Nous avons donc eu droit à une “foule” d’une douzaine de personnes, debout devant la scène trop petite pour le groupe: le chanteur et la claviériste étaient installés sur le parterre. Au niveau musical, par contre, rien à redire: les pièces se traduisent très bien sur scène. L’intensité n’était toutefois pas tout à fait au rendez-vous, hier soir. Dommage.

Question intensité, par contre, j’ai été gâté par Bionic, au Petit Campus. Du gros rock, du gueulage, et un chanteur barbu roux, quoi de mieux pour finir une soirée en beauté. Ça paraît que Jonathon Cummings est une bête de scène.

Je mettrai les photos ici plus tard, mais pour l’instant vous pouvez aller les voir en cliquant ici.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live de chez nous, il est minuit et demie

10 09 2007

Dans mon empressement pour retourner voir Bloc Party, je me rends compte que je n’ai presque rien dit sur Interpol.

En une phrase: 55 minutes d’Interpol, c’est trop court mais ça torche.

En deux phrases: prenez la phrase précédente et rajoutez “Pour un groupe qui joue des chansons aussi sombres, Turn On the Bright Lights était un titre d’album très juste - j’ai rarement été aussi éclairé de ma vie.”

Je rajouterais peut-être aussi que le groupe est particulièrement habile à transmettre son énergie, malgré la susmentionnée sombritude (sombresse? sombrerie?) des pièces interprétées.

Et en plus, vu qu’ils n’ont joué que 55 minutes, ils ont rattrapé un peu du retard que l’enchaînement des shows sur les deux grandes scènes avait pris depuis que Madame Wainwright a joué une heure et quart, soit quinze minutes de plus que prescrit.

Pour ce qui est de Bloc Party, je dois admettre ma surprise: j’étais sous l’impression que les sonorités ultra-léchées des deux albums du groupe se traduiraient par une prestation aseptisée et peu envoûtante. Oh, que non. Kele Orekere a la foule dans sa poche. Banquet a même presque réussi à me faire bouger, c’est pour dire.

J’ai quitté quelques instants le grand espace venteux et de plus en plus frisquet pour aller faire un tour du côté de Plaster.

Meilleure. Idée. De. La. Journée.

J’suis arrivé juste à temps pour Would You?, qui, en langage Café Campus, est ma toune de Plaster. Joie. Une version endiablée, meilleure même que sur l’album. S’en est suivie deux autres pièces dont le nom m’échappe, qui ont réchauffé l’atmosphère au point où j’en suis même venu à me demander pourquoi, au fond, je voulais si fort une veste, tout à l’heure. Énergie, dynamisme, plaisir et exceptionnelle fortitude instrumentale de la part de chaque membre du trio. Pour la dernière pièce, un événement inattendu s’est produit. George Donoso III, mieux connu comme étant “la plus grosse paire de favoris ayant jamais été de chaque côté de la tête d’un drummer des Dears”, est littéralement sauté sur la scène et s’est mis à danser comme un fou, visiblement encouragé par Martin Pellant, mieux connu comme étant “le seul bassiste des Dears qui a aussi réalisé Le Compte Complet pour Malajube”.

J’ai beau chercher le prétexte, je ne le trouve pas. Il n’avait ab-so-lu-ment rien à faire là, sinon que d’être tout un spectacle à voir se trémousser pendant que les gars de Plaster se donnent pour leur dernière pièce, qui s’étire et dure et dure jusqu’au point où M. Donoso III* s’effondre sur scène, visiblement au bord de l’épuisement.

J’ai quitté à regret la (terrible) scène Sirius pour retourner à Bloc Party, qui étaient encore en feu. De ce que j’ai vu, une très solide prestation, donc. Je dirais même que c’est un groupe à voir en spectacle plutôt qu’à écouter sur disque - il y a une différence évidente, qui tient de l’essense même du rock. Là où les notes sont détachées, claires et précises sur disque, la version live prend un tournant un tant soit peu moins clean - je n’irais pas jusqu’à dire “plus sale”, mais bon, vous voyez le topo. Plus énergique, plus sentie. Voilà.

Triste retour en métro que ce fut. Quelle journée.

*: Il semble y tenir, au III - il est là partout, dans tous les livrets et sur tous les albums. Je m’en voudrais de le lui enlever.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 22h

9 09 2007

Les derniers accords d’Interpol flottent encore dans les airs que Bloc Party a déjà pris la scène. Je ne suis pas un fan fini de la troupe de Kelly Kele Orekere (est-ce vraiment comme ça qu’on l’écrit, son nom?) mais ils sont plutôt bons, malgré encore une fois quelques problèmes de sono sur la scène de gauche. J’sais pas trop pourquoi, mais c’est pas la scène chanceuse.

Il fait de plus en plus froid sur le site et je regrette de plus en plus que les jolies vestes Osheaga aient été sold out avant que je me décide à en acheter une. Surtout que payer $3,25 pour un café “latté” fait à la machine, je trouve ça moyen.

Bon, je retourne à Bloc Party.

(Édition: j’ai corrigé l’orthographe du nom du dude.)

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 21h

9 09 2007

J’attends patiemment que Gotan Project finisse, malgré le fait que le show d’Interpol avait dû commencer il y a une demi-heure. 011 ont été bien bons, malgré quelques petites lacunes au niveau présence sur scène. Il est toujours bien divertissant de voir des gens complètement blasés jouer du clavier.

You Say Party! We Say Die!, assez  cool et très énergiques. Dommage que j’aie dû les quitter pour 011, au fond.

Bon. Interpol commence. À l’instant. Je vous quitte. Turn on the bright lights.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.


Live d’Osheaga, il est 19h40

9 09 2007

Je me rends compte à l’instant que j’ai oublié de vous parler de Pascale Picard.

En fait, je me rends compte à l’instant que je n’ai pas grand chose à vous dire sur Pascale Picard, sinon que son mashup de Portishead avec Sweet Child o’Mine de Guns ‘n’ Roses a été plutôt pénible. Le reste semblait pas si mal, mais beaucoup moins digne d’une grande scène que le show de Pawa Up First, qui souffrait dramatiquement de l’exiguïté du Salon des Arts, pas seulement parce que c’était fucking plein, mais aussi parce que le son était mal réparti: j’ai dû quitter deux chansons après l’arrivée du MC, son micro étant tellement fort que mes oreilles en grichent encore. Par contre, quelle joie musicale, avant ça.

Les Arctic Monkeys ont eux aussi assuré, malgré la défaillance là aussi de leur sonorisation. Relativement près de la scène, la basse était si forte qu’on n’entendait qu’elle et qu’un des deux guitaristes semblait avoir acheté sa pédale d’overdrive chez Radio Shack. Plus en retrait, près de la (fabuleuse) tente CISM, le son était bien meilleur, si bien que je me suis résigné à ne pas voir les jolis minois des simiens nordiques pour plutôt les entendre correctement.

Macy Gray est en train, j’espère, de finir son show. Ça n’avait vraiment pas d’affaire ici, ça. Au festival de Jazz, ça aurait été un événement à ne pas manquer - à un festival “émergent”, finir un set avec I Try, mon doux, pitié.

011 s’en vient, j’ai bien hâte, par contre je devrai quitter pour aller voir You Say Party! We Say Die! après un tout petit quart d’heure… Enfin. Telle est la dure vie d’un journaliste culturel.

Ce que je ne ferais pas pour vous, chers lecteurs.

Un autre billet de qualité signé Éric Samson.