Perez Hilton, le blogueur de potins le plus connu et détesté par les stars (un SEPT millions de hits par jour!) a le pouvoir de faire et défaire des carrières.
Bon, il paraît qu’il s’est quand même passé des choses pendant que tout Montréal était sur le parc Jean-Drapeau à écouter de la zizique.
On parlera des Gémeaux et des VMA plus tard - je veux simplement dire un petit quelque chose sur les Emmy.
C’est la grande fête de la télé américaine. Comme les Gémeaux, mais avec plus de crédibilité. Ou moins, ça dépend à qui on parle. Mais il y a eu un petit peu de magie aux Emmy samedi soir.
Mesdames et messieurs, vous ne devinerez jamais ce qui a gagné le prix des meilleures musique et paroles originales de l’année.
Ben oui. Ça faisait longtemps que vous l’aviez pas vu, hein?
Existent des signes qui ne mentent pas. Des preuves irréfutables de l’étalement effréné d’un empire. Des manifestations d’une mauvaise foi camouflant une admiration secrète pour le travail d’autrui. Pour notre travail.
La swompe grandit, embrassant de ses tentacules visqueuses des sphères que nous croyions, encore récemment, inaccessibles.
Mercredi soir dernier, à 18:48 pour être plus précis, la division culturelle du Téléjournal de Radio-Canada — télévision d’état et référence en matière d’information, devons-nous le rappeler — faisait suivre sa très suave entrevue avec Grégory Charles de quelques topos express, parmi lesquels quelques secondes relatant la décision de l’UNEQ de faire parvenir, à l’image de l’entreprise de Yann Martel, des livres à notre Très Honorable fédéral. À l’affût de toute initiative visant à culturer Stephen, je dressai l’oreille, la paupière, puis le sourcil. Car il n’y eut rapidement plus aucun doute: j’avais été sans trop m’en rendre compte à la fois le témoin et, ô paradoxe!, la victime d’un rapt.
Les habitués du marécage seront évidemment, tout comme je le fus, bien surpris de voir repris à la SRC un concept graphique ayant déjà fait ses preuves ici, à savoir rajouter dans la paume prima-ministérielle un ouvrage de littérature. La swompe, de par son format blogue, conservant dûement ses archives, la preuve de paternité intellectuelle est facile à faire, incriminant du coup les retoucheurs d’images de la société d’état d’espionnage (ou de dépendance à la swompe) et de vol intellectuel. De plagiat.
À Radio-Canada: vous ne respectez pas mes “droits”, je ne vois donc pas pourquoi je devrais me retenir de “youtuber” le topo problématique. Mais cette logique appliquée du “oeil pour oeil” n’apaise pas mon courroux, puisqu’elle ne me permet que de faire la démonstration de l’affront. Justice doit maintenant être faite.
J’exige donc, au nom de La Swompe Enr., qu’un topo du Téléjournal 18h soit, d’ici deux mois, consacré à notre empire web grandissant.
Si vous filez pour une broue en fin d’après-midi, je vous conseille d’aller virer au Théâtre Plaza (coin Beaubien / St-Hubert) pour le 5@7 de première de Bronco VS Bronco, le troisième volet de la série de courts-métrages de Renaud Gauthier. Toujours dans une esthétique très 70’s, l’inspecteur indien Bronco Ramanath fera cette fois face à un “génie électronique du mal qui finance ses opérations en trafiquant de la drogue dans une arcade”. Et vu la qualité des deux premiers films, on peut s’attendre à un nouvel incontournable du court-métrage québécois.
Die Hard 4 sort dans une semaine, alors je vous greille d’une petite vidéo relatant les exploits passés de John McClane sur une mélodie évoquant le lyrisme musical d’un Andrew W.K. Mais si le groupe derrière la chanson semble bien excité par rapport à la sortie imminente du quatrième volet de la série, plusieurs indices et critiques laissent présager une déception, si ce n’est que par l’absence de l’épique “Yippie-ki yay motherfucker”… car oui, le film sera classé PG-13 plutôt que R. On ne peut qu’être désarmés devant cette décision des studios: pas de sang ni de gros mots dans un Die Hard, c’est comme évacuer toute l’ambiguïté sexuelle entre Sam et Frodo dans Lord oh the Rings. C’est inconcevable.
Après Hard Eight, Boogie Nights, Magnolia et Punch-Drunk Love, PT Anderson nous offre There Will Be Blood, dans lequel Daniel Day Lewis est à la recherche de pétrole dans le Texas du début du XXe. La bande-annonce n’est pas des plus, disons, explosives, mais tout le talent derrière ce film laisse présager un incontournable de la saison d’automne.
On raconte même qu’une partie du film s’articulera autour d’un gisement de grenouilles. Ça reste à confirmer.
Et parce que je réalise que j’ai jamais posté ici la bande-annonce du prochain Wong Kar Wai…)
Voilà un communiqué de presse bien surprenant, annonçant une soirée l’étant tout autant.
Sex. Drugs. Rock n’ Roll. Opéra. Collectif d’opéra Liederwölfe présente SCANDALe
Montréal – 29 mai 2007 - Le collectif de musique classique Liederwölfe continuera à briser les barrières en faisant tout un scandale dimanche le 17 juin. SCANDALe, un opéra-cabaret d’airs, d’ensembles et de lieder, aura lieu au Divan Orange à partir de 20h30.
Liederwölfe – bien plus qu’un concert
Avec le spectacle SCANDALe, ce collectif vocal met en scène des histoires musicales bien rock n’ roll de compositeurs tels que Mozart, Schubert, Strauss et Mahler. Invités spéciaux, ainsi que jeux de boissons sur thèmes d’opéras sont au programme de ce cabaret-opéra intéractif. Lire la suite »
Un dessinateur des rues, c’est quelqu’un qui s’arrête, qui se pose, qui prend son temps. Peu de gens font ça dans Paris ? Qui s’arrête ? Les vieux pour reprendre leur souffle. Les clochards qui n’ont nulle part où aller. Du coup, on parle avec les vieux et les clochards.(…) Le dessinateur des rues tient beaucoup du vieux. Il vit courbé. Il regarde avidement. Il s’intéresse à des menus faits. Il consigne tout. Il mesure son geste. Il « prend l’air », comme on dit, chouette expression. Et surtout, il s’arrête.
Je viens de terminer le Pavé de Paris, du bédéiste Emmanuel Guibert. C’est bien la première fois qu’un pavé me reste autant de temps dans les mains et dans les yeux. La persistance rétinienne, c’est génial pour ça. Oh, ce n’est pas qu’il soit révolutionnaire, situationniste ou crypto-marxiste, Emmanuel Guibert. Mais justement, ses yeux se posent simplement sur les choses, les gens, les instants et presque les odeurs. Les petites électricités et les grosses maussaderies des boulevards et des recoins de Paris.
Le Pavé porte bien son nom : il est bien lourd, bien carré, quelques centaines de pages ramassées qui se tournent très vite. On y trouve des desseins, au crayon, à l’encre de chine, des peintures, des lavis, des visages fatigués, des silhouettes ondulées, des trottoirs sales, des pièces vides à travers des fenêtres béantes, des petits vieux, des grands jeunes et un pigeon mort. Et au milieu, des textes sans prétention (ou si peu), de courtes descriptions pas chiantes, des anecdotes comme ramassées par terre. On ne sait plus trop si on lit, si on regarde, si on feuillette, si on mate, si finalement on n’est pas en train de battre le pavé sans but.
Rien de folklorique, de faussement contemplatif, de profondément socio-politique. Juste quelques images et quelques mots comme il faut là où il faut. Si le Pavé est un peu rebelle, c’est peut-être parce qu’il lance un gros MERDE aux cartes postales. Et qu’il fracasse les vitrines scintillantes du Paris de paillettes. Lire la suite »
On vous a, cette semaine, fait tourner du Datarock, ce groupe norvégien qui donne à nos oreilles ce sentiment d’épanouissement tant recherché. Notre choix de pièce s’est arrêté du Fa-Fa-Fa, durée et mixabilité (avec 011) obligeant… La décision fut cependant originalement hardue, Computer Camp Love nous paraissant aussi séduisante, surtout avec son ambiance un peu glauque et ses surprenants relents de brillantine. Voici donc le clip, car c’est indéniablement un hit.
L’on m’informe d’ailleurs à l’instant qu’ils se produiront à La Tulipe ce dimanche. Ça peut être intéressant, mais moi, j’ai pu d’argent.
Vilain Poulin… je vous l’avais promis jeudi dernier lors de l’émission, mais ça m’était complètement sorti de la tête. Voici donc une jolie collection de vidéos de jongleurs qui s’insultent, se défient et font démonstration de leurs skills avec des quilles et des balles. Vraiment, le fan de Vince McMahon et de lutte professionnelle qui sommeille en moi jubile.
Je commence avec mon favori — Olga et Vova Galchenko qui intimident leurs adversaires avant une compétition de la WJF (World Juggling Federation) — et je poursuis après en tentant de conserver une certaine chrono-logique.
Ça fait un bout qu’on se dit que ça serait swell que ça se fasse, et bien aujourd’hui on apprend que ça va se faire: la trame sonore des Invincibles sera en magasin le 5 juin. La musique de Kim Bingham (ex-Me Mom & Morgentaler) — que ce soit ses compositions originales comme la chanson thème de la série (récemment envoyée aux radios montréalaises) ou ses nombreuses reprises (Where is my mind, Cry cry cry, I wanna be sedated, etc.) — sera effectivement enfin endisquée par Warner Musique. On y retrouvera aussi 3 chansons de Skydome, le groupe fictif de Rémi.
Vous pouvez entendre la version longue de The Heroes Take sur le myspace de Kim Bingham.
En attendant, remémorons-nous un émouvant moment de la série.
Si vous êtes le moindrement familier avec Kino, il est fort à parier que vous ayez déjà pu suivre les aventures de Esbark, le sympathique robot autour duquel évoluent bon nombre des films de Simon Lacroix (l’un des gars derrière Total Crap, aussi en vedette dans quelques films de la série Tom et ses chums). Sa toute dernière oeuvre, Esbark sur la planète des chips magiques, était notamment en compétition lors du tout dernier SPASM Science-Fiction, qui avait lieu ce week-end au Club Soda. Dernier métro obligeant, nous n’avons pas eu le temps de traverser au Café Cléopâtre pour voir le couronnement des films gagnants, mais nous pouvons certainement avancer qu’Esbark s’est mérité bon nombre de votes du public. Pour vous familiariser avec cet univers féérique, nous vous offrons ici Esbark sur la planète des pas rapports, dans lequel notre robot favori doit faire équipe avec Jon Bon Jovi pour venir à bout d’une armée de gars vêtus du chandails de loups.
En ce qui concerne le festival SPASM en général, soulignons la qualité de certains films: Cheap (Eddie69), Terreur au 3918 (Mathieu Fontaine), OMGWTFBBQ (Sébastien Cormier), Gratien Tremblay (Patrick Boivin, Francis Lauzon) et le délicieux L’étoile noire (Steeve Léonard). Notons aussi que personne à la Swompe ne comprend le phénomène Zordax, ce dernier nous paraissant d’une vacuité troublante. Cela dit, SPASM demeure la recette du bonheur.
Vous pouvez vous procurer le DVD Esbark et la saga de la planète de la bière en contactant directement Simon Lacroix (simon.lacroix@videotron.ca) ; les différents DVD de SPASM sont quant à eux disponibles au Vidéo Beaubien, en face du métro du même nom.
On avait pu en voir un extrait, maintenant on l’a au complet.
Heureusement que Youtube existe, parce que le câble se rend pas ici. Et puis c’est tant mieux, on n’a ainsi pas à se taper le VJ emo. Et pour le reste, y’a toujours ça.
La Swompe -- dans sa version virtuelle -- est un blogue d'actualités culturelles québécoises. On s'intéresse à l'indépendant, à l'original, au cabotin.
Mais on sent quand même le Muskol.
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